Deuxième religion dans le monde, l'islam serait-il devenu le principal ennemi de l'Occident? Perçu comme la religion des déshérités, il est également un puissant moyen de contestation politique. A l'heure où les bruits et les fureurs de la crise algérienne atteignent de plein fouet l'hexagone, il est tentant de continuer à associer l'islam à l'étranger, alors que plus de deux millions de musulmans sont désormais des citoyens français. De là à considérer cette religion comme une étrangeté, voire une incongruité, le pas est souvent vite franchi. Les discours et les prises de position positifs, ou négatifs, en tout cas toujours passionnés, construisent une image de l'islam au mieux exotique, au pire menaçant et "criminogène". De dangereux glissements de sens conduisent à amalgamer complaisamment islam, intégrisme, terrorisme et banlieues. Ce livre démonte les mécanismes anxiogènes à propos de l'islam en mettant en lumière les raisons internationales mais aussi spécifiquement françaises qui attisent la peur et contribuent à diaboliser le musulman: d'un côté, tout un imaginaire lié au passé colonial; de l'autre, une crise des valeurs fondatrices de la modernité qui favorisent toutes les expressions particularistes.
Nombre de pages
132
Date de parution
21/10/1997
Poids
354g
Largeur
136mm
Plus d'informations
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EAN
9782724607253
Titre
Faut-il avoir peur de l'Islam ?
Auteur
Cesari Jocelyne
Editeur
SCIENCES PO
Largeur
136
Poids
354
Date de parution
19971021
Nombre de pages
132,00 €
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La multiplication des mosquées, le phénomène "beur", la question des banlieues... voilà autant de réalités qui ont contribué à placer l'immigration au coeur des préoccupations politiques françaises. Pour dépasser les préjugés et les passions qui obscurcissent le débat, cet ouvrage présente une analyse permettant de comprendre les comportements des citoyens issus de l'immigration maghrébine. Leur installation définitive sur le sol national s'inscrit dans une double trajectoire : la revendication de lieux d'expression de l'identité musulmane qui n'empêche nullement l'émergence de comportements plus sécularisés. Elle marque aussi l'apparition d'une nouvelle génération d'acteurs sociaux et politiques. Quelles sont aujourd'hui les différentes manières d'être musulman en France ? Comment s'affirme le rapport de ces populations à la citoyenneté et à l'éthnicité ? Jocelyne Cesari s'attache à expliquer comment et pourquoi ces nouveaux acteurs se mobilisent aujourd'hui dans l'espace public français. Elle a pris le parti de décrire les paradoxes et les enjeux de leurs multiples stratégies - religieuses, culturelles ou politiques - dans les banlieues de Marseille, aussi médiatisées que mal connues. En s'appuyant sur un travail d'enquête approfondi, cet ouvrage met en relief la diversité des rapports que la population musulmane entretient avec la société et l'État français. Cependant, il n'y est pas seulement question de Marseille et des musulmans, mais également des profondes mutations politiques et sociales qui affectent la France d'aujourd'hui.
Plusieurs millions de musulmans vivent aujourd'hui dans les pays de l'Union européenne et aux États-Unis. L'expérience de la condition minoritaire en contexte démocratique constitue un puissant facteur de changement au sein de ces communautés, occulté par le fracas d'une actualité internationale qui associe trop souvent islam et intégrisme. Le passage de sociétés où l'islam est majoritaire et central à des sociétés sans Dieu transforme de manière décisive et inédite la religiosité des musulmans privatisation et individualisation y deviennent des traits inédits des croyants de l'islam, confrontés comme les autres croyants aux effets dissolvants et émancipateurs des sociétés sécularisées. C'est cette formidable mutation qu'éclaire ce livre novateur, nourri d'enquêtes menées depuis plusieurs années sur les deux continents. Jocelyne Cesari y présente les transformations de l'autorité islamique liée à la condition minoritaire, ainsi que l'influence des formes mondialisées de l'islam, wahhabites et Frères musulmans, sur les débats théologiques et la lutte pour l'imposition d'une orthodoxie islamique. À l'opposé de ces forces conservatrices et parfois réactionnaires qui attirent certains musulmans d'Europe et des États-Unis, elle décrit aussi l'émergence d'une nouvelle élite intellectuelle et religieuse, plus ouverte et partie prenante des débats majeurs (démocratie, droits de l'homme, statut de la femme, apostasie...) qui agitent le monde musulman aujourd'hui. Un ouvrage décisif pour mieux comprendre, au-delà des clichés, la diversité et les transformations profondes des islams de la diaspora.
