Les frères Philippe resteront comme les promoteurs d'abus sexuels au sein des communautés qu'ils ont créées, l'Arche et Saint-Jean. Ils étaient initialement issus de l'Ordre dominicain. En instituant une commission indépendante, la Province de France a voulu rendre vérité et justice aux victimes. Voici le rapport libre, intègre et intégral, de ces historiens.Des enquêtes, qu'elles soient le fait de journalistes, d'associations ou d'institutions ecclésiales, ont fait connaître pour les dénoncer les agissements abusifs de Thomas et Marie-Dominique Philippe, frères de sang et de religion.Ces révélations ont ébranlé les fondations dont ils étaient les figures tutélaires, l'Arche pour le premier, la communauté Saint-Jean pour le second. Elles ont aussi profondément questionné l'Ordre dominicain dont tous deux étaient issus.Le 30 janvier 2020, le frère Nicolas Tixier, provincial de France, m'a demandé, par une lettre de mission, de constituer une commission historique " chargée de faire toute la lumière " sur cette affaire pour " notamment permettre de préciser le rôle de l'institution dominicaine dans son traitement depuis l'origine ".Le travail, conduit sur trois années, a été mené en toute indépendance. La commission a défini seule sa perspective de recherche, sa méthodologie, ses lieux d'investigation, les témoins à rencontrer. Les archivistes dominicains à Paris et à Rome se sont mis à sa disposition sans s'immiscer, à aucun moment, dans le travail des chercheurs. Aucun religieux dominicain n'a, à aucun moment, formulé la moindre directive, ni même été tenu au courant du travail en cours et de ses résultats. Le rapport remis au provincial, dont je suis l'auteur, n'a pas été revu par lui avant publication.Le voici.T. C.
Nombre de pages
768
Date de parution
30/01/2023
Poids
1 190g
Largeur
154mm
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EAN
9782204153539
Titre
L'affaire. Les dominicains face au scandale des frères Philippe
Cavalin Tangi ; Suaud Charles ; Viet-Depaule Natha
S'il est acquis que les religions contribuent à la justification de l'ordre établi, elles peuvent aussi jouer comme une force de changement. À partir d'analyses de cas empruntées à l'histoire de l'Eglise catholique, mais aussi à celle d'autres religions, ce livre examine des contestations internes qui ont eu pour enjeux de mettre en question les relations traditionnelles entre des agents religieux, des laïcs et des institutions et de redéfinir la place des Eglises ou des organisations religieuses dans certaines sociétés. Le point de vue adopté dans cet ouvrage prend le parti de comprendre les subversions religieuses en ce qu'elles engagent pleinement les esprits et les corps. Ces tentatives de transformation sont à l'origine de multiples conflits. Bien qu'elles se soient heurtées à des résistances au nom de valeurs doctrinales, à des oppositions entre clercs et laïcs et à la prétention hégémonique des institutions promptes à recourir à des mesures disciplinaires, elles ont, sinon réussi à subvertir les pouvoirs religieux en place, du moins infléchi des pratiques et induit des changements durables. Il n'en reste pas moins que, de façon surprenante, les détenteurs de la domination religieuse peuvent aussi sortir affermis de ces confrontations. Le paradoxe de la subversion religieuse est qu'elle contribuerait peut-être au renforcement interne des institutions qu'elle prétendait mettre en cause.
Cavalin Tangi ; Viet-Depaule Nathalie ; Dumont Rob
Il y a tout juste 50 ans, l'Église catholique repensait sa relation au " monde " au cours du concile Vatican II et autorisait à nouveau des prêtres à entrer au travail en usine et sur les chantiers. Après la brusque interruption de 1954, l'espoir renaissait.
La Bible de Jérusalem est le fruit de la traduction collective des textes hébreux et grecs par l'Ecole biblique et archéologique française de Jérusalem qui lui a donné son nom. La première version est parue en 1956. La version actuellement imprimée date de 2000. La qualité des introductions, des traductions et des notes reflète le meilleur de la recherche exégétique contemporaine. La mise en pages réjouit l'oeil tout en facilitant l'intelligence du texte - l'usage de strophes signalant par exemple les passages poétiques. Cette disposition est devenue un modèle pour toutes les bibles modernes ultérieures. Des références dans les marges renvoient à d'autres passages. La Bible de Jérusalem est actuellement la traduction biblique la plus répandue en France, et fait figure de classique. La fidélité aux textes originaux en fait une bible d'étude. La qualité littéraire de sa traduction, la grande attention portée à son vocabulaire et à son style en font une bible pour la lecture, adaptée à tous les publics. Les livres présentés sont ceux du canon catholique.
Depuis la vague d'attentats de janvier 2015 jusque dans des tragédies plus récentes, une incompréhension mine notre société : comment des jeunes, français ou installés en France de longue date, peuvent-ils adopter des positions haineuses à l'égard de ceux qu'ils décrivent comme leurs ennemis ? Comment des campagnes de harcèlement peuvent-elles se développer sur les réseaux sociaux pour dénoncer les contenus de certains cours ? Les questions sont complexes, et n'appellent pas des réponses simplistes. Cet ouvrage - élaboré dans une perspective interdisciplinaire (droit, philosophie, psychologie, sciences de l'éducation, sociologie, théologie) - aborde concrètement les difficultés et les actions possibles, associant chercheurs et acteurs du terrain éducatif. Le monde éducatif est, en effet, confronté à la problématique du décalage entre discours se voulant scientifiques et dogmes religieux, menant dans certains cas au dysfonctionnement de l'institution scolaire (avec notamment le refus de participer à certains cours). La réflexion et l'action sur ce thème supposent donc de ne pas prendre de position surplombante, mais de pallier la méconnaissance du phénomène religieux chez une partie de ceux qui se confrontent à ses manifestations contemporaines, et de prendre la mesure des failles psychiques, intellectuelles, voire spirituelles de nos dispositifs collectifs d'éducation et de transmission du savoir. Les expressions religieuses contemporaines les plus extrêmes seraient alors à penser dans ce cadre du déficit des valeurs symboliques partagées qui feraient lien...