Prodigieux poète que tout inspirait, Catulle débarrassa la poésie latine des archaïsmes et des duretés de la vieille métrique, en prenant pour modèle les Grecs Archiloque, Hipponax, Simonide, Sappho et les maîtres hellénistiques : Callimaque et Théocrite. Sa sensibilité lui fait chanter des épithalames et des élégies (ses amours, sa ville natale, Vérone, sa villa de Sirmio, la mort de son frère) ; on doit à son intelligence et à la hauteur de son point de vue les satires les plus violentes (contre César, et contre des voleurs) et les plus ordurières peut-être, qui aient jamais été composées. Dans tous les registres, ses vers sont un modèle de perfection formelle et de pureté, et révèlent un métier remarquable, au service d'une exigence de sincérité absolue. Ce qui lui vaut une place unique dans le Panthéon des lettres latines, c'est la célébration de la passion qu'il vécut avec celle qu'il appela Lesbie et qui se nommait en vérité Claudia. Une passion qui connut ses heures d'apogée (poèmes II, V, VII et LI sur l'oiseau favori de Lesbie, sur le dénombrement des baisers), ses jalousies ("J'aime et je hais... "), ses ruptures (Miser Catulle) et ses réconciliations (poème CVII) puis le dédain (poèmes LXVII, LXV). Où Catulle se singularise, c'est qu'il est le premier des poètes latins - ou le premier poète celte d'expression latine (? ) - qui accorde une âme à cet étrange objet de la passion qu'on appelle une femme. Caius Valérius Catullus naquit à Vérone en 82 avant notre ère, dans une famille noble de la Gaule Cisalpine. Du sang celte coulait dans ses veines. Son nom, issu du gaulois catu- (combat, bataille) signifie sans doute "le petit batailleur" . Il mourut en 52, il avait trente ans.
Nombre de pages
100
Date de parution
30/08/2022
Poids
142g
Largeur
148mm
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EAN
9782385083151
Titre
Libellus
Auteur
CATULLE
Editeur
CULTUREA
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148
Poids
142
Date de parution
20220830
Nombre de pages
100,00 €
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Poète latin du Ier siècle avant J.-C., Catulle entretint une liaison orageuse avec une femme mariée. Chantée sous le nom de Lesbie, Clodia devint la principale source d'inspiration des Poésies, dont est tirée cette anthologie de poèmes d'amour. Considéré comme le véritable fondateur de l'élégie romaine, Catulle est sans doute le premier à introduire la dimension autobiographique dans la poésie. Sa mort précoce, à une trentaine d'années, le fit entrer dans la légende.
Si on a longtemps privilégié le Catulle des épigrammes et des 'invectives sexuelles', cette nouvelle traduction devrait permettre de (re)découvrir sa puissance lyrique et satirique. L'appareil critique met en évidence l'originalité de sa langue et l'influence du poète sur la poésie latine.Notes Biographiques : Écrivain (Les Chants de l'aube de Lady Day, Le Foulard d'Orphée, aux éditions le temps qu'il fait) et traductrice (latin, italien et italien médiéval, anglais), Danièle Robert a obtenu le Prix ¿Laure-Bataillon¿ classique 2003 pour la traduction des Écrits érotiques d'Ovide (Actes Sud, coll. ¿Thesaurus¿) dont elle a également traduit, toujours pour Actes Sud, Les Métamorphoses et Lettres d'amour, lettres d'exil (Prix de traduction 2007 de l'Académie française). Elle a en outre obtenu le Prix Nelly-Sachs 2012 pour la traduction et l'édition critique de Rime de Guido Cavalcanti (éditions Vagabonde). Danièle Robert est la traductrice de l'?uvre poétique complète de Paul Auster (Disparitions, Actes Sud, 2004).
De tous les poètes latins, Catulle est sans doute celui qui a rendu avec le plus de fougue, de sincérité et de violence les éternelles péripéties du désir et de l'amour. Né aux alentours de 84 avant Jésus-Christ dans une des grandes familles de Vérone, Catulle a rapidement sa place dans les meilleurs cercles littéraires de Rome où il rencontre, entre autres, Cicéron et Cornelius Nepos. C'est là aussi qu'il fait la connaissance de celle qu'il surnomme Lesbie, qui torture son coeur, mais lui inspire ses plus beaux vers. Pour elle il part dans la lointaine Bithynie. A son retour, il meurt, âgé d'à peine trente ans. Notre édition rassemble les 116 poèmes de Catulle, recueillis après sa mort, ainsi que les fragments. L'introduction présente non seulement la vie du poète, mais aussi les milieux littéraires qui furent les siens ainsi que la poésie dont il s'inspira, notamment celle de Sappho et des poètes latins. L'histoire du texte et les principes d'édition viennent encore compléter l'ouvrage, tandis que la lecture est éclairée par d'abondantes notes. L'ouvrage est encore enrichi par un Index nominum, un lexique, l'analyse métrique des poèmes ainsi qu'un récent complément bibliographique.
