La trace de l'infini. Emmanuel Levinas et la source hébraïque
Chalier Catherine
CERF
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EAN :9782204069229
Qu'en est-il du lien entre le discours philosophique de Levinas et les sources " théologiques " de sa pensée ? D'emblée, le terme " théologique " pose une difficulté car, précisément, Levinas n'élabore pas de théologie et les sources hébraïques de sa pensée - Torah, Talmud et certains maîtres de la tradition juive - ne sont pas, à proprement parler, " théologiques ". Dans La Trace de l'infini, il s'agit de suivre comment l'attention à la source hébraïque de la pensée permet au philosophe de retrouver une couche de pensée largement occultée par la construction théologique, chrétienne pour l'essentiel. Levinas ne propose pas de discours sur Dieu, même si l'idée de Dieu est insistante dans son ?uvre, et il convient de réfléchir à cette idée en se demandant si elle donne à entendre la voix du Dieu d'Abraham, d'Isaac et de Jacob, ou si elle ne fraie la voie - fût-elle nouvelle - qu'au Dieu des philosophes. Les thèmes principaux qui sont abordés portent sur la création, sur la prophétie pensée comme " psychisme même de l'âme ", et aussi sur l'eschatologie et la pensée du temps, sur la sainteté et sur l'épreuve de l'absence de Dieu. Cependant, comme le titre l'indique, l'axe majeur de la réflexion provient de l'idée de trace comme orientation d'espérance au plus secret de cette pensée marquée, pourtant, par la Catastrophe.
Nombre de pages
267
Date de parution
14/05/2002
Poids
340g
Largeur
134mm
Plus d'informations
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EAN
9782204069229
Titre
La trace de l'infini. Emmanuel Levinas et la source hébraïque
Auteur
Chalier Catherine
Editeur
CERF
Largeur
134
Poids
340
Date de parution
20020514
Nombre de pages
267,00 €
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Biographie de l'auteur L'auteur : Catherine Chalier enseigne la philosophie à Paris-X Nanterre. Elle s'intéresse principalement à la source hébraïque de la pensée et cherche à montrer dans ses livres comment l'interrogation de cette source permet de renouveler l'approche de questions philosophiques importantes (la nature, l'histoire, les sens ou encore les émotions, etc.). Elle a également publié plusieurs textes sur la pensée d'Emmanuel Levinas et un ouvrage intitulé L'Écoute en partage (avec le pasteur Marc Faessler) sur le dialogue entre le judaïsme et le protestantisme (prix Colladon)
Lire la TorahComment lire la Torah ? Toute lecture fondamentaliste d'un livre saint met en péril la liberté, en le figeant dans une vérité immuable. Toute lecture historique et critique comprend ce livre en fonction de son contexte historique d'écriture, mais en omettant la question du sens de ce livre pour les lecteurs d'aujourd'hui. Le présent ouvrage montre comment une lecture spirituelle selon la tradition juive permet de sortir de cette impasse : la langue des textes étudiés porte des significations à déployer dans le temps, grâce à leurs innombrables lecteurs ; elle ne sépare jamais la quête de la vérité d'un travail exigeant sur soi-même. Dès lors, lire la Torah, c'est aussi voyager dans l'histoire, avec d'autres hommes et femmes. La Torah parle bien de notre présent, et ne donne pas de solutions.Catherine ChalierPhilosophe, spécialiste du judaïsme, elle a notamment publié La Nuit, le Jour (Seuil, 2009, prix des Écrivains croyants), Le Désir de conversion (Seuil, 2011), Mémoire et Pardon (François Bourin, 2018) et Pureté, impureté, une mise à l'épreuve (Bayard, 2019).
