Depuis le début des années 1980, la commande publique d'architecture a beaucoup évolué. Pour la première fois, une étude sociologique s'intéresse tant à ces évolutions qu'à leurs conséquences sur la création architecturale et sur la profession d'architecte ; Sont ainsi explorés les formes d'organisation de la maîtrise d'ouvrage, la latitude laissée au bureaucrate pour innover, l'utilisation de l'architecture à des fins de communication, le coût des projets, la répartition de la commande, la division du travail entre acteurs impliqués dans la conception, ainsi que la démographie et la culture professionnelles, l'émergence du post-modernisme, la gestion de la main-d'?uvre des agences et la place des architectes français dans la compétition européenne. L'analyse systématique de résultats de concours et l'observation de jurys éclairent les mécanismes et critères de sélection de l'architecte, et l'action de réseaux qui modifient la concurrence que ces consultations devaient instaurer. L'observation fine du travail des architectes, utilisateurs et administratifs, et l'analyse d'archives révèlent les mécanismes de décision et les aléas qui enveloppent l'histoire des projets architecturaux. La genèse d'un projet exceptionnellement complexe (l'hôpital Georges- Pompidou) est étudiée sur près de vingt ans. Les extraits d'entretiens permettent de donner la parole aux architectes et de montrer comment les agences s'adaptent aux aléas de la commande et à la temporalité chaotique des projets ; par-delà la diversité des positions individuelles, se font jour les ambivalences d'un métier difficile et séduisant : revendication d'autonomie dans le travail et poids des contraintes rencontrées, attachement à une identité d'artiste et technicité des compétences requises, prestige de la profession et faiblesse des rémunérations moyennes. L'architecture est un domaine trop peu exploré par les sociologues et les économistes ; Ce livre constitue une contribution originale à l'analyse socio-économique des professions, de la négociation et de la décision.
Nombre de pages
397
Date de parution
01/11/1998
Poids
530g
Largeur
150mm
Plus d'informations
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EAN
9782130493662
Auteur
Champy Florent
Editeur
PUF
Largeur
150
Date de parution
19981101
Nombre de pages
397,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Injonctions à la performance, contrôle renforcé des coûts, bureaucratisation des contextes de travail: comment ces évolutions affectent-elles la qualité du travail des médecins, des magistrats, des enseignants ou encore des travailleurs sociaux? Les sociologies usuelles des professions relèvent d'un paradigme relativiste leur interdisant de répondre à cette question pourtant cruciale. Par crainte de reprendre à leur compte des points de vue particuliers sur les activités étudiées, ces sociologies insistent en effet unilatéralement sur la diversité des conceptions subjectives du travail qui sont présentes au sein d'une même profession. Mais elles renoncent ainsi à penser des critères objectifs de la qualité du travail professionnel. Un changement de paradigme s'impose pour surmonter les difficultés théoriques et pratiques liées à cette approche.Cet ouvrage répond à cette attente. D'une enquête sur l'architecture, et de développements sur de nombreuses autres professions, émerge un cadre théorique original qui permet de penser simultanément les contraintes normatives inhérentes à une activité, et la diversité des conceptions qui s'y affrontent. Il en résulte un regard neuf sur des aspects de la vie des professions comme les carrières, l'enseignement, la compétition interne, la participation à la production de l'action publique, et bien sûr le travail. Et l'on comprend alors mieux quels processus entravent la recherche de solutions appropriées aux problèmes traités. Ce livre stimulant s'adresse non seulement aux sociologues des professions, mais encore à tous les chercheurs en sciences sociales insatisfaits des apories auxquelles conduit l'opposition, considérée à tort comme indépassable, entre les approches objectiviste et relativiste du monde social. Il intéressera aussi les professionnels désireux de comprendre ce qui rend leur activité vulnérable aux évolutions et aux pressions extérieures.Un regard salutaire sur des activités porteuses d'enjeux collectifs majeurs.
Des menaces venues du management et des marchés pèsent sur l autonomie dans le travail de professions revendiquant un haut niveau de compétence (médecins, juristes, etc.). Or, la sociologie des professions est fortement interpelée par ces évolutions. Jusqu aux années 60, elle s était particulièrement intéressée à ces activités, reprenant souvent sans distance le discours des professionnels sur leurs pratiques. Mais une sociologie plus critique a ensuite mis l accent sur les similitudes avec des métiers moins prestigieux (plombier, infirmière). Ayant accordé peu d attention aux spécificités de certains types de métiers, cette deuxième approche, aujourd hui dominante, est peu armée pour penser les enjeux des évolutions actuelles.Un premier objectif de cet ouvrage consiste à présenter systématiquement les auteurs, les théories, les démarches et les thèmes (carrières, travail, genre, statuts, etc.) constitutifs de ces deux approches successives des professions. Puis l auteur met en évidence l émergence d un troisième regard, qui vise à résoudre les difficultés rencontrées par l approche critique. S aidant des réflexions d Aristote sur les formes d action dans des situations de forte incertitude, il montre à partir de plusieurs exemples comment les pressions productivistes et les tendances à la standardisation et à la bureaucratisation du travail professionnel menacent la place des « pratiques prudentielles » dans nos sociétés.
