Claude Chabrol est cinéaste. Il travaille dans un art qui est aussi une industrie et où, par nature, la création est aléatoire. Et pourtant, il tourne... Pour la première fois, un auteur de films livre au public son expérience de créateur. Il explique comment. pour fuir l'académisme, il se refuse à dessiner ses plans, à prévoir ses tournages sur le papier. Il s'attache à une forme abstraite qu'il maintiendra à travers obstacles et difficultés de tous ordres. Ainsi seulement, tout en intégrant constamment les trouvailles des comédiens et des techniciens, il pourra donner à chacune de ses productions sa cohérence, son allure, sa personnalité. Ainsi ont procédé, toujours, ceux qu'il appelle les Hauteurs: Murnau, Lang, Renoir, Hawks, Ford, Hitchcock... Claude Chabrol raconte comment on fabrique un film. Il fait le procès de la censure, parle de l'argent, de la violence, du porno, de la politique, de la télévision. Il propose une réforme globale du système de production. Il règle quelques comptes, pique des colères, s'attendrit. se marre. Il nous dit sa haine d'une certaine caste de politiciens, son indifférence aux critiques, aux honneurs, aux modes, son admiration pour Molière. Balzac, Simenon, Velasquez, Mozart, certains auteurs de science-fiction, Philippe-Auguste, Joséphine de Beauharnais... Il affirme sa conviction que toute morale ne peut être que personnelle et qu'il ne faut pas enfermer les hommes dans des définitions et des jugements. Sa fière devise est: "Oncques ne m'emmerde"... A le lire, on en est persuadé.
Nombre de pages
376
Date de parution
14/10/2010
Poids
440g
Largeur
136mm
Plus d'informations
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EAN
9782221124444
Titre
Et pourtant je tourne...
Auteur
Chabrol Claude
Editeur
ROBERT LAFFONT
Largeur
136
Poids
440
Date de parution
20101014
Nombre de pages
376,00 €
Disponibilité
Epuisé
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« J'aime prendre des pilules avant de déjeuner. Même quand je n'ai rien. Je trouve que ça fait bien de sortir sa plaquette, comme ça les gens vous ménagent. » Claude Chabrol a-t-il besoin d'être ménagé? Lui, en tout cas, ne fait montre de guère d'indulgence dans ses aphorismes, répliques, anecdotes et autres traits d'esprit. Son ?il est gourmand et impitoyable lorsqu'il s'agit de déceler le ridicule de nos m'urs en général, mais aussi de la société de l'argent, de la bourgeoisie, des oeuvres humanitaires, du cinéma et de la télévision en particulier, le tout avec une bonne humeur contagieuse. « Je n'avais qu'une seule crainte, avec ces pensées, c'était de paraître sympathique », dit-il. C'est avec ménagement qu'il faudra lui annoncer que sa crainte était fondée.
En finissant ce livre, Claude Chabrol était habité d'une crainte, celle de paraître sympathique. Hélas pour lui, il semble que celle-ci ait été parfaitement fondée. On retrouve en effet avec bonheur en lisant ces "Pensées, répliques et anecdotes" toute la malice et l'esprit de ce metteur en scène. En particulier son coup d'oeil gourmand et impitoyable lorsqu'il s'agit de déceler le ridicule de nos moeurs en général, mais aussi de l'argent roi, de la bourgeoisie, des oeuvres humanitaires, du cinéma et de la télévision en particulier, le tout avec une bonne humeur contagieuse. Qu'il évoque les cons les plus splendides qu'il a côtoyés, les points communs entre critiques cinématographiques et gastronomiques, ou encore ses rapports avec Jean-Luc Godard.
En finissant ce livre, Claude Chabrol était habité d'une crainte, celle de paraître sympathique. Hélas pour lui, il semble que celle-ci ait été parfaitement fondée. En lisant ces Pensées, répliques et anecdotes, on retrouve en effet avec bonheur toute la malice et l'esprit du metteur en scène. En particulier son coup d'?il gourmand et impitoyable lorsqu'il s'agit de déceler le ridicule de nos m'urs en général, mais aussi de l'argent roi, de la bourgeoisie, des ?uvres humanitaires, du cinéma et de la télévision en particulier. Qu'il évoque les cons les plus splendides qu'il a côtoyés, les points communs entre critiques cinématographiques et gastronomiques, ou encore ses rapports avec Jean-Luc Godard, Claude Chabrol tire à vue avec une bonne humeur contagieuse. On ne peut pas tout avoir. Et puis d'abord où le mettrait-on ? * On ne doit pas avoir plus d'argent que son imagination ne permet d'en dépenser. * La bêtise est infiniment plus fascinante que l'intelligence, infiniment plus profonde. L'intelligence a des limites, la bêtise n'en a pas.