Notre existence n'est elle qu'une petite lumière au coeur de l'obscurité ? Il ne va pas de soi de penser que l'enfant - et tout être humain donc - vienne du néant, du rien. Socrate enseigne que la vérité est déjà en lui. Les sages du Talmud font baigner l'enfant à naître dans la lumière originelle. Pour ces pensées, pourtant très différentes, l'âme humaine est irréductible à un pur effet de la matérialité. L'autre pôle de notre finitude - la mort - a bien davantage été pensée par les philosophes et les théologiens. Vie et mort ne sont pas deux contraires, mais deux forces, l'une de création et l'autre de "décréation", elles concernent tous les champs de l'existence. Dans ce texte de réflexion puissant et lumineux, Catherine Chalier invite à penser la mort autrement. Pas seulement en constatant les effractions du mal, de la souffrance ; pas seulement non plus donc en méditant sur notre destinée ultime, que ce soit avec mélancolie, sagesse, voire espérance, mais plus simplement, de façon plus grave, en faisant en sorte que la pensée de la mort insuffle en nous une nouvelle urgence dans notre amour de la vie.
Et si la voix de Moïse n'était pas un simple écho du passé, mais un murmure puissant capable de résonner au plus profond de notre présent ... S'appuyant sur les riches commentaires de la tradition juive, notamment hassidique, Catherine Chalier nous invite à une rencontre inédite et féconde avec cette figure emblématique de la Torah. Loin des récits figés et arides, Moïse nous parle ici directement, évoquant la sortie de la souffrance non comme un événement lointain, mais comme une tâche et une possibilité toujours actuelles. La voix de Moïse ouvre alors en nous un accès à l'immémorial, à cette part de nous qui nous relie à l'autre Voix, cette parole divine qu'il a écoutée et transmise aux Hébreux. Une incitation magistrale à faire respirer en nous le texte biblique et à en tirer un nouvel élan vital, un souffle venu de plus loin que nous.
La Bible de Jérusalem est le fruit de la traduction collective des textes hébreux et grecs par l'Ecole biblique et archéologique française de Jérusalem qui lui a donné son nom. La première version est parue en 1956. La version actuellement imprimée date de 2000. La qualité des introductions, des traductions et des notes reflète le meilleur de la recherche exégétique contemporaine. La mise en pages réjouit l'oeil tout en facilitant l'intelligence du texte - l'usage de strophes signalant par exemple les passages poétiques. Cette disposition est devenue un modèle pour toutes les bibles modernes ultérieures. Des références dans les marges renvoient à d'autres passages. La Bible de Jérusalem est actuellement la traduction biblique la plus répandue en France, et fait figure de classique. La fidélité aux textes originaux en fait une bible d'étude. La qualité littéraire de sa traduction, la grande attention portée à son vocabulaire et à son style en font une bible pour la lecture, adaptée à tous les publics. Les livres présentés sont ceux du canon catholique.
Depuis la vague d'attentats de janvier 2015 jusque dans des tragédies plus récentes, une incompréhension mine notre société : comment des jeunes, français ou installés en France de longue date, peuvent-ils adopter des positions haineuses à l'égard de ceux qu'ils décrivent comme leurs ennemis ? Comment des campagnes de harcèlement peuvent-elles se développer sur les réseaux sociaux pour dénoncer les contenus de certains cours ? Les questions sont complexes, et n'appellent pas des réponses simplistes. Cet ouvrage - élaboré dans une perspective interdisciplinaire (droit, philosophie, psychologie, sciences de l'éducation, sociologie, théologie) - aborde concrètement les difficultés et les actions possibles, associant chercheurs et acteurs du terrain éducatif. Le monde éducatif est, en effet, confronté à la problématique du décalage entre discours se voulant scientifiques et dogmes religieux, menant dans certains cas au dysfonctionnement de l'institution scolaire (avec notamment le refus de participer à certains cours). La réflexion et l'action sur ce thème supposent donc de ne pas prendre de position surplombante, mais de pallier la méconnaissance du phénomène religieux chez une partie de ceux qui se confrontent à ses manifestations contemporaines, et de prendre la mesure des failles psychiques, intellectuelles, voire spirituelles de nos dispositifs collectifs d'éducation et de transmission du savoir. Les expressions religieuses contemporaines les plus extrêmes seraient alors à penser dans ce cadre du déficit des valeurs symboliques partagées qui feraient lien...