Des artistes Steinlen ou Grandjouan à l'ère des enfants de la pub, les affiches des organisations du mouvement ouvrier racontent une histoire d'un siècle de propagande et de communication politique. Certes, on colle moins d'affiches aujourd'hui, mais il est inenvisageable pour les partis et les syndicats de s'en passer: elles sont toujours une image projetée de leurs organisations, de leurs champs d'action, de leurs objectifs, des hommes et des femmes i qu'elles entendent représenter. L'exposition Le monde ouvrier s'affiche, organisée par le Collectif des centres de documentation en histoire ouvrière et sociale (Codhos) en 2004 et 2008, proposait une sélection d'une centaine de documents donnant un aperçu des représentations de l'ouvrier dans l'affiche syndicale et politique au cours du XXe siècle. L'analyse de ces images révèle la disparition progressive de la figure ouvrière dans l'affiche des confédérations syndicales et des deux principaux partis de la gauche française. Pour comprendre une telle évolution, cet ouvrage, qui réunit des historiens et des spécialistes des images, retrace les grandes étapes de l'histoire de l'affiche ouvrière et propose une lecture thématique, en confrontant les représentations respectives des confédérations et syndicats, et des partis politiques. Des rencontres avec des acteurs politiques permettent d'éclairer l'usage des affiches aujourd'hui. Cet ouvrage est largement illustré de visuels provenant des centres d'archives, tous membres du Codhos, et choisis par leurs soins. Il met à la disposition du chercheur ou du simple curieux un guide des sources qui répertorie les fonds existants.
Nombre de pages
126
Date de parution
04/09/2008
Poids
502g
Largeur
195mm
Plus d'informations
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EAN
9782847363081
Titre
Le monde ouvrier s'affiche
Auteur
Cépède Frédéric ; Lafon Eric ; Delporte Christian
Editeur
NOUVEAU MONDE
Largeur
195
Poids
502
Date de parution
20080904
Nombre de pages
126,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Biographie de l'auteur Angliciste, Elisabeth Cépède a travaillé sur l'uvre de D.H. Lawrence. Dès 1992, elle participe à la fondation, autour de Philippe Lejeune, de PAPA (Association pour l'Autobiographie). Elle est membre du comité de rédaction de sa revue, La Faute à Rousseau.
Paris et Vienne, que Pierre de La Cépède aurait traduit du provençal en 1432, raconte les amours contrariées d'un jeune couple dont la ténacité fait triompher l'amour. La version originale éditée ici appartint à Jean de Wavrin, établissant une liaison entre le domaine d'Anjou-Provence et la cour de Bourgogne.
Cent vingt ans après la première projection publique, payante, des frères Lumière au Grand Café à Paris, les salles de cinéma sont passées de l'itinérance foraine aux multiplexes, de la pellicule aux pixels, et leurs exploitants de l'activité décriée de saltimbanque au statut patenté de commerçant, maillon indispensable de l'industrie cinématographique. Pourtant, leur métier, essentiel à l'existence des films, demeure largement méconnu. Pour la première fois, des personnalités marquantes de la profession ' visionnaires, grands dirigeants nationaux ou régionaux, représentants de la petite et moyenne exploitation, défenseurs de l'art et essai, pionniers en tous genres ' racontent leur expérience, dans sa singularité émotionnelle et intellectuelle. Le croisement de leurs témoignages embrasse plus d'un demi-siècle d'exploitation française, du tournant des années 1950, acmé de la fréquentation et moment de basculement de l'offre cinématographique, jusqu'au passage au numérique, vecteur d'une mutation sans précédent. Adaptations internes, évolutions sociétales, mutations technologiques, autant de changements économiques et d'enjeux culturels que les acteurs de ce secteur décisif ont affrontés, à travers des combats individuels et collectifs que cet ouvrage a l'ambition de mettre en lumière et d'expliciter. Ce recueil de 18 témoignages inédits, illustré de documents originaux, constitue aussi l'histoire d'hommes et de femmes radicalement attachés à la spécificité des salles de cinéma comme espaces dédiés au partage de rêves et d'imaginaire au sein d'une communauté humaine.
A la veille de la Seconde Guerre mondiale, le sport conquiert un nombre de plus en plus accru de pratiquants et de spectateurs. Il occupe des espaces, mobilise des intérêts économiques et politiques, illustrés pour le pire aux Jeux olympiques de Berlin en 1936. Au cours des " années noires " le sport français est soumis aux rigueurs des pénuries et de l'Occupation et à la volonté du régime de Vichy d'en faire un instrument de la révolution nationale. A ce titre, il lui est attribué un nouveau statut qui le place sous la tutelle légale de l'Etat français. C'est pourquoi on peut s'étonner du peu de cas qu'ont fait du sport les ouvrages généraux sur l'Occupation. Le mythe de l'" apolitisme sportif " cultivé par des personnalités et des groupes influents est assez répandu, malgré les tentatives d'instrumentalisation. Le temps de Vichy est à la fois celui des compromissions, voire pour certains du collaborationnisme, et pour d'autres du refus ou de la Résistance. Pour une majorité de Français, le sport reste un refuge. Le cas des sportifs juifs, à l'exemple du champion de natation Alfred Nakache, est le plus douloureux. En quelques années, le champ sportif se trouve ici remanié et bousculé comme il ne l'avait jamais été auparavant. Les années de Vichy laissent une trace profonde dans le sport français.
Les polémiques récentes concernant l’histoire des relations entre la France et l’Afrique donnent le sentiment d’une visibilité croissante de ce type de débats au sein de l’espace public français. Qu’il s’agisse du combat mené par de nombreux intellectuels contre la vision de l’Afrique portée par le « discours de Dakar » (2007), des controverses qui ont entouré la loi de février 2005 sur le rôle positif de la colonisation française ou des questionnements sur le rôle joué par la France au Rwanda, force est de constater que cette histoire est au croisement d’enjeux politiques, historiques et mémoriels qui en font la matrice, pour le meilleur, de débats intellectuels, de recherches scientifiques et d’une curiosité émanant du grand public, mais aussi, pour le pire, de fantasmes, de ressentiments ou de velléités de manipulation du passé. Si la nouveauté de ces controverses est sans doute à nuancer, leur forte médiatisation au cœur des années 2000 invite le chercheur à interroger les types de récit que les journalistes contribuent à faire circuler sur cette histoire. Quelle a été depuis le XIXe siècle l’évolution du rôle des médias français, africains et internationaux dans la construction des représentations de l’Afrique et de son passé ? De quels enjeux historiques, politiques, culturels et mémoriels ces représentations médiatiques sont-elles l’objet ?
Qu'est-ce qu'un bien de l'enfant ? Un jouet ? Certes, mais pas seulement. Un objet qui lui est destiné? Sa propriété? Un élément présent dans sa chambre, un objet qu'il utilise ? Cet ouvrage se propose, à partir d'une enquête qui mobilise l'histoire ancienne et plus récente, la sociologie et l'anthropologie, les sciences de l'éducation et de la gestion, d'analyser ces objets et les stratégies marketing des marchands et des fabricants. En visitant les domiciles et les chambres d'enfants, il est intéressant de voir quels sont les objets que l'enfant considère comme siens et quelle place ils occupent. De quelle manière adresse-t-on un objet à l'enfant (et à ses parents) ? Comment ceux-ci le réceptionnent-ils, se l'approprient-ils ? Cette approche pluridisciplinaire nous permet d'accéder de façon originale aux mondes des enfants, à ce que l'on fait pour l'enfant et à ce que l'enfant en fait.