Approche transversale des règles d'encadrementPREMIÈRE PARTIE : L'appréhension des aides 1 ? Logiques variables et enjeux communs 2 ? L'approche extensive de l'aide d'État 3 ? Approches plus partielles de la notion d'aide aux entreprises DEUXIÈME PARTIE : La mise en ?uvre des aides 1 ? Dérogations à la prohibition des aides d'État 2 ? La mise en ?uvre des aides européennes 3 ? La mise en ?uvre des aides en droit interne TROISIÈME PARTIE : Le contrôle des aides 1 ? Le contrôle de la compatibilité des aides d'État 2 ? Le contrôle des financements européens 3 ? Les contrôles découlant du droit interne 4 ? La régulation internationale des subventions QUATRIÈME PARTIE : La remise en cause des aides 1 ? La suppression des aides 2 ? Le contentieux des aides aux entreprise
Le marché du logement n'est pas un marché comme un autre. L'accès au logement, malgré son statut de droit opposable, est rendu de plus en plus difficile, notamment pour les jeunes générations, du fait de la progression importante des dépenses en logement des ménages. Pour des raisons similaires, l'accession à la propriété des ménages modestes est rendue de plus en plus en complexe. Le logement, premier actif du patrimoine des ménages, est devenu l'un des principaux vecteurs de transmissions intergénérationnelles. Le mal-logement et les situations d'exclusion continuent de progresser en France et la question se pose de la capacité de notre société à enrayer ces phénomènes aux facettes multiples. Les divergences observées entre les différents marchés du logement ont eu pour conséquence la rupture du parcours résidentiel d'un grand nombre de ménages. Apprendre à identifier et à vaincre les crises du logement qui traversent la France devrait constituer l'une des problématiques centrales du débat public pour les prochaines années.
Bachelard Gaston ; Bontems Vincent ; Canguilhem Ge
Pour une révolution permanente de la raisonRecueil d'articles dont la première édition a été publiée en 1972 dans la collection Bibliothèque française contemporaine. L'Engagement rationaliste suit l'intégralité de la trajectoire de Gaston Bachelard. Composé, titré et préfacé par Georges Canguilhem, ce recueil s'ouvre avec un manifeste épistémologique révolutionnaire (« Le surrationalisme ») rédigé en soutien au Front populaire, et s'achève avec l'éloge de Jean Cavaillès, l'ami chef de la Résistance assassiné par les nazis, manifestant ainsi le caractère engagé de l'épistémologie. Cet engagement consiste en premier lieu à suivre la science dans ses progrès : « il faut que le rationaliste soit de son temps, et j'appelle de son temps, du temps scientifique, de la science du temps que nous vivons actuellement ». Un tel rationalisme révise ses connaissances, ses méthodes et jusqu'à ses principes. Il ne lutte pas seulement contre le sens commun, mais aussi contre des normes de scientificité héritées du passé. Cette posture résolument progressiste résonne avec d'autres positions avant-gardistes. La présente édition, présentée et commentée par Vincent Bontems, précise l'origine des textes, restitue leur contexte, et identifie la source des citations et des concepts, afin d'éclairer le sens des engagements de la pensée et de l'existence de Bachelard.
Marx, Engels et nombre de marxistes ont été confrontés à la question nationale. Faut-il défendre la nation ? Sous quelles conditions et dans quel contexte ? Les plus célèbres figures du marxisme (Lénine, Rosa Luxemburg) ont proposé des solutions divergentes voire profondément contradictoires, et suggéré de soutenir certaines causes nationales (notamment celles des peuples opprimés) ou bien au contraire parfois de répudier toute appartenance à un territoire ou une culture. Récemment, la crise de l'Union européenne et l'implosion de plusieurs Etats-nations au Moyen-Orient ont remis sur le devant de la scène les problématiques nationales, que d'aucuns estimaient dépassé à l'heure de la mondialisation et de l'effacement (présumé) des frontières et des espaces nationaux. Ce numéro propose ainsi à la fois de revenir sur les définitions de la nation et du nationalisme proposées par les marxistes mais également sur des enjeux plus contemporains, à travers des études de cas concernant plusieurs continents.