
Ecologie humaine. Une science sociale des milieux de vie
Qu'est-ce que l'écologie humaine ? En livrant une généalogie de la pensée écologique dans les sciences sociales et en l'illustrant par une série d'enquêtes, cet ouvrage défend trois approches complémentaires de l'étude des milieux de vie humains. Il revient, d'abord, à Chicago, aux origines de l'écologie humaine, quand ont été forgés les premiers outils d'analyse statistique et cartographique des territoires urbains et suburbains. Il rend compte, ensuite, d'une socio-anthropologie des mondes sociaux, avec leurs espaces de vie et leurs histoires de vie : une série de cas d'étude, de la banlieue parisienne à Bruxelles, Hollywood ou Hambourg, démontre ici la fécondité de cette ethnographie des milieux de vie. Il propose, enfin, une troisième perspective qui combine une sémiologie et une psychologie écologiques. Centrée sur les corps des citadins et les champs d'expérience à leurs entours, elle décrit leurs façons de s'ancrer dans différentes espèces d'espaces, de les percevoir et de les transformer. Ces territoires, lieux d'appropriation, d'expérimentation et de protestation, sont aussi des terrains de conquête et de résistance : l'écologie humaine s'ouvre alors au droit à la ville. Trois perspectives sur l'écologie humaine qui explorent comment les sociétés humaines sculptent leurs milieux de vie dans leur biotope terrestre. Cet ouvrage contient en outre des articles inédits en français de Robert E. Park, Kevin Lynch, Andrew Abbott et Jack Katz, ainsi que la traduction de l'ethnographie pionnière de la "ville telle que la vivent les enfants" par Martha Muchow. Ses présentations intermédiaires en font un utile manuel de synthèse sur différents épisodes de la sociologie de Chicago et de l'histoire de l'écologie humaine.
| Nombre de pages | 762 |
|---|---|
| Date de parution | 28/11/2024 |
| Poids | 1 300g |
| Largeur | 170mm |
| EAN | 9782354282103 |
|---|---|
| Titre | Ecologie humaine. Une science sociale des milieux de vie |
| Auteur | Céfaï Daniel ; Gaudin Olivier ; Carlier Louise ; B |
| Editeur | CREAPHIS |
| Largeur | 170 |
| Poids | 1300 |
| Date de parution | 20241128 |
| Nombre de pages | 762,00 € |
| Disponibilité | Epuisé |
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Leone Ginzburg, un intellectuel contre le fascisme. Suivi de Entretiens avec Giovanni de Luna, Paola
Mauro FlorenceLeone Ginzburg (1909-1944) fonde en 1933, avec Giulio Einaudi et Cesare Pavese, les éditions Einaudi. Il meurt de sa radicalité en 1944, assassiné par les nazis. Il a inscrit la culture comme premier front de l'antifascisme. Florence Mauro raconte sa vie tirée comme un trait droit et sans bavure, sans aucune compromission, marquée par l'exigence intellectuelle. A la fin des années 1920 à Turin s'était formé un groupe de jeunes, au lycée d'Azeglio et ensuite à l'université. Leur maître Augusto Monti disait qu'il leur enseignait Dante et la politique. Les élèves se nommaient : Leone Ginzburg, Cesare Pavese, Noberto Bobbio, Massimo Mila, Vittorio Foa, Mario Lévi. Leone Ginzburg (1909-1944) est apparu très vite comme la figure émergeante de ce groupe par son attitude morale exemplaire, tant sur le plan intellectuel que politique. En 1933 il fonde, avec Giulio Einaudi et Cesare Pavese, les éditions Einaudi : en 1937 et 1938, il y installe les grandes collections, historiques, scientifiques, et les traductions de la littérature européenne : lui-même, d'origine russe et russophone, traduit les auteurs russes ou révise des traductions (Gogol, Tolstoï, Pouchkine, Dostoïevski, Tourgueniev) tandis que Cesare Pavese traduit les textes les plus novateurs de la littérature américaine (Sinclair Lewis, Herman Melville, John Dos Passos, Gertrude Stein...). De 1941 à 1943, condamné par le régime fasciste à la relégation dans un petit village des monts des Abruzzes, il écrit sans cesse pour la " Casa " Einaudi, et exige l'excellence du travail éditorial. Dans une incessante revendication de ses positions antifascistes, Ginzburg est mort de sa radicalité en 1944, à la prison romaine de Regina Coeli, assassiné par les nazis. Avec une écriture impliquée, Florence Mauro raconte la vie de Leone Ginzburg tirée comme un trait droit et sans bavure, sans aucune compromission, marquée par l'exigence intellectuelle. Par sa lutte jamais relâchée pour la liberté d'écrire, de traduire, d'enseigner, de transmettre, il a contribué à maintenir un rempart indispensable contre la montée d'une société totalitaire. L'autrice remet en lumière son intransigeance et sa radicalité face aux événements contemporains de sa génération. Il est un modèle qui parle aujourd'hui et enseigne à ne pas manquer de vigilance. Elle transmet au lecteur d'aujourd'hui son empathie pour le personnage de Leone Ginzburg qui devient par moments héros de roman : elle l'imagine dans une quotidienneté, avec ses camarades de lycée dans les cafés de Turin, ou avec sa famille dans le confino des Abruzzes où il est exilé par le pouvoir fasciste. Elle le met en scène, se fondant sur des écrits retrouvés, des témoignages, des archives. Elle décrit ses enquêtes dans les archives à Turin et à Rome, ses déambulations sur les pas de Leone Ginzburg, ses rencontres avec des témoins ou des historiens. A travers le geste d'écriture, Leone Ginzburg inscrit la culture comme premier front de l'antifascisme. Pour lui tout acte de langage devient acte politique. Comment des articles écrits dans la célèbre revue La Cultura - reprise par la Casa Einaudi - apparaissent-ils comme les mots les plus engagés de la Résistance ? Comment la Casa Einaudi est-elle au coeur, dès sa création, d'un des enjeux essentiels de la démocratie, du renouvellement d'un patrimoine qui a fondé un pays, et de sa très nécessaire leçon de résistance à venir ? Il est à noter que l'épouse de Leone, Natalia Ginzburg, née Natalia Levi, a été une grande écrivaine. Leone et Natalia ont eu trois enfants dont Carlo Ginzburg le célèbre historien pionnier de la micro-histoire et historien de l'art.EpuiséVOIR PRODUIT12,00 €