Féru de culture grecque et des manières alexandrines, amant passionné des registres extrêmes du langage, le jeune Catulle de Vérone fait briller d'un éclat subtil l'esprit de la "nouvelle poésie" à Rome. Explorant la rhétorique de l'éloge et du blâme, il habite le sensible, invente "sa" Lesbia, figure bien-aimée qui hante ses vers, en des procédés très proches des expériences du lyrisme moderne. La traduction nouvelle et les lectures interprétatives ici proposées visent à révéler la complexité de l'écriture catullienne, où s'entremêlent audaces poétiques et subtiles analyses des passions. Ces différents aspects sont examinés dans leur contexte et confrontés aux enjeux éthiques et esthétiques de la Rome républicaine.
Dans 'Du sang, de la volupté et de la mort', Maurice Barrès explore des thèmes profonds tels que la mort, la sensualité et le deuil. A travers une prose sombre et éclatante, il évoque la mémoire de Jules Tellier, un ami disparu, et médite sur la condition humaine. Le livre aborde également des réflexions sur l'art, la passion et la solitude, à travers des récits poignants et des portraits saisissants.
Présenter en aperçu l'histoire de ce grand mouvement de l'esprit humain qui nous éleva graduellement de la magie et de l'astrologie à la science moderne, tel est le but de ce petit ouvrage. On a écrit déjà plusieurs fois l'histoire de la magie. Les uns ont cherché dans l'ensemble de ces croyances chimériques des preuves à l'appui de leur solidité ; les autres n'ont voulu que nous inspirer un profond dédain pour tant de folies et d'absurdités ; nul n'a songé à tirer de la comparaison des faits un enseignement réellement philosophique, et à marquer les différentes phases par lesquelles a passé une science qui, toute chimérique qu'elle est, a été cependant le début nécessaire des grandes découvertes qui devaient en ruiner les fondements. Je tenterai de le faire. J'aurais pu accumuler bien des témoignages et grossir ce volume d'une foule de détails intéressants ; mais j'ai voulu me borner à indiquer la voie qu'a suivi l'esprit humain, et je n'ai demandé à mes lectures que les citations indispensables à la démonstration de la vérité. (A. Maury)
Pendant la guerre de 1870 une diligence est pleine de gens qui fuient l'armée prussienne ; au milieu des gens "honnêtes" et bien-pensants, se trouve "Boule de suif" , une prostituée que ses compagnons de voyage méprisent. La diligence est arrêtée dans une auberge par des soldats prussiens dont l'officier exige, pour la laisser repartir, les faveurs de "Boule de suif" . "Boule de suif" qui refuse d'abord par patriotisme, va-t-elle finir par accepter ? Ses compagnons de voyage lui sauront-il gré de sa rigueur patriotique ou de sa complaisance ? Ce court récit est le premier que Maupassant a publié (en 1880). Son maître, G. Flaubert, n'en avait pas jugé dignes ses écrits précédents.
La religion des Celtes constitue un système de pratiques et de croyances basé sur un panthéon mythologique, civique et philosophique des Celtes. Comme les autres peuples de la protohistoire/Antiquité d'Europe, les Celtes ont développé un système religieux polythéiste, dans le cadre duquel officiait la classe sacerdotale des druides. Cette religion s'est progressivement dissoute dans la culture de l'Empire romain à partir du ier siècle av. J. -C. , à l'exception de l'Irlande où la civilisation celtique a continué d'exister jusqu'à l'évangélisation de l'île au ve siècle. Le celtisme fait donc partie intégrante de la tradition occidentale. Les Celtes ont su résister aux invasions romaines, puis aux évangélisations chrétiennes en gardant leur identité principale, une forme originale de paganisme qu'incarnent les druides. Ces prêtres anciens, dont le temple était la nature, maîtrisaient les sciences de la vie, de la mort et de la magie. Ils honoraient les Dieux qui n'étaient pas encore humanisés. Leurs présences invisibles apparaissaient aux Celtes sous la forme d'animaux que les druides et les héros pouvaient reconnaître. Les récits et les épopées celtiques irlandais témoignent de ce panthéon vivant qui influence encore notre imaginaire. Le plus connu des dieux celtes à forme d'animal est le Minotaure, moitié homme et moitié taureau. Ce dieu primitif apparaît sur les enseignes romaines où il occupe le troisième rang après l'aigle et le loup, avant le cheval et le sanglier. Ces conceptions mythologiques constituent-elles une phase intermédiaire entre la notion plus ancienne des dieux à forme animale et la notion des dieux à forme humaine ? C'est la question que, dans son inventaire des figures mythologiques de la Gaule et de l'Irlande, se pose Henri d'Arbois de Jubainville. Il en conclut que, contrairement à l'opinion répandue chez les géographes et les historiens grecs, les druides n'enseignaient pas "la métempsychose pythagoricienne" mais d'autres rites racontés dans cet ouvrage richement documenté.