L'univers obscur du corps. Représentation et gouvernement des corps à la Renaissance
Céard Jean
BELLES LETTRES
19,00 €
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EAN :9782251451688
A la différence des pensées antiques qui, invitant à se connaître soi-même, détachent l'âme du corps, la pensée chrétienne élabore une conception du corps étroitement solidaire de l'âme : celle-ci n'est tout à fait elle-même qu'unie au corps qu'elle anime. Or la médecine sait à quel point la vie intérieure du corps nous échappe. Si la Renaissance est ardemment attentive à l'anatomie, de grandes pensées expriment de fortes réserves sur la validité de ce savoir qui pourrait bien n'être qu'un trompe-l'oeil. Plus généralement comment définir le rapport de l'âme et du corps ? Les métaphores qui tentent de le décrire sont aussi nombreuses qu'imparfaites, comme est vif l'intérêt pour ces individus qui vivent ce rapport dans l'incertitude, l'instabilité ou l'inquiétude : le lycanthrope, qui, comme on dit alors, "se met en loup" , l'ensorcelé, le fou. A défaut de pouvoir scruter l'intimité des corps, d'être en état d'en franchir la clôture, il faut mettre en place des procédures indirectes d'observation, édifier un complexe savoir conjectural qui sache repérer et croiser les signes. Nous n'avons pas complètement renoncé à ces représentations.
Nombre de pages
121
Date de parution
05/03/2021
Poids
222g
Largeur
161mm
Plus d'informations
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EAN
9782251451688
Titre
L'univers obscur du corps. Représentation et gouvernement des corps à la Renaissance
Auteur
Céard Jean
Editeur
BELLES LETTRES
Largeur
161
Poids
222
Date de parution
20210305
Nombre de pages
121,00 €
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Résumé : Aux côtés de Marot, Louise Labé, Maurice Scève, Du Bellay, Ronsard, Jodelle, Desportes, d'Aubigné, une pléiade de talents méconnus qui n'appartiennent pas tous à la "Pléiade" retrouvent ici leur place. Car cette anthologie s'affranchit aussi bien de la condamnation de Boileau que des choix trop restrictifs opérés depuis le regain d'intérêt des romantiques pour le XVI ? siècle. Jean Céard et Louis-Georges Tin insistent sur la nécessité de rassembler l'ensemble du corpus : "Nous avons cessé de considérer le XVI ? siècle en gardant les yeux fixés sur le XVII ? . Mais nous sommes-nous pour autant débarrassés de cette vision évolutive ? Il n'est pas rare, aujourd'hui encore, que la poésie du XVI ? siècle passe pour prendre son essor dans les années 1530 grâce à Marot et aux marotiques, avant de commencer à s'épanouir avec l'école lyonnaise dans les années 1540 et d'atteindre son plein essor avec la Pléiade, que viendront relayer dans les années 1570 la poésie néo-pétrarquiste puis la poésie baroque". La marque première de cette anthologie, c'est de donner à lire des auteurs laissés dans les marges ou cités de façon anecdotique. C'est aussi d'accueillir les formes les plus diverses d'un champ poétique en plein mouvement et effervescence.
Résumé : Si, dans la mémoire collective, le XVIIe siècle joue le rôle d'une référence, cela tient peut-être au fait qu'il inaugure les temps modernes. De l'héritage de la Renaissance au jansénisme, du libertin érudit à l'honnête homme, le XVIIe siècle apparaît, dans son histoire et dans sa littérature, comme une période de tension. Humaniste, il a donné un coup d'arrêt à l'humanisme ; moderne, il a fait éclore une civilisation dont la maturité est le fruit d'un apprentissage séculaire ; libertin et spiritualiste, mécaniste et sceptique, c'est souvent dans les âmes qu'il a provoqué les conflits les plus violents. La lecture de cet ouvrage montre qu'on ne peut comprendre les oeuvres et les écrivains de cette période sans les réinsérer dans les grands courants de pensée qui ont animé des domaines aussi variés que la médecine, la morale, la théologie et même la politique. Plus qu'une introduction à un siècle de production littéraire, cet ouvrage est un livre clé pour l'approche de toute la vie intellectuelle du Grand Siècle.
Résumé : "Une enfance pieuse, studieuse, où déjà, comme un mot d'Hadrien en témoigne, se révèle le trait spécifique du caractère, l'entière sincérité ; une jeunesse chaste, de bonne heure associée aux responsabilités du gouvernement, sans que les soucis et les charges portent aucune atteinte à la spontanéité ou à l'intensité de la vie intérieure ; l'âge mûr et la vieillesse voués sans réserve au service de l'Etat et aux intérêts de l'humanité, en un temps où les difficultés furent rudes et qui connut même des dangers graves ; enfin, laissé après soi et parvenu jusqu'à nous, un petit livre, quelques feuillets, mais si pleins, où survit et transparaît une âme aussi haute que pure, tel fut le destin de Marc-Aurèle, destin privilégié, auquel semblent avoir également collaboré - comme pour justifier les dogmes de l'école à laquelle l'empereur philosophe a adhéré si fermement - la raison souveraine qui distribue son lot à chacun et la volonté éclairée de l'homme à qui ce lot était échu." Aimé Puech, extrait de l'introduction (1947).
Le nord, le sud, l'est et l'ouest : toutes les sociétés, ou presque, recourent aux directions cardinales pour s'orienter. Depuis des millénaires, les quatre points cardinaux sont indispensables a` la navigation. Au coeur de l'imaginaire, de la morale et de la géopolitique de la plupart des civilisations, ils n'en restent pas moins subjectifs - et parfois contradictoires. L'historien Jerry Brotton nous invite à découvrir ces directions en fonction de la position spatiale et temporelle des communautés humaines qui en font usage. Il nous explique pourquoi telle ou telle culture en privilégie une plutôt qu'une autre et pourquoi aucune société ne s'est jamais orientée vers l'ouest. De nos jours, cependant, en vertu du GPS, les points cardinaux s'avèrent moins pertinents. Grâce aux applications géospatiales, nous nous situons au centre de la carte sous la forme d'un point bleu qui nous déconnecte du monde naturel. En imaginant les bouleversements que la technologie pourrait imposer a` l'avenir, Jerry Brotton nous rappelle a` quel point les directions cardinales ont été cruciales depuis que nous parcourons la planète.