Aujourd'hui, l'alchimie sociale de Marseille intrigue et suscite de nombreuses questions. Pourquoi, avec un taux de chômage proche du double de la moyenne nationale, et des milliers de familles sous le seuil de pauvreté, la ville n'a-t-elle jamais explosé ? Comment se fait-il qu'il n'y ait pas de banlieues ? Pourquoi l'intégration des immigrés semble s'y passer plutôt bien ? Comment finalement se résolvent les tensions sociales ? A partir de plusieurs enquêtes de terrain, les auteurs tentent de répondre à ces questions, et dégagent les caractéristiques de la communauté marseillaise et de sa culture locale.
Est-ce toi ? ce corps en retard et pénétrant, la voix sans prières pour trancher, qui s'avance à dessiner quelque part entre tous un signe lisible et qui demeure, dans toute sa fraîcheur, un visage ressemblant." Ce livre naît de la contemplation d'une fresque, dans une chapelle reculée de Corse. La silhouette d'un homme s'en détache, entièrement peinte de la couleur de son sang. C'est là le début d'un voyage, en une terre ancienne, où l'on marche longtemps après ceux qui ont y vécu et se sont perdus, à la recherche d'une couleur ou d'un visage, sur les traces dune enfance, à la poursuite d'un souvenir ou d'une illumination. Le dépouillement et la nudité du corps, comme rendu à son origine, inaccessible, la langue corse les dira ainsi : in cristu.
Cette synthèse sur la théorie des relations internationales les situe dans leur environnement intellectuel et historique. Elle passe en revue les modèles de référence généraux ainsi que les divers concepts de cette science politique, avant de détailler les débats sectoriels de la discipline. Cette édition intègre notamment les derniers développements sur le marxisme et l'intégration européenne.
Monique Dagnaud est sociologue au CNRS, enseignante à l'EHESS et à l'INA. Sociologue des médias, elle a publié de nombreux ouvrages dont Les Artisans de l'imaginaire, La Teuf, Essai sur le désordre des générations.
Le rejet du Traité constitutionnel européen en 2005 par les peuples français et néerlandais, suivi du "non" irlandais de 2008 et du Brexit de 2016, a plongé l'Union européenne dans une crise grave. II a fait resurgir doutes et incertitudes quant à sa nature institutionnelle, à la répartition des pouvoirs, à la place des citoyens et des opinions et à sa capacité à faire face aux enjeux mondiaux actuels. Comprendre cette crise, et ses répercussions profondes sur la politique des Etats membres, exige d'affronter la complexité de l'Union, sans en exagérer la portée. Ce livre a pour ambition de mettre en évidence la cohérence et l'originalité du régime politique européen. Il analyse la nature de la "fédération d'Etats" et montre comment les conflits de compétence sont résolus en son sein. Il revient sur l'équilibre institutionnel original du "modèle communautaire" et sur les mécanismes de décision qu'il génère. Il se penche sur la "vie politique" qui s'ébauche dans l'Union et s'interroge sur la manière dont cette fédération d'Etats peut devenir pleinement démocratique. Dépassant les dichotomies classiques et posant le compromis comme principe constitutif de la vie politique européenne, cet ouvrage constitue une véritable référence qui permet de mieux saisir les enjeux de l'Union européenne.