Présentation de l'éditeur [Milena] C est un feu vivant, tel que je n en ai encore jamais vu. Franz Kafka, lettre à Max Brod. Biographie d une intellectuelle et vision de l histoire tchécoslovaque... Si, incontestablement, c est la correspondance de Milena Jesenská (1896-1944) avec Franz Kafka qui l a fait entrer dans la légende - les Lettres à Milena sont un témoignage saisissant de leur amour - Milena est à elle seule toute une histoire et un personnage attachant qui n aura eu de cesse de fasciner ses contemporains. Elle est la première traductrice de Kafka en tchèque. Brillante, rebelle, généreuse, elle est une journaliste remarquable, temoin incontournable de l Histoire de son pays entre la chute de l Empire austro-hongrois (1918) et l occupation nazie de la Tchécoslovaquie (1939). Une femme à contre-courant Issue d un milieu bourgeois, Milena fréquente les cafés littéraires et l élite artistique pragoise de l époque - notamment Karel apek et Max Brod. à Vienne, où elle s installe avec son premier mari, elle écrit ses premiers articles comme correspondante de presse où déjà elle se démarque par l emploi d un ton nouveau, d un style particulier qui fait vivre le quotidien des rues. De retour à Prague, Milena dont l engagement s appuyait sur un sens concret de la solidarité, plus que sur des certitudes idéologiques, écrit dans la presse communiste, puis se rétracte et devient une ardente adversaire des dogmatiques à la solde de Moscou. Arrêtée en novembre 1939, elle est déportée à Ravensbrück où elle meurt juste avant la libération. Hommage posthume, on lui décerne en 1995 le titre de « Juste parmi les Nations » par l Institut Yad Vashem de Jérusalem. De la fille à la mère : Deux figures libres et rebelles en résonance En écrivant sur sa mère, avec qui elle a grandi jusqu à ses onze ans, Jana erná en livre un portrait intime et inédit. Chacune a marqué son entourage et son époque, avec une similitude troublante. Milena Jesenská s est imposée en tant qu observatrice influente et respectée de la politique avant et pendant le Protectorat de Bohême-Moravie. Au moment de l éclatement de la Seconde Guerre mondiale, elle soutient plusieurs familles juives dans leur fuite du pays avant d être incarcérée par les nazis. Sa fille, Jana erná, n a quant à elle pas hésité à critiquer le régime communiste et à dévoiler la machinerie du pouvoir dans la Tchécoslovaquie des années 1950 et 1960.
Nombre de pages
248
Date de parution
03/10/2014
Poids
285g
Largeur
136mm
Plus d'informations
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EAN
9782917817247
Titre
Vie de Milena. De Prague à Vienne
Auteur
Cerna Jana ; Faure Barbora
Editeur
CONTRE ALLEE
Largeur
136
Poids
285
Date de parution
20141003
Nombre de pages
248,00 €
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Présentation de l'éditeur Tiré d un poème de l auteure, ce titre souligne à la fois la charge érotique du texte et la rebellion extraordinaire d une femme face à l ambiance étouffante qui règne en Tchécoslovaquie d après-guerre. Probablement écrite en 1962, cette lettre est un véritable manifeste pour la liberté individuelle. Dans les années qui précèdent le Printemps de Prague, Jana erná livrait dans cette lettre à Egon Bondy sa volonté de révolutionner les codes de conduite, de rechercher de nouveaux « possibles » dans la vie privée, les rapports sentimentaux et la sexualité. En refusant de se soumettre à la primauté masculine, elle affirme aussi son souhait d une sexualité non séparée des sentiments et de l activité intellectuelle. Une femme libre Dotée d une personnalité hors du commun, Jana erná fascinait son entourage par sa vitalité et son audace. Plusieurs fois mariée et mère de 5 enfants, elle n a exercé que des emplois occasionnels tels que femme de ménage, contrôleuse de tramway etc. Marginalité et rejet de tout conformisme social, langagier ou politique semblent avoir été ses maîtres mots. Cette lettre débarrassée de toutes conventions, au ton libre et spontané, est d une étonnante modernité. L underground praguois Jana erná fréquente Egon Bondy, auteur mythique en Tchéquie, spécialiste des philosophies orientales, mais aussi auteur des textes des Plastic People of the Universe, le groupe de rock symbole de la rébellion des années 70. Tous deux font partie de la culture clandestine de Prague avec Bohumil Hrabal, l un des plus importants écrivains tchèques de la seconde moitié du XXe siècle. Ils ont publié leurs écrits sous forme de Samizdat (système de circulation clandestine d écrits dissidents en URSS et dans les pays du bloc de l Est) jusqu à la chute du communisme. Jana erná collaborera à différentes publications de cette mouvance, sous divers pseudonymes (Gala Mallarmé, Sarah Silberstein) ainsi que sous son nom de Jana Krejcarova.
