
Le petit roman de la gastronomie
Extrait J'étais encore dans les limbes. Brillat-Savarin, aussi brillant qu'un gâteau à pâte de baba (donc un savarin), mort depuis belle lurette, avait quand même écrit La Physiologie du goût, ouvrage de gastronomie qui fit rêver Carême et Curnonsky. La bonne chère donnait de la mauvaise chair, c'était le martyre de l'obèse. Au dix-huitième, siècle de la gueule qui intronisa les gueulards, les cuistres de la cuistance se nommaient Berchoux et Magnan. Ces deux gras du bide auraient pu triompher dans l'art de faire monter et descendre des personnes aux différents étages d'un immeuble, car Berchoux et Magnan, version île flottante de Roux et Combaluzier, écrivirent en 1801 La Gastronomie ou l'Homme des champs à table et Le Gastronome à Paris. La Révolution, qui avait raccourci quelques fines gueules, allait bientôt monter au beurre l'Empire. Nommé Premier consul à vie, Bonaparte venait de mettre une pâtée aux Autrichiens à Marengo, nom qui, on le sait, ne fut pas un boeuf, mais un veau, lequel, beaucoup plus tard, inspira au général de Gaulle une jolie métaphore à propos des Français. Tout cela, à mes yeux, ne valait pas un pet-de-nonne, fût-il fourré à la crème. J'aimais le solide, le saignant, le roboratif. La cuisine, pour moi, était celle de ma mère et des mousquetaires. Mais tout a une histoire, car sans histoire, nous ne serions rien. Tout au plus des mémoires grillés, déglacés au jus d'anecdotes. L'art culinaire, volatile par essence, créé pour un éphémère d'éternité, comme dirait Cioran, va au ventre et disparaît par le ventre. C'est la fameuse définition de Céline : «On naît par le ventre, on meurt par le ventre.» L'auteur du Voyage au bout de la nuit se remémorait Rabelais, ce «ventre sur pattes» qui, dans Pantagruel, introduisait un dieu Gaster, honoré par les bâfreurs et les gloutons. Ma mère était un cordon bleu. Au début, je ne m'en rendais pas compte. Le jambon, la viande, les pâtes, la purée suffisaient à mon bonheur. A l'instar de Boudoux, le garde-chasse de Dumas à Villers-Cotterêts, j'aurais pu manger un veau. Et comme Boudoux, à la fin de cet en-cas, si l'on m'avait demandé si j'étais rassasié, j'aurais répondu : «Qu'on m'apporte la mère !»
| Nombre de pages | 130 |
|---|---|
| Date de parution | 18/11/2010 |
| Poids | 178g |
| Largeur | 130mm |
| EAN | 9782268070223 |
|---|---|
| Titre | Le petit roman de la gastronomie |
| Auteur | Cérésa François |
| Editeur | DU ROCHER |
| Largeur | 130 |
| Poids | 178 |
| Date de parution | 20101118 |
| Nombre de pages | 130,00 € |
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