C'est en étudiant la fameuse inscription en démotique, en grec et en hiéroglyphes de la Pierre de Rosette que Champollion a fini par comprendre, comme il le dit dans sa Lettre à Monsieur Dacier " relative à l'alphabet des hiéroglyphes phonétiques des Egyptiens ", que l'écriture de cette langue chamito-sémitique (africaine et orientale) était un mélange de signes phonétiques et d'idéogrammes. Il avait trente-deux ans quand, le 14 septembre 1822, il se précipita dans le bureau de son frère en s'écriant " Je tiens l'affaire " avant de tomber évanoui. Grâce à sa découverte, l'égyptologie allait acquérir un statut scientifique qui, en 1826, permettrait à Champollion d'ouvrir le département d'égyptologie du Louvre. Au retour de son expédition en Egypte en compagnie d'Ippolito Rosellini avec qui il put, entre 1828 et 1829, remonter la vallée du Nil jusqu'à Abou Simbel, il fut nommé professeur au Collège de France. Epuisé, Jean-François Champollion devait mourir prématurément, le 4 mars 1832, à quarante-deux ans. Le couronnement de son ?uvre, " ma carte de visite pour la postérité ", le monument qu'est La grammaire égyptienne ou principes généraux de l'écriture sacrée égyptienne appliquée à la représentation de la langue parlée, ne sera publié que post mortem, à partir de 1836, par les soins de son frère.
Nombre de pages
555
Date de parution
11/12/1997
Poids
886g
Largeur
155mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782742715589
Titre
Grammaire égyptienne
Auteur
Champollion Jean-François
Editeur
ACTES SUD
Largeur
155
Poids
886
Date de parution
19971211
Nombre de pages
555,00 €
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Résumé : Suite logique de la Grammaire égyptienne, le Dictionnaire avait pourtant été commencé après le retour de l'île d'Elbe de Napoléon qui encouragea le jeune Champollion dans son entreprise. Un registre in-quarto de 1818-1819 portait le titre Dictionnaire des hiéroglyphes égyptiens et les signes de ce premier essai étaient presque tous tirés de l'inscription de la fameuse pierre de Rosette. Et cela trois ans avant que son auteur ne découvre, en 1822, le secret des hiéroglyphes. Après cette date le Dictionnaire ne pouvait que s'enrichir, surtout à l'issue du voyage en Egypte en compagnie de l'Italien Rossellini. Parti avec une copie de son manuscrit et aidé par Salvador Cherubini et Lenormand, Champollion ajoutera, tout au long de son périple, de nouveaux signes et de nouveaux exemples. Il mourut prématurément en 1832 alors qu'il achevait la rédaction du Dictionnaire. Le manuscrit composé de feuilles et de cartes fut malencontreusement dispersé et, tout aussi inexplicablement, restitué dans sa presque totalité, en 1840. Pour le publier, malgré ses espoirs, Champollion Figeac, le frère aîné, dut renoncer à la fonte d'un caractère hiéroglyphique et décider que le Dictionnaire serait " autographié, c'est-à-dire entièrement transcrit sur la pierre et imprimé par la presse lithographique ". Ce qui fut fait en 1843 sous le titre Dictionnaire égyptien, en écriture hiéroglyphique, chez Firmin Didot Frères à Paris.
Jean-François Champollion (1790-1832) parvint, en 1822, à trouver la clé de lecture des hiéroglyphes, qu'il résuma en cette formule: "l'écriture hiéroglyphique est une écriture à la fois figurative, symbolique et phonétique, dans un même texte, une même phrase, je dirais presque dans le même mot." Champollion ne fut pas seulement le père de l'égyptologie mais aussi le découvreur de la spiritualité de l'Egypte ancienne; au fil de ses oeuvres, il a écrit des pages fondamentales sur l'art, la symbolique, l'institution pharaonique, les tombes de la Vallée des Rois, l'initiation aux mystères, le fluide primordial, la destinée de l'âme, les divinités égyptiennes, la triade, les animaux sacrés, les caractères symboliques dans l'écriture et sur bien d'autres thèmes encore. Celui qu'on surnommait "l'Egyptien" exprima des intuitions fulgurantes, parfois oubliées; ces idées sont autant de guides pour qui désire comprendre le message fondamental de l'Egypte ancienne. En présentant et en commentant les textes de Champollion, l'égyptologue Christian Jacq ne se contente pas de rendre hommage au génie qui a ouvert les portes de la civilisation pharaonique; il remet surtout en lumière des voies de recherche, fondées à la fois sur la rigueur d'une démarche scientifique et sur l'amour de l'Egypte pharaonique.
Jean-François Champollion dit Champollion le Jeune, né le 23 décembre 1790 à Figeac (Lot) et mort le 4 mars 1832 à Paris, est un égyptologue français. Premier à déchiffrer les hiéroglyphes, Champollion est considéré comme le père de l'égyptologie. Il disait de lui-même : "Je suis tout à l'Egypte, elle est tout pour moi" . Dans ses "Lettres écrites d'Egypte et de Nubie en 1828 et 1829" Jean-François Champollion, l'égyptologue français et découvreur de la Pierre de Rosettes en 1799 nous livre un récit saisissant de ses expéditions scientifiques.
Nicolas Mathieu ouvre pour nous une fenêtre sur le ciel avec ce roman qui n’est constitué que de déclarations d’amour. Son entrelacs de textes composent un hymne à la vie et à ses moments forts. Magnifié par les illustrations d’Aline Zalko.