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Conditions nobles et ignobles. La constitution du perfectionnisme moral émersonien
Cavell Stanley ; Fournier Christian ; Laugier Sand
ECLAT
24,99 €
Épuisé
EAN :9782905372864
Après Une nouvelle Amérique encore inapprochable et Statuts d'Emerson, premiers jalons d'une présentation du transcendantalisme américain et de la reconnaissance philosophique d'Emerson et Thoreau, voici une ceuvre majeure de Stanley Cavell, où il poursuit la constitution de la philosophie américaine. Dans ces Carus Lectures, Cavell déroule le fil qui, partant de Nietzsche et Heidegger d'une part, de Kripke et Rawls d'autre part, nous conduit à ce qu'il appelle le perfectionnisme moral d'Emerson. Cette redéfinition radicale des problèmes les plus actuels de la philosophie - paradoxes de la connaissance et du scepticisme, fondement de la morale publique et privée - s'accomplit ici à travers la lecture des Recherches Philosophiques de Wittgenstein, et de films appartenant à la période classique de Hollywood. C'est l'occasion pour Cavell d'exposer et de défendre, engageant ainsi le débat avec Théorie de la Justice, une conception spécifiquement démocratique de la morale perfectionniste. Il la retrouve dans le cinéma américain, héritier d'Emerson, ainsi que dans la tradition littéraire et philosophique européenne.
Nombre de pages
240
Date de parution
01/12/1993
Poids
297g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782905372864
Titre
Conditions nobles et ignobles. La constitution du perfectionnisme moral émersonien
Auteur
Cavell Stanley ; Fournier Christian ; Laugier Sand
Editeur
ECLAT
Largeur
140
Poids
297
Date de parution
19931201
Nombre de pages
240,00 €
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Résumé : Y a-t-il une philosophie américaine ? C'est une question provocatrice : Stanley Cavell la pose. Il existe certes des textes philosophiques américains, qui nous atteignent dans la mesure du possible : une philosophie américaine qui, fondée sur la logique ou l'analyse du langage, revendique doublement l'héritage de Wittgenstein. Pour Cavell, cet héritage est un malentendu. Toute son ?uvre demande : sommes-nous capables d'hériter l'?uvre de Wittgenstein, d'entendre ce qu'elle nous dit ? Rien n'est moins sûr, puisque l'Amérique a été incapable d'entendre sa voix philosophique originelle, celle d'Emerson (et de Thoreau), que Cavell veut réhabiliter, et qui annonce le véritable propos de la philosophie de Wittgenstein.
Résumé : Poursuivant sa tâche d'une constitution d'Emerson au rang de philosophe, annoncée dans Une nouvelle Amérique encore inapprochable - qui allait à rebours de Wittgenstein à Emerson -, Stanley Cavell aborde la question politique et la position d'Emerson par rapport à l'esclavage. Partant des récentes polémiques sur Heidegger et le nazisme, Cavell suit le fil d'un labyrinthe qui, de Heidegger, remonte jusqu'à Emerson en passant par Nietzsche, grand lecteur du sage de Concord. De philosophie en politique, de constitution en amendements, le mouvement de la pensée de Cavell, en volutes et vertiges, nous conduit au seuil de la seule véritable question : " peut-on poser la question : de quoi le génie philosophique s'accommode-t-il ? ". L'essai de Stanley Cavell, qui date de 1991, est accompagné d'un dossier comprenant trois écrits d'Emerson "Destin", "Expérience", "La loi sur les esclaves fugitifs", et un texte de Nietzsche "Fatum et Histoire" dans lequel l'héritage émersonien est particulièrement présent.
Résumé : " Le fondement de la présente publication est que la réception de Wittgenstein est encore à venir. Je ne dis pas d'ailleurs que ce soit une mauvaise chose. L'écriture de Wittgenstein n'est pas du genre qui se prête à la professionnalisation. Je ne dis pas non plus que cette absence de réception soit surprenante. Comme les grandes ?uvres modernes depuis un siècle, les Investigations philosophiques sont, au sens logique, ésotériques, autrement dit elles sont essentiellement et toujours en attente de réception. Elles ont donc les désagréments des ?uvres-cultes qui exigent, pour être reçues sincèrement, le choc de la conversion. Wittgenstein avoue lui-même que son ?uvre "semble détruire tout ce qui est intéressant, c'est-à-dire tout ce qui est grand et important". Mais ce qui s'exprime ici, dans l'idée de destruction, c'est en réalité un renversement de nos idées de ce qui est grand et important. " S. C.
On oppose souvent Max Weber (1864-1920) à son aîné Karl Marx (1818-1883), qui ont tous deux marqué durablement et diversement la culture allemande du I9' siècle. Si tous deux sont critiques à l'égard de la société, seul Marx propose de la transformer quand Weber s'attache à la comprendre, en fondant une sociologie dite compréhensive. Il ne fait pas de doute que l'on retrouve cette double influence imbriquée dans les oeuvres d'Ernst Bloch, de Walter Benjamin ou d'Erich Fromm, mais aussi chez les auteurs de l'Ecole de Francfort ou chez des penseurs aussi divers que Georg Lukács et Maurice Merleau-Ponty. Certes, Weber était un penseur libéral, hostile au communisme. Mais c'était aussi, comme le rappelle Michael Löwy, un analyste très critique du capitalisme et de sa course effrénée au profit. Ce qu'il appelle la cage d'acier n'est autre que la civilisation capitaliste, fondée sur le calcul égoiste et la toute-puissance des marchés, qui enferme l'humanité dans un système implacable. Reprenant le fil de cette riche postérité, Michael Löwy montre à quel point est encore actuel ce courant critique du marxisme wébérien dans un monde désormais globalisé, qui ne peut être transformé qu'en le comprenant. Ce livre, paru aux éditions Stock en 2013, reparaît dans L'éclat/poche, enrichi de deux essais de Michael Löwy et Eleni Varikas sur "Weber et l'anarchisme", et "MaxWeber et l'anthropologie".
Flüsser David ; Petitdemange Guy ; Pinto Lasry Vér
L'oeuvre de David Flusser a marqué durablement les relations entre le judaïsme et le christianisme, et son ouvrage sur le Jésus historique, à la suite des travaux de Joseph Klausner, a si considérablement modifié la figure du Christ que les nouveaux exégètes en mal de compromis ont vite fait de l'ignorer. "Flusser ouvre une voie, comme peut-être personne, par le savoir indubitablement, mais aussi par une sorte d'illumination intérieure délivrante, en enracinant le christianisme dans l'histoire du judaïsme de l'époque. Ce n'est évidemment pas une explication ; c'est un éclairage sans pareil, éclairage qui est aussi un réveil, le regard sur un autre paysage ", écrit Guy Petitdemange dans sa préface à ce petit livre, devenu un 'classique' secret et qui résume l'oeuvre de toute une vie.
Résumé : D'un côté la loi, de l'autre le récit, d'un côté la Halakha, de l'autre la Aggada. Telles sont les deux grandes notions du Talmud, traditionnellement opposées, et qui pourtant, dans ce texte de Bialik, sont imbriquées dialectiquement au point d'amorcer une révolution dans la pensée juive, un bouleversement qui en révèle l'unité paradoxale. Il n'est pas étonnant, dès lors, que lorsque sa traduction parut en 1919, il impressionna très fortement Walter Benjamin, qui le considérait comme "absolument exceptionnel", ce qu'il était effectivement ", écrit Gershom Scholem.