Une histoire de France du XXe siècle à nos jours, originale et subjective, par le prisme de ses étrangers célèbres. " Je suis né le 4 avril 1945 à Montauban de parents allemands, lesquels ont attendu plus de six mois pour déclarer ma venue au monde - trop tard ! Cela a fait de moi un apatride, qui a grandi dans le 15e arrondissement de Paris avec les derniers hussards noirs de la République, a été un supporter inconditionnel de l'équipe de France de Raymond Kopa en 1958, avant d'arriver à Francfort et de prendre la nationalité allemande... pour éviter le service militaire. Revenu en France pour mes études, j'en suis expulsé en mai 1968 - une interdiction de séjour levée dix ans plus tard. Depuis, ma vie est une sorte de pont entre l'Allemagne et l'Hexagone, et, en 2015, j'ai obtenu le droit de devenir aussi français. Pouvoir désormais jouer avec les deux maillots correspond au fond assez bien à mon état d'esprit : la France doit beaucoup à ses étrangers, sans qui son histoire aurait été tout autre. Ainsi, c'est également la Grande Histoire qui se dessine à travers eux : car tous sont arrivés au gré des mouvements politiques, économiques, scientifiques, culturels... et même sportifs. " C'est ce cheminement que retrace ce livre à quatre mains, faisant halte ici auprès d'un Emile Zola s'éteignant à l'aube de la Belle Epoque, là au couronnement à Cannes des Indigènes de Rachid Bouchareb ; et, toujours, au côté de ces hommes et femmes qui, venus d'ailleurs, ont depuis cent cinquante ans mis la main à l'ouvrage, glorieux et laborieux, d'un pays qui s'écrit.
Dix ans après la parution d' Anticancer , le livre-référence de David Servan-Schreiber qui a changé notre rapport à la maladie, Vivre anticancer vient prolonger son enseignement. Une méthode simple, active et scientifiquement prouvée pour prévenir, retarder ou vaincre la maladie. ~~ " C'est un cancer ! " Pour qui a pu l'entendre prononcée de la bouche d'un médecin, cette phrase est toujours terrifiante ? pour le patient comme pour son entourage. Qui plus est, c'est la douloureuse expérience que vient de faire Lorenzo Cohen, auteur de ce livre, et qui donne à son propos une nouvelle portée, un sens du combat. Mais si le cancer n'avait aujourd'hui plus rien d'irrémédiable ? Fort des nombreuses études qu'il a consacrées à la médecine intégrative dans les soins de la maladie, le docteur Lorenzo Cohen, avec sa femme Alison Jefferies, ont voulu avant tout écrire un livre utile. Au centre de leurs préoccupations, des conseils vitaux pour mieux s'entourer, mieux réduire notre stress, mieux s'alimenter, mieux se dépenser, mieux se reposer, mieux interagir avec les autres ... autant de solides piliers pour affronter les épreuves du temps. Le guide indispensable pour devenir acteur de sa santé.
Prisonnier depuis huit ans dans un camp de travaux forcés en Asie centrale sous le régime stalinien, Ivan Denissovitch Choukhov, petit homme bon et débrouillard, est un zek, un détenu dans le langage administratif soviétique. Harcelé par ses bourreaux, le froid et la faim, il s'efforce de survivre avec dignité. Alexandre Soljenitsyne nous plonge dans le quotidien d'une victime des camps de travail, et c'est toute l'horreur de cet univers " hors la vie " qui nous saute au visage.En 1962, avec ce texte inoubliable écrit en deux mois dans une langue vive, truculente et lyrique, Soljenitsyne et le monde du goulag entraient en littérature." L'ouvrage fit l'effet d'une bombe car il révélait au grand jour l'existence des camps staliniens. " Le Monde
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Monument de la littérature russe, "Le maître et Marguerite" est assurément un de mes romans préférés. Difficile à décrire en quelques mots, il est drôle et sombre à la fois, entrelaçant le fil tendu entre le Maître et Marguerite, avec les allégories chrétiennes et le prosaïsme soviétique.