Politiques de pèlerinage. Du XVIIe siècle à nos jours
Chantre Luc ; Hollander Paul d' ; Grévy Jérôme
PU RENNES
21,00 €
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EAN :9782753533301
Compostelle, La Mecque, Lourdes, Jérusalem, les pèlerinages connaissent un regain inattendu en ce début de XXIe siècle. Les raisons de ce succès ne manquent pas : volonté de rompre avec un quotidien pesant, essor des voyages, souci de retrouver des traditions, recherche d'une symbiose avec la nature, fonction identitaire de la religion, etc. Le pèlerinage a beau être vécu souvent comme un acte individuel, il s'agit incontestablement d'un phénomène de société. C'est pourquoi, jadis comme aujourd'hui, les pouvoirs publics ont très souvent mis en oeuvre une " politique du pèlerinage ". Il s'agit non seulement d'assurer l'ordre public, mais également de capter au profit des autorités civiles les foules pèlerines, voire les détourner de leur objectif spirituel initial. Plus récemment, les partis et mouvements politiques de masse instituèrent des pèlerinages non religieux, à la fois actes identitaires et manifestations de force. Dans la continuité de travaux portant sur les couleurs, les emblèmes et les symboles de la politique, des historiens se sont retrouvés à l'occasion d'un colloque international et pluridisciplinaire pour explorer les différentes modalités de la politisation des pèlerinages. Prenant pour objet des lieux et des moments variés, ils en ont décrypté le sens politique, implicite ou explicite. Ces études du langage non verbal de la politique mettent en évidence l'importance des gestes et des attitudes, des objets et des monuments. L'ascèse du chemin, le dépassement de soi, les rites de participation, l'héroïsme du but tant convoité et enfin atteint, tout ne conduit-il pas à faire du pèlerinage une métaphore du combat politique ?
Nombre de pages
380
Date de parution
28/08/2014
Poids
600g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782753533301
Titre
Politiques de pèlerinage. Du XVIIe siècle à nos jours
Auteur
Chantre Luc ; Hollander Paul d' ; Grévy Jérôme
Editeur
PU RENNES
Largeur
155
Poids
600
Date de parution
20140828
Nombre de pages
380,00 €
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Pendant toute la période coloniale, la France s'est fortement impliquée dans l'organisation des déplacements et du séjour des pèlerins musulmans de son empire à La Mecque. Les différentes dimensions du hajj - politiques, religieuses, diplomatiques, sanitaires ou encore anthropologiques - y sont abordées selon une double entrée, chronologique et thématique, à travers toute une série de documents inédits. Les récits de voyage côtoient les rapports sanitaires, et les témoignages de pèlerins font écho aux dépêches diplomatiques et autres reportages inédits.
Quels sont les usages politiques et diplomatiques des productions et des pratiques culturelles au sein du vaste territoire et de l’époque allant de l’Égypte de Méhémet Ali au Maroc contemporain ? Fondées sur des exemples précis qui touchent à différents domaines (beaux arts, musique, cinéma, cursus scolaires, pratiques archéologiques...) et à différents espaces (Turquie, Émirats arabes unis, Palestine, Algérie, Tunisie), l’ouvrage éclaire les réalités et les enjeux d’actions culturelles nationales (avec une attention particulière sur la France) et internationales (Ligue arabe) généralement présentées aujourd’hui comme des formes de soft power. Au-delà des effets d’affiche parfois trompeurs, il s’agit, avec le recul du temps et une certaine distance d’observation, de rendre compte des diplomaties dites culturelles ou d’influence prises entre des logiques structurelles et la capacité effective de mise en mouvement des acteurs. Avec le soutien deNantes Université
Blanc Guillaume ; Blum Françoise ; Chantre Luc ; C
LA référence pour le sujet d'Histoire contemporaine de l'agrégation d'Histoire Tout ce dont l'étudiant a besoin pour le sujet 2023-2024 d'Histoire contemporaine de l'agrégation externe d'Histoire. Comme tous les Clefs-concours, l'ouvrage est structuré en trois parties : - Repères : le contexte historique - Thèmes : comprendre les enjeux du programme - Outils : pour retrouver rapidement une définition, une date, un personnage, une référence
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
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