Le manuel d'enseignement supérieur est un objet peu estimé, qui n'a pas suscité la même attention que ses équivalents destinés à des publics scolaires. Tenu pour une synthèse, voire une vulgarisation, de connaissances élaborées ailleurs, il n'intéresse guère les historiens des sciences ou de l'enseignement. L'ambition de ce dossier est de contribuer par une historicisation rigoureuse à indiquer toute la complexité et le caractère évolutif de ces objets de savoir et de montrer combien leur production a pu donner lieu à des investissements stratégiques, qu'ils soient le fait d'individus isolés, de collectifs dévoués à une cause ou d'un Etat. A travers un large spectre de discipline (droit, psychiatrie, langues étrangères, géographie, économie, etc.) et une diversité de situations nationales (France, Etats-Unis, ex-URSS, Allemagne), il s'agit de faire varier les contextes, les époques et les modalités, afin de dépasser une représentation figée et trop dépendante des formes actuelles de cette production. Les études réunies ici examinent la production, la diffusion, la réception et l'usage de manuels de l'enseignement supérieur, considérés comme une forme spécifique de construction et de diffusion des savoirs. Ce faisant, elles éclairent de manière différente la façon dont les sciences humaines sont codifiées, données à lire et à comprendre, à des moments souvent stratégiques de leur développement. Le dossier entend par là convaincre les historiens des savoirs et des institutions académiques de l'importance d'un genre éditorial dont l'intérêt comme archive n'est pas encore pleinement acquitté ou exploré.
Date de parution
05/12/2016
Poids
532g
Largeur
160mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782859449667
Titre
SCIENCES DE L HOMME EN MANUELS
ISBN
2859449663
Auteur
CHAMBOST
Editeur
PUB SORBONNE
Largeur
160
Poids
532
Date de parution
20161205
Disponibilité
Sur commande en 2-4 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
La Compagnie générale de télégraphie sans fil, ou CSF, est l'ancêtre du groupe Thales. Pionnière de la radio et du radar, avec sa filiale historique, la Société française de radioélectricité (SFR), la période de l'Occupation ne freina pas son expansion. Ce livre raconte comment, sous la tutelle de la société allemande Telefunken, la CSF et la SFR traversèrent les années d'occupation en produisant massivement pour l'armement allemand.
Il est un contraste que le passage du temps ne suffit pas à expliquer entre le souvenir très estompé que nous conservons de Proudhon, réduit à quelques formules tapageuses, et son importance historique. La haine de Marx et du marxisme envers cet esprit assoiffé de liberté, la difficulté de situer une pensée souvent ambiguë, qui a sa part d'ombre, expliquent entre autres cet oubli immérité. Et, pourtant, Proudhon est bien au ceur de l'histoire de la France du XIXe siècle. Son euvre foisonnante qui dénonce les ravages sociaux de la révolution industrielle, annonce les désillusions prévisibles de la Révolution de 1848 et n'hésite pas, enfin, à provoquer la censure impériale pour critiquer la collusion du pouvoir et de la féodalité industrielle, offrant une grille de lecture passionnante de la période. Fondée sur une documentation inédite, cette biographie dessine ainsi le portrait tout en nuances de celui qui reste l'enfant terrible du socialisme (Pierre Leroux). Notes Biographiques : Historienne du droit, maître de conférences à l'université de Paris Descartes, est l'auteur d'une thèse et de nombreux travaux consacrés à la pensée juridique de Pierre-Joseph Proudhon.Lauréate du prix Lucien Febvre 2010 attribué par l'association du livre et des auteurs comtois pour son Proudhon
Étude des diverses formes de compétition politique, des rivalités pour le trône, des luttes pour l'autonomie régionale, expliquées par l'analyse des moyens d'action de l'aristocratie, principal agent des troubles (implantations régionales, réseaux familiaux, solidarités militaires ou liens de service). Le clivage entre militaires et civils est remis en cause, alors que le poids des grands clans régionaux importe davantage : de véritables équipes alternent au pouvoir, les provinces leur restant fidèles tant que la protection impériale compense, aux yeux des populations, le versement de l'impôt.
Automne 1997 : une vingtaine d'historiens médiévistes allemands viennent en France dresser devant leurs collègues français un bilan de leurs recherches depuis trente ans. Un an plus tard, jour pour jour, les médiévistes français leur rendent leur visite pour se livrer en Allemagne au même exercice. Chaque délégation a choisi en toute indépendance les thèmes mis en avant comme étant les plus représentatifs des recherches menées actuellement dans les deux pays. Dans la fresque historiographique qui ouvre chaque partie de ce diptyque, comme dans la présentation des principaux programmes de recherche en cours - sur les structures sociales (l'oral et l'écrit, les rituels et la liturgie, la parenté, la différence des sexes), la culture matérielle (l'archéologie des palais princiers, l'occupation de l'espace, la production et les échanges), les croyances (la religion, la memoria, l'imaginaire), le politique (la royauté, les normes) -, les points de vue qui se découvrent sont suffisamment proches et différents à la fois pour permettre un dialogue authentique et enrichissant. Non seulement ce livre fournit une foule d'informations inédites sur les résultats des travaux entrepris depuis plusieurs dizaines d'années des deux côtés du Rhin, mais il montre comment les historiens des deux pays s'interrogent sur leur métier, sur leurs concepts et leurs méthodes. Il exprime le souci qu'ont les uns et les autres de l'historicité de leur discipline dans un long XXe siècle marqué par deux guerres franco-allemandes, la catastrophe du nazisme, la Guerre Froide et la chute du Mur, la construction européenne et l'internationalisation planétaire du savoir. Les thèmes abordés et les discussions résumées témoignent de l'ouverture de plus en plus large de l'histoire médiévale aux autres sciences humaines et sociales, mais avec des orientations propres à chaque pays. Médiévistes français et allemands savent qu'ils ne parlent pas la même langue. Mais ils se savent aussi trop proches pour ne pas aspirer à mieux communiquer, à collaborer davantage, à chercher ensemble. Les deux rencontres de Sèvres et de Göttingen resteront des repères essentiels pour une histoire des échanges intellectuels et scientifiques entre la France et l'Allemagne dans le cadre européen.