La protestation des larmes. Le mélodrame de la femme inconnue
Cavell Stanley ; Soulat Pauline
CAPRICCI
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EAN :9782918040347
Dans son ouvrage le plus célèbre écrit en 1981, À la recherche du bonheur, Stanley Cavell, se basant sur sept grandes comédies classiques hollywoodiennes, théorise l'existence d un genre nouveau, la comédie du remariage. Avec La Protestation des larmes (1996), le grand philosophe américain complète ce travail en définissant un genre symétrique: le mélodrame de la femme inconnue. À travers l'étude de quatre films des années 1930-1940, Cavell dresse le portrait d héroïnes isolées qui partagent le besoin d exister par elles-mêmes et d'être éduquées, et qui ne peuvent pourtant dépasser leur condition qu'en dehors du cadre du mariage. Revendiquant de nouveau l'importance de mêler les disciplines comme la philosophie, l'esthétique ou la psychanalyse et de les faire dialoguer avec les oeuvres de la culture populaire que sont les films, Cavell développe une réflexion à la fois exigeante et enjouée.
Nombre de pages
326
Date de parution
01/04/2012
Poids
362g
Largeur
123mm
Plus d'informations
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EAN
9782918040347
Titre
La protestation des larmes. Le mélodrame de la femme inconnue
Auteur
Cavell Stanley ; Soulat Pauline
Editeur
CAPRICCI
Largeur
123
Poids
362
Date de parution
20120401
Nombre de pages
326,00 €
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Y a-t-il une philosophie américaine ? C'est une question provocatrice : Stanley Cavell la pose. Il existe certes des textes philosophiques américains, qui nous atteignent dans la mesure du possible : une philosophie américaine qui, fondée sur la logique ou l'analyse du langage, revendique doublement l'héritage de Wittgenstein. Pour Cavell, cet héritage est un malentendu. Toute son ?uvre demande : sommes-nous capables d'hériter l'?uvre de Wittgenstein, d'entendre ce qu'elle nous dit ? Rien n'est moins sûr, puisque l'Amérique a été incapable d'entendre sa voix philosophique originelle, celle d'Emerson (et de Thoreau), que Cavell veut réhabiliter, et qui annonce le véritable propos de la philosophie de Wittgenstein.
Poursuivant sa tâche d'une constitution d'Emerson au rang de philosophe, annoncée dans Une nouvelle Amérique encore inapprochable - qui allait à rebours de Wittgenstein à Emerson -, Stanley Cavell aborde la question politique et la position d'Emerson par rapport à l'esclavage. Partant des récentes polémiques sur Heidegger et le nazisme, Cavell suit le fil d'un labyrinthe qui, de Heidegger, remonte jusqu'à Emerson en passant par Nietzsche, grand lecteur du sage de Concord. De philosophie en politique, de constitution en amendements, le mouvement de la pensée de Cavell, en volutes et vertiges, nous conduit au seuil de la seule véritable question : " peut-on poser la question : de quoi le génie philosophique s'accommode-t-il ? ". L'essai de Stanley Cavell, qui date de 1991, est accompagné d'un dossier comprenant trois écrits d'Emerson "Destin", "Expérience", "La loi sur les esclaves fugitifs", et un texte de Nietzsche "Fatum et Histoire" dans lequel l'héritage émersonien est particulièrement présent.
Le fondement de la présente publication est que la réception de Wittgenstein est encore à venir. Je ne dis pas d'ailleurs que ce soit une mauvaise chose. L'écriture de Wittgenstein n'est pas du genre qui se prête à la professionnalisation. Je ne dis pas non plus que cette absence de réception soit surprenante. Comme les grandes ?uvres modernes depuis un siècle, les Investigations philosophiques sont, au sens logique, ésotériques, autrement dit elles sont essentiellement et toujours en attente de réception. Elles ont donc les désagréments des ?uvres-cultes qui exigent, pour être reçues sincèrement, le choc de la conversion. Wittgenstein avoue lui-même que son ?uvre "semble détruire tout ce qui est intéressant, c'est-à-dire tout ce qui est grand et important". Mais ce qui s'exprime ici, dans l'idée de destruction, c'est en réalité un renversement de nos idées de ce qui est grand et important. " S. C.
Quand ils marchent dans les rues de New York, Tanger, Détroit, Séville, Paterson, les héros des films de Jim Jarmusch fabriquent un secret. Une autre allure, pour un autre temps.
Sorti quelques mois après la mort de Kubrick, Eyes Wide Shut est depuis nimbé d'une aura de mystère et de démesure : un tournage homérique de presque deux ans, le couple Tom Cruise-Nicole Kidman dans la tourmente, des acteurs qui quittent le projet, un réalisateur mythique connu pour ses méthodes hors du commun... Le cocktail est explosif, encore agrémenté d'un parfum de scandale lorsque surgit la rumeur d'un film toujours en cours de montage à la mort de Kubrick, et donc terminé in extremis par sa garde rapprochée. Vingt ans plus tard, cet ouvrage nourri d'une soixantaine d'entretiens revient sur la conception d'une oeuvre à part, peut-être la plus personnelle et hypnotisante du cinéaste. Avec en ligne de mire cette question clé : que nous apprend Eyes Wide Shut de Stanley Kubrick ...
A peine dix ans et une poignée de rôles. Voilà ce qu'il a fallu à Bud, un gamin du Nebraska, pour devenir Marlon Brando, détrôner Laurence Olivier et se faire une place dans le grand récit américain. Puis quasiment plus rien. Une carrière déclinante, un comportement de plus en plus erratique, une résurrection magnifique mais éphémère (Le Parrain, Apocalypse Now). Comme s'il était arrivé trop tôt au sommet, avant de se laisser inonder par la mélancolie, un sentiment de l'absurde et une envie de disparaître. Réfugié sur son atoll du bout du monde, Marlon Brando posait cette question : combien de temps une star dure-t-elle ?