Jana Cerná, une écrivaine et dissidentetchèque, notamment connue en Francepour sa lettre Pas dans le cul aujourd'hui(La Contre-Allée, 2014), a été incarcéréedans une prison pour femmes en 1963 sousle régime communiste. Ces mémoires, àla fois poétiques et brutes, deviennent untémoignage rare sur l'ambivalence des êtresautour de la condition humaine et carcérale. La préface est signée d'Alice Babin, autriceet journaliste.
Le cours de la Vltava est comme le ruban de lumière qui traverse la scène d'un théâtre. De chaque côté du fleuve s'étend la splendeur d'une ancienne capitale solennelle, intelligente et accueillante, riche de beaux monuments très connus, mais aussi de trésors à découvrir dans les coins tranquilles, avec un charme mystérieux et unique. Tout à Prague émane de l'histoire et de l'art : les flèches gothiques, les dômes baroques, les statues des saints le long du pont Charles, dans une succession de styles architecturaux, des églises romanes aux délices de l'Art nouveau. La Vieille-Ville est réunie autour de la place centrale, où les souvenirs de Kafka sont étroitement liés à la variété continue de scènes architecturales. Plus loin, le quartier juif s'ouvre à l'ancien cimetière. Sur la rive opposée, là où les collines vertes s'élèvent au-dessus des maisons, le quartier de Mali Strana mène au château de Prague où de nombreuses fois l'histoire d'Europe a connu des moments décisifs, et où on peut traverser sept siècles d'art jusqu'à la fameuse allée des alchimistes. La ville de merveilles a toujours quelques nouveaux secrets à révéler.
Traductrice de l'anglais, et notamment de nombreuses autrices engagées, comme Julia Serano, bell hooks ou encore Dorothy Allison, Noémie Grunenwald cherche sans cesse à retranscrire cet engagement féministe au sein de ses traductions, questionnant les formes d' écriture, le choix des termes, se heurtant aux manques, aux absences, et élaborant de nouvelles stratégies dans une pratique politique, militante, de la traduction. Convoquant les autrices et auteurs qui ont marqué sa pratique, Noémie Grunenwald explore ce que signifie "traduire en féministe/s" : S'abandonner / Improviser / Se soumettre / Se décentrer / Interpréter / Corriger / Elargir / Inclure ? / Apprendre / Traduire / Tisser / Citer ; autant d' étapes nécessaires à l'écriture d' une traduction. C'est avec franchise, humilité et humour que Noémie Grunenwald ponctue son essai d'un récit plus personnel sur le parcours qui a été le sien, depuis les premiers articles de fanzines traduits, juste pour mieux comprendre, jusqu'à la traduction professionnelle. Rendant hommage aux êtres et aux textes qui jalonnent sa formation, l'autrice raconte son engagement, sa passion et sa détermination, et nous interpelle avec un ton aussi direct et percutant qu'accrocheur. Traduire en féministe/s, c'est un moyen de lutter contre l'ordre établi.
D'une manière incroyablement subtile et intelligente, Amandine Dhée, en partant de sa découverte et de son expérience personnelle du désir, élargit le propos et acquiert par là-même une résonance universelle. C'est lucide et parfois grinçant. C'est beau et réjouissant aussi, cette ode à la liberté et cet appel à résister aux injonctions, quelles qu'elles soient.
Je ne veux pas être une mère qui est toujours dans ses livres, je veux être interrompue, je veux pouvoir être dérangée, je ne veux pas qu'un enfant sente qu'il vit dans un ordre inférieur de réalité, que sa vie est contingente. Je veux qu'il se sente souverain, qu'il soit impérieux, qu'il soit insupportable. Je veux que ce soit l' écriture qui ressente les secousses du quotidien, les dérangements, la maladie, les caprices, je veux que l' écriture soit insomniaque, dépassée par la vie, qu'elle en souffre, et qu'on le sente, qu'on se dise : clairement, elle n' arrive pas à gérer, c'est trop pour elle, ça se voit que tout ça est au-dessus de ses forces, qu'elle concilie mal le travail et la famille, toujours en retard, décalée, c'est agaçant, à l'arrache, sur le bord d'une table, entre deux boires ou deux repas, dans un interstice de l'existence, c'est l'écriture qui finit par en souffrir, fatiguée, exténuée, on sent qu'il ne reste pour écrire qu'un zombie, une volonté exsangue, c'est instable, et c'est ça que je veux, qu'on dise que c'est bâclé et, pourtant, qu'on n'arrête pas de lire [...]. Clara Dupuis-Morency.
Puisque j'étais occupé à rompre le lien organique qui m'unissait à Rougeville, nous serions sous peu appelés - la ville et moi - à nous installer dans une crise sans fin : moi dans une crise d'identité aux multiples rebondissements, pour cause d'impostures successives ; et la ville, de son côté, dans une longue agonie économique (suite à l'arrêt de l'exploitation de ses puits de mine au milieu des années 1970)."