Cavalin Tangi ; Suaud Charles ; Viet-Depaule Natha
KARTHALA
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EAN :9782811103040
S'il est acquis que les religions contribuent à la justification de l'ordre établi, elles peuvent aussi jouer comme une force de changement. À partir d'analyses de cas empruntées à l'histoire de l'Eglise catholique, mais aussi à celle d'autres religions, ce livre examine des contestations internes qui ont eu pour enjeux de mettre en question les relations traditionnelles entre des agents religieux, des laïcs et des institutions et de redéfinir la place des Eglises ou des organisations religieuses dans certaines sociétés. Le point de vue adopté dans cet ouvrage prend le parti de comprendre les subversions religieuses en ce qu'elles engagent pleinement les esprits et les corps. Ces tentatives de transformation sont à l'origine de multiples conflits. Bien qu'elles se soient heurtées à des résistances au nom de valeurs doctrinales, à des oppositions entre clercs et laïcs et à la prétention hégémonique des institutions promptes à recourir à des mesures disciplinaires, elles ont, sinon réussi à subvertir les pouvoirs religieux en place, du moins infléchi des pratiques et induit des changements durables. Il n'en reste pas moins que, de façon surprenante, les détenteurs de la domination religieuse peuvent aussi sortir affermis de ces confrontations. Le paradoxe de la subversion religieuse est qu'elle contribuerait peut-être au renforcement interne des institutions qu'elle prétendait mettre en cause.
Nombre de pages
308
Date de parution
05/02/2010
Poids
500g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782811103040
Auteur
Cavalin Tangi ; Suaud Charles ; Viet-Depaule Natha
Editeur
KARTHALA
Largeur
160
Date de parution
20100205
Nombre de pages
308,00 €
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Cavalin Tangi ; Viet-Depaule Nathalie ; Dumont Rob
Il y a tout juste 50 ans, l'Église catholique repensait sa relation au " monde " au cours du concile Vatican II et autorisait à nouveau des prêtres à entrer au travail en usine et sur les chantiers. Après la brusque interruption de 1954, l'espoir renaissait.
Les frères Philippe resteront comme les promoteurs d'abus sexuels au sein des communautés qu'ils ont créées, l'Arche et Saint-Jean. Ils étaient initialement issus de l'Ordre dominicain. En instituant une commission indépendante, la Province de France a voulu rendre vérité et justice aux victimes. Voici le rapport libre, intègre et intégral, de ces historiens.Des enquêtes, qu'elles soient le fait de journalistes, d'associations ou d'institutions ecclésiales, ont fait connaître pour les dénoncer les agissements abusifs de Thomas et Marie-Dominique Philippe, frères de sang et de religion.Ces révélations ont ébranlé les fondations dont ils étaient les figures tutélaires, l'Arche pour le premier, la communauté Saint-Jean pour le second. Elles ont aussi profondément questionné l'Ordre dominicain dont tous deux étaient issus.Le 30 janvier 2020, le frère Nicolas Tixier, provincial de France, m'a demandé, par une lettre de mission, de constituer une commission historique " chargée de faire toute la lumière " sur cette affaire pour " notamment permettre de préciser le rôle de l'institution dominicaine dans son traitement depuis l'origine ".Le travail, conduit sur trois années, a été mené en toute indépendance. La commission a défini seule sa perspective de recherche, sa méthodologie, ses lieux d'investigation, les témoins à rencontrer. Les archivistes dominicains à Paris et à Rome se sont mis à sa disposition sans s'immiscer, à aucun moment, dans le travail des chercheurs. Aucun religieux dominicain n'a, à aucun moment, formulé la moindre directive, ni même été tenu au courant du travail en cours et de ses résultats. Le rapport remis au provincial, dont je suis l'auteur, n'a pas été revu par lui avant publication.Le voici.T. C.
A la croisée de la psychanalyse et de l'anthropologie, cet ouvrage propose une lecture structurale de l'histoire ottomane et républicaine de la Turquie. D'Osman à Kemal, de la chute de Constantinople au mouvement protestataire du parc de Gezi (2013), sont retracées les transformations du "discours" social organisé par quatre places qu'occupent différentiellement le sultan, l'Etat, les assujettis et le territoire. Au "discours d'Empire" des premiers Ottomans succède au XVIIe siècle un "discours d'en pire" dont émerge, au XIXe siècle, celui "de la paranoïa" à la logique génocidaire. De cette matrice naît celui de la République, toujours actuel depuis cent ans : le "discours de l'hainamoration" dont Erdo?an est depuis vingt ans le sujet principal. Ces transformations successives ont pour enjeu, avec une étrange constance, le champ de l'altérité : le lieu de la différence.