A Arles, les grands travaux de constructions publiques qui dotèrent l'agglomération des équipements d'une ville romaine ne sont pas antérieurs au début du règne d'Auguste. Durant une période relativement courte, entre 25 et 10 avant J.-C., furent achevés des quais maçonnés en bordure du fleuve, un rempart qui englobait une superficie d'au moins 45 hectares, un forum, qui devait être jouxté par deux autres places, un théâtre et un arc, érigé près du Rhône, à l'arrivée dans la ville de la route d'Espagne. Ni l'amphithéâtre, édifié à la fin du Ier siècle après J.-C., ni le cirque, daté du milieu du IIe siècle, ne font partie de ce premier programme. Alors que l'amphithéâtre a glorieusement traversé les siècles à l'abri de son grandiose portique, le théâtre pourtant si proche de lui a bien failli disparaître à jamais ! Edifice hautement symbolique du culte impérial et considéré par les chrétiens comme " un temple des faux dieux ", il était d'autant plus menacé que sa double proximité avec le rempart méridional de la cité et les chantiers successifs de la cathédrale en faisait une inépuisable carrière de matériaux prêts à l'emploi. La redécouverte du XIXe siècle et les restaurations de notre époque ont redonné vie au théâtre antique d'Arles et en font un site archéologique passionnant à visiter.
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Nombre de pages
131
Date de parution
25/05/2010
Poids
336g
Largeur
164mm
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EAN
9782849751954
Titre
Le théâtre antique d'Arles. Avec 1 CD-ROM
Auteur
CAYLUX ODILE
Editeur
FAGE
Largeur
164
Poids
336
Date de parution
20100525
Nombre de pages
131,00 €
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Située au bord du Rhône et à la limite du' f Languedoc, Arles est, au XVIIIe siècle, la quatrième ville de Provence. Gagnée par l'épidémie de peste (1720-1721) six mois après Marseille, elle est atteinte et perd un tiers de sa population. Les autorités consulaires mettent en ?uvre les mesures habituelles en temps d'épidémie : interdiction de circuler (mais le vaste terroir agricole arlésien est indispensable à la vie de la cité), ouverture d'infirmeries, soins aux pestiférés, aide alimentaire aux nécessiteux, le tout sur fond de crise financière aiguë. Le très important fonds d'archives conservé permet de suivre pas à pas cet épisode tragique, d'en connaître les acteurs, d'analyser les décisions prises, d'en voir les conséquences. Fait exceptionnel, quatre consuls et trente-cinq conseillers municipaux, dévoués à la population, meurent pestiférés après avoir affronté un soulèvement populaire d'une particulière ampleur.
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