Cet ouvrage collectif propose sept regards sur Lola Montés, dernier film de Max Ophuls (1955), par des spécialistes du réalisateur et des chercheurs en études cinématographiques dont la lecture est guidée par différents champs disciplinaires: starstudies, étude des genres, histoire des techniques, relations du cinéma avec les autres arts, approches génétiques... Il s'agit de remettre en perspective les scandales et débats autour de ce "chef-d'oeuvre maudit", de confronter les points de vue et de revoir de manière détaillée les informations livrées par les archives ophulsiennes et la réception du film. La comparaison avec d'autres corpus montre comment ce film s'inscrit au coeur des enjeux du cinéma français des années 1950. Très analysé ailleurs sous un angle auteuriste, Lola Montés prend néanmoins d'autres visages et révèle ses ambiguïtés quand on revient sur son histoire et son contexte, et que l'on envisage son rapport aux modèles internationaux.
Nombre de pages
248
Date de parution
26/12/2011
Poids
370g
Largeur
135mm
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EAN
9782296569270
Titre
Lola Montès. Lectures croisées
Auteur
Chabrol Marguerite ; Toulza Pierre-Olivier
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
370
Date de parution
20111226
Nombre de pages
248,00 €
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Frank Capra, Ernst Lubitsch, George Cukor, Vincente Minelli, John Huston... Tous ont puisé dans le répertoire de Broadway. Le théâtre est un atout majeur pour la conquête du public : il est à la fois un gage de qualité et un modèle de spectacle prompt à séduire les masses, le succès préalable des pièces apportant à l'industrie cinématographique des garanties sur le plan commercial. Quels sont les enjeux industriels, artistiques, commerciaux de telles reprises cinématographiques, pendant la période classique du cinéma américain, du milieu des années 1930 au milieu des années 1960 ? C'est ce processus d'adaptation que retrace ici Marguerite Chabrol, en s'attachant aussi bien au casting qu'aux contraintes juridiques et économiques. Est ainsi particulièrement mis en valeur le rôle du théâtre dans la progressive désagrégation du Code de production, ce code connu pour sa rigueur morale, qui a poussé les producteurs hollywoodiens à pratiquer l'autocensure pendant une bonne partie du XXe siècle, en s'interdisant de montrer des scènes violentes, vulgaires, indécentes, et qui risqueraient de jeter la sympathie du spectateur du côté du crime, des méfaits ou du péché.
Ce volume présente huit études sur le film Le Cercle rouge de Jean-Pierre Melville (1970), par des chercheurs en études cinématographiques qui ont publié des travaux sur le cinéaste en langue anglaise, ou qui proposent une lecture du film guidée par leur champ disciplinaire: gender studies, star studies, étude des genres cinématographiques, esthétique, études intermédiales... L'ouvrage vise autant à proposer un nouveau regard sur l'oeuvre de Melville, encore relativement peu envisagée par la recherche française, qu'à approfondir à partir d'un exemple privilégié des champs de réflexion tels que l'histoire du cinéma français d'après-guerre, les relations entre cinéma de genre et cinéma d'auteur, la cinéphilie, la postérité de Melville, la notion de tragique au cinéma, la cohérence du récit cinématographique... Plusieurs questions transversales parcourent ainsi l'ensemble de l'ouvrage, et offrent de nouveaux éclairages, révélant toutes les ambiguïtés de l'oeuvre d'un cinéaste qui a suscité des interprétations contradictoires, pour ce qui concerne notamment ses influences françaises et américaines, son idéologie ou son rapport au temps et à la modernité.
L'Histoire moderne des arts s'est interrogée de manière récurrente sur les relations entre le théâtre et le cinéma. Or cette question désormais classique a souvent été réduite à celle des transferts et adaptations entre les deux arts. Il s'agit ici de dépasser cette approche traditionnelle en s'intéressant aux représentations que ces deux pratiques se font l'une de l'autre, à la façon dont ces idées du théâtre et du cinéma nourrissent les processus de création et de réception de l'autre art. L'enjeu n'est donc pas, à travers une étude des emplois du théâtral au cinéma et du cinématographique au théâtre, de définir une supposée essence propre à chaque art dont l'autre pourrait s'emparer, mais d'appréhender un mécanisme commun à ces deux formes de représentation. La théâtralité au cinéma et la cinématographicité au théâtre sont alors à envisager comme des dynamiques, travaillant la forme et inspirant les partenaires de la relation artistique, comme une double polarité introduisant au sein de chaque type d'illusion une tension, un jeu autorisant à la fois prise de distance et ouverture du champ de l'interprétation. Pour déplacer la perspective, cet ouvrage fait ainsi dialoguer chercheurs en études théâtrales et cinématographiques autour de questions transversales : l'imaginaire du corps, les processus créatifs hybrides, la confrontation des deux imaginaires au sein d'un système axiologique, et le rôle de l'analogie théâtrale ou cinématographique dans la réception.