Les marges du christianisme - sectes, dissidences,esoterisme
Chantin Jean-Pierre
BEAUCHESNE
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EAN :9780701014186
Sectes ? Vous avez dit " sectes " ? Voilà un dictionnaire qui devrait vous montrer l'étonnante diversité des situations que cache ce mot, tout en se contentant de parcourir le monde français des deux derniers siècles. On y rencontre des cas extravagants (du " Christ de Montfavet " au " Petit Bon Dieu des Béguins ") aux côtés de simples catholiques contestataires (de l'ultramontain Lamennais au " moderniste " Loisy et, à l'opposé, au très conservateur Mgr Lefebvre), des adeptes de l'occulte (Allan Kardec, initiateur du spiritisme en France, ou Nizier Philippe, précurseur de Raspoutine à la cour de Russie), des visionnaires (comme Suzette Labrousse, " prophétesse de la Révolution "), des promoteurs de cultes étrangers dans l'hexagone (Weber pour les Témoins de Jéhovah, Blanchard pour le Moonisme) ou des fondateurs qui ont défrayé la chronique (G. Bourdin et le Mandarom). L'index permet aussi de suivre d'autres pistes (par exemple Luc Jouret et son Temple Solaire) et la riche introduction de s'y retrouver entre ces multiples mouvements... et de faire un point scientifique sur cette notion piège de secte, à laquelle les quarante collaborateurs ont préféré celle de " Marges du Christianisme ". Un outil de travail pour les chercheurs, comme toute la collection à laquelle il appartient, mais aussi pour les médias et tous ceux toujours étonnés par les destinées curieuses de ces hommes en quête d'une vérité spirituelle alternative.
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Date de parution
07/07/2023
Poids
533g
Largeur
159mm
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EAN
9780701014186
Titre
Les marges du christianisme - sectes, dissidences,esoterisme
Auteur
Chantin Jean-Pierre
Editeur
BEAUCHESNE
Largeur
159
Poids
533
Date de parution
20230707
Nombre de pages
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On entend aujourd'hui davantage parler de "sectes" que d'"hérésies". Si ces dernières semblent reléguées aux temps lointains, les "sectes", quant à elles, seraient contemporaines. Or une telle grille de lecture est erronée. Cette étude, privilégiant le cas français mais s'appuyant aussi sur d'autres espaces et d'autres traditions religieuses que le catholicisme, entend proposer un parcours depuis les premiers siècles de notre ère jusqu'à nos jours. On constatera ainsi l'ambiguïté des notions de "secte" et d'"hérésie", ainsi que l'évolution de l'emploi de ces termes. Il s'agit aussi, en miroir, de revenir de manière inédite sur ce qu'est l'orthodoxie en religion. Elle se constitue le plus souvent par la nécessité de se définir face à des contestations qui apparaissent au gré des circonstances sociales, politiques, culturelles ou économiques - mais détient-elle la vérité ?
En 1870, Rome proclame le concile de Vatican I. Des catholiques refusent le dogme de l'infaillibilité pontificale et la juridiction universelle du pape. Ils créent leur Eglise qui existe encore aujourd'hui. C'est le destin de ces réfractaires et d'autres encore qu'éclaire et raconte ce document historique sans précédent. Il ne paraît pas concevable qu'il puisse exister des catholiques sans Rome. Le but de cette étude est de partir à la recherche de ces insatisfaits dans l'histoire religieuse de la France depuis la Révolution. Qui ont été, et qui sont encore, ces croyants qui se disent catholiques mais rechignent à suivre les consignes de la papauté dans une période où celle-ci renforce son pouvoir central ? Leurs parcours peuvent se résumer à trois options : les plus conservateurs regrettent que l'Eglise romaine s'engage dans des concessions faites à la modernité, les plus réformateurs lui font le reproche inverse de ne pas assez répondre aux nouvelles attentes des croyants, enfin, d'autres vont trouver des réponses à leurs inquiétudes dans le recours direct à Dieu. Est-ce qu'une minorité peut revendiquer une orthodoxie et reprocher au pape d'être dans l'erreur ? Voilà l'une des questions qu'avec bien d'autres ce livre affronte. Cette histoire des marges révèle non seulement la distance prise par quelques groupes finalement peu importants, mais encore celle prise par un plus grand nombre de croyants moins visibles qui, forts des mêmes griefs, s'éloignent tout autant, mais sans bruit.
Connaissez-vous "La Famille" ? Vous avez sans doute entendu parler de ce groupe religieux vivant depuis le début du XIXe siècle dans l'est de Paris, en vase clos, dont les membres ne choisissent un conjoint que parmi les huit familles qui le composent. La presse s'en est largement fait l'écho. La question de savoir s'il s'agissait d'une secte s'est alors posée. Ce livre apporte une réponse claire à cette dernière interrogation, mais surtout se plonge dans les origines lointaines de cette communauté, c'est-à-dire le jansénisme et Port-Royal au XVIIe siècle, les miracles et l'attente de la fin des temps. La Famille est finalement un bon exemple de ce qu'est aujourd'hui un groupe religieux fervent, en apparence uni mais bien plus divers qu'il n'y paraît. Jean-Pierre Chantin est docteur en histoire religieuse contemporaine, chercheur associé au Laboratoire de recherche historique Rhône-Alpes (Larhra) et à l'Institut supérieur d'étude des religions et de la laïcité.
Les courants principaux de l'épistémologie : Le scepticisme L'empirismeLe rationalisme L'idéalisme Le réalisme Les notions fondamentales de la critique : La connaissance La vérité La certitude L'évidence L'erreur Les thèses essentielles du réalisme : La sensation La réflexion L'abstraction L'affirmation L'induction
Composé de douze études, le présent ouvrage examine plusieurs aspects méconnus, voire inconnus, de la Réforme ou des Réformes (pour employer le pluriel cher à Lucien Febvre). L'auteur y aborde quelques-unes des figures de proue du XVIè siècle : après celle de Lefevre d'Etaples qu n'a jamais franchi les limites du réformisme, celles de Luther, de Zwingli, de Myconius et de Calvin qui ont marqué de leur empreinte un certain nombre de familles confessionnelles. Dans leur diversité, ces Réformateurs ont été animés d'une préoccupation commune. Ils se sont efforcés d'interpréter la Bible en obéissant à un double impératif : de fidélité envers Dieu, et de responsabilité envers les hommes. Leurs efforts qui n'avaient d'autre but que de réformer l'Eglise et la société n'ont pas eu le résultat qu'ils avaient escompté. Des recherches de Lefevre d'Etaples qui sont évoquées au début de ce livre au pamphlet de Calvin contre Cassander qui y est examiné en finale s'écoule un demi-siècle au cours duquel se désagrège la chrétienté issue du Moyen Age. Ce demi-siècle pèse lourd dans l'histoire de l'Eglise. En 1512, quand Lefèvre publie son Commentaire sur les Epîtres de saint Paul, tous les espoirs de renouveau sont possibles. En 1561, quand Calvin dénonce, au lendemain du Colloque de Poissy, certaines tentatives de rapprochement des chrétiens qui lui paraissent mettre ne péril la cause de l'Evangile, la chrétienté d'Occident est disloquée. Les Réformes ont réussi, certes, mais pour réussir, elles ont dû se faire en dehors de l'Eglise romaine.