La perte d'un enfant est une chose dont on ne peut pas parler. Pour l'évoquer, Chahla Chafiq a choisi la forme des nouvelles. Son génie, c'estque le deuil n'en est jamais le sujet. Dans ces six récits, une blessure à latête, l'incendie d'une gare, le vol d'un portefeuille dans le métro, unpetit-déjeuner de hasard, une invitation à une fête, une rencontre. Y a-t-ilencore quelqu'un dans une photographie, ou dans un coeur greffé dans un autrecorps ? A-t-on des enfants quand ils sont morts ? Comment compter leur âge ? Toujours le deuil surgit comme accidentellement évoqué, comme si la narratrice, au coeur de son écriture, était rattrapée par cela dont elle ne parle pas. L'innommable du deuil avec quoi il faut vivre, qu'il serait vain d'essayerd'oublier. Dont on ne peut presque rien dire, mais dont on ne peut pas ne pasparler. Et qui revient avec l'insistance insinuante d'une douleur lancinante etconnue, et avec la violence foudroyante d'une improbable crise de folie.
Nombre de pages
96
Date de parution
10/07/2025
Poids
1 000g
Largeur
108mm
Plus d'informations
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EAN
9782883402232
Titre
Chemins et brouillard. Deuil
Auteur
Chafiq Chahla ; Zaza Zeinab
Editeur
METROPOLIS
Largeur
108
Poids
1000
Date de parution
20250710
Nombre de pages
96,00 €
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Guita Salim, le personnage principal, est une jeune iranienne de 21 ans, fille d'une famille de classe moyenne. Elle immigre avec son mari en France pour fuir une vie enténébrée par les morts qui se suivent dans l'ambiance postrévolutionnaire, notamment celle de sa s?ur ainée, membre de la guérilla de gauche, piégée et tuée par les pasdarans (armée islamiste). À Paris, Guita trouve les moyens de rompre avec les traumatismes de son passé. Etudiante devenue informaticienne, elle travaille, finit par divorcer et pense avoir enterré ses douloureux souvenirs. C'est sans compter une rencontre amoureuse et un écrivain iranien exilé, qui viennent bousculer sa nouvelle vie.
Après 45 ans du règne, la République islamique d'Iran constitue un immense laboratoire d'analyse de l'islamisme. A cet égard, la prison politique de la décennie 1980, phase d'instauration du régime, constitue un atelier incontournable. Lieu d'application implacable des enseignements doctrinaux, celle-ci a pour but de soumettre les rebelles et les formater selon le dessein rêvé des islamistes. Un modèle qui révèle une profonde diabolisation des femmes. Dans cet essai, Chahla Chafiq, sociologue et écrivaine d'origine iranienne, nous fait entrer dans cet univers carcéral, qui cristallise l'essence même de l'islamisme, à travers des récits de prisonnières et de prisonniers politiques. Elle nous démontre comment le sort effroyable réservé aux femmes et aux hommes détenus s'intègre dans un système de répression plus vaste, mis en oeuvre par la République islamique. A la lecture de cet ouvrage, nous comprenons la place centrale de la terreur dans le projet sociopolitique de la République islamique tout en découvrant la résistance des Iraniens et des Iraniennes génération après génération. Un combat qui ne cesse de se renouveler au fil du temps, sous diverses formes, et dont le soulèvement "Femme, Vie, Liberté" incarne l'apogée révolutionnaire. Chahla Chafiq revient sur ce mouvement dans la postface de cette nouvelle édition, revue et enrichie.
Résumé : A la veille du 8 Mars 1979, Khomeiny appelle les femmes à se voiler dans les lieux publics. Tandis qu'en signe de protestation, les Iraniennes envahissent par milliers les rues de Téhéran et d'autres grandes villes du pays, en France Simone de Beauvoir prend position en leur faveur, au nom de l'universalité des droits des femmes. Le deuxième sexe fut pour partie traduit en persan dans les années 1970, les milieux iraniens francophones connaissent l'écrivaine depuis les années 1960, mais la pensée de Simone de Beauvoir est longtemps restée dans l'ombre de l'existentialisme. Aujourd'hui, les choses ont bien changé. Une jeunesse éprise de liberté se saisit de son image pour dire tout à la fois son vécu, ses rêves et ses désirs. Ce voyage en Iran sur les traces de Simone de Beauvoir plonge au coeur des questions que l'islamisme soulève à propos de l'identité culturelle et religieuse, dans son rapport au social et au politique. Questions brûlantes, à l'heure où, en Iran et ailleurs dans le monde, les mouvements néoconservateurs puisent leur force dans l'exacerbation des appartenances identitaires.
Cet essai propose une réflexion sur l'islamisme dans ses rapports avec le religieux, le politique, le sexe et le genre dans les sociétés dites islamiques confrontées à la modernité. L'angle des rapports sociaux de sexe constitue une perspective privilégiée pour analyser l'idéologie islamiste et le rôle des divers acteurs sociopolitiques (islamistes et non-islamistes) dans son développement en tant qu'utopie sociale. L'expérience iranienne sert de laboratoire pour décortiquer les enjeux et les mécanismes du développement de cette idéologie. Elle met en lumière la nature totalitaire du projet sociopolitique porté par l'islamisme et ses conséquences sociopolitiques. Au-delà de l'Iran, cette analyse approfondit aussi les questions actuelles sur l'essor de l'islamisme et ouvre de nouvelles perspectives pour examiner les discours sur les conflits de civilisation.