De Mithridate VI à Arrien de Nicomédie : changements et continuités dans le bassin de la mer Noire e
Castelli Thibaut ; Müller Christel
AUSONIUS
19,00 €
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EAN :9782356135261
La mer Noire, colonisée par les Grecs depuis le VIIe siècle, a connu une floraison de cités qui ont conservé leur indépendance sauf dans le Royaume du Bosphore. Mithridate VI, le premier, a constitué la quasi-unité de cet espace en contrôlant brièvement l'ensemble du littoral pontique vers 100 a.C. Moins de deux siècles plus tard, l'intégralité ou presque de ce littoral est soumis à Rome, comme le rappelle le Périple du Pont-Euxin d'Arrien. Ces deux siècles (100 a.C.- 100 p.C.) sont à la charnière des histoires grecque et romaine, l'une voyant dans cette période la fin de l'époque hellénistique dans sa version régionale, l'autre y cherchant les prémices du contrôle romain sur la mer Noire. L'état actuel de l'historiographie témoigne de cette difficulté à penser ensemble ces deux siècles. Après les publications pionnières, comme celles de François de Callataÿ sur les guerres mithridatiques, ce sont souvent des découpages plus larges qui ont été récemment mis en avant dans des études centrées sur les populations de l'intérieur, comme dans les travaux rosses, bulgares ou roumains des années 2010, tandis que la fin du Ier s. a.C. est parfois également étudiée comme prologue à la période impériale. Plusieurs événements marquants manifestent, en effet, une rupture : l'attaque de Burebista vers 48 a.C. dans l'Ouest et le Nord-Ouest, le règne d'Aspourgos dans le Bosphore à partir de 8 a.C., l'annexion des villes grecques du Pont Gauche aux environs de notre ère, la création de la province de Mésie en 15 p.C., la fin du royaume thrace en 46 p.C., l'annexion par les Romains du Pont Polémoniaque en 64 p.C. Mais les continuités existent également dans les différents domaines, politique, économique, social, culturel. Cette question des ruptures et continuités constitue donc le fil rouge du volume, assortie d'une réflexion sur les spécificités pontiques dans la périodisation.
Nombre de pages
278
Date de parution
14/02/2023
Poids
540g
Largeur
171mm
Plus d'informations
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EAN
9782356135261
Titre
De Mithridate VI à Arrien de Nicomédie : changements et continuités dans le bassin de la mer Noire e
Auteur
Castelli Thibaut ; Müller Christel
Editeur
AUSONIUS
Largeur
171
Poids
540
Date de parution
20230214
Nombre de pages
278,00 €
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Cet ouvrage se propose d'élaborer une nouvelle vision des échanges entre les cités grecques du littoral occidental de la mer Noire et le monde grec de l'époque classique à l'époque hellénistique. Ces cités de Nikônion à Apollonia du Pont sont souvent considérées dans l'historiographie comme une périphérie d'une région excentrée de l'oecoumène, le nord de la mer Noire. Pourtant, leur contrôle est un enjeu pour les grandes puissances des époques classique et hellénistique, mais également pour les populations et les royaumes de l'hinterland. Ces différents acteurs influent sur l'exploitation des territoires ruraux et le commerce de ces cités par leurs menaces, mais également par leur protection. Si les marchands, ainsi que certains produits échangés comme le grain ou les esclaves, laissent peu de traces dans les sources archéologiques, épigraphiques et littéraires, l'utilisation du matériel amphorique et céramique rend possible de reconstituer les structures qui organisent les échanges, ainsi que leur rythme et leurs évolutions. On identifie ainsi les réseaux commerciaux tissés pendant plusieurs siècles entre ces cités, mais également avec le reste du monde pontique et le monde méditerranéen. Alors que l'historiographie traditionnelle voyait ma déclin généralisé de la région au cours du me siècle, la finesse chronologique des analyses permises par les datations de plus en plus fiables des timbres amphoriques complexifie cette image, aussi bien d'un point de vue spatial que chronologique. Le présent ouvrage met en évidence pour ces cités ouest-pontiques des caractéristiques économiques assez proches et une diversité des rythmes de développement, du fait de différents facteurs (politiques, économiques, environnementaux). Le Pont Gauche constitue en réalité une région qui, d'un point de vue économique, est loin d'occuper la place marginale que l'historiographie a tendance à lui attribuer au sein du monde grec.
Entre voyage et hymne amoureux envers sa mère patrie Rome, le De Reditu suo de Rutilius Namatianus, conservé par delà les siècles, est une véritable mine de savoir et de poésie. Il s'agissait donc de s'intéresser à cet auteur, un personnage qui peut à bon droit fasciner. Rutilius Namatianus, aristocrate païen en voyage et poète se présente comme un regroupement de textes pointus rédigés par des spécialistes reconnus et avisés. A l'automne 417, un aristocrate et haut fonctionnaire gallo-romain dont on ne sait à peu près rien en dehors de ce qu'il dit lui-même, revient de Rome en Narbonnaise où il est un grand propriétaire foncier. Il a eu l'heureuse idée de raconter ce retour sous forme poétique. L'ouvrage, en deux livres, intitulé sans doute De reditu suo, Sur son retour, est partiellement conservé. La partie qui nous reste couvre le voyage de Rome à Luna (entre les villes d'Italie actuelle de Carrare et Sarzana). Outre ses qualités littéraires, qui n'avaient pas échappé à Huysmans, Rutilius fournit dans ses vers des éléments documentaires essentiels pour une période critique de l'Empire romain : les années qui ont suivi les invasions vandales et suèves de 406 en Gaule, et la prise de Rome de 410 par les Goths d'Alaric. Son éloge de Rome, ville idéalisée, ses tirades contre les moines et les juifs sont célèbres. Mais Rutilius laisse aussi des zones d'ombre qui soulèvent de nombreuses questions : il n'explique pas, par exemple, la raison de son retour en Gaule. Le présent volume aborde le De reditu suo et son auteur en parallèle et sous des angles divers – historiques, géographiques, culturels, littéraires – et constitue à ce titre une sorte de somme du savoir actuel sur Rutilius.
Souny David ; Boutoulle Frédéric ; Garrigou Grandc
Deuxième ville du Bordelais au temps de son âge d'or au XIIIe siècle, Saint-Emilion conserve de cette période un patrimoine exceptionnel, tant sur terre... que sous terre. A partir de ses origines mythiques liées à un ermite breton venu s'installer en ce lieu au milieu du VIIIe siècle, la petite cité se développe d'abord autour d'un monastère et prospère ensuite grâce à ses bourgeois. Ces derniers élisent une jurade qui veille de près à l'économie de la ville, déjà basée sur le commerce du vin ! Des faubourgs populeux et de multiples couvents se développent bien au-delà des murailles qui nous sont parvenues. La guerre de Cent ans met un coup d'arrêt brutal à cette dynamique... Saint-Emilion a fait l'objet durant près de 10 ans de recherches universitaires qui ont permis de mieux connaître son histoire et mieux comprendre son architecture. Ce livre, richement illustré, s'attache aujourd'hui à partager auprès du grand public les résultats de ces travaux".
A la fin de l'âge du Fer, le nord-ouest de la Gaule est subdivisé en plusieurs cités indépendantes. Entre Manche et Atlantique, huit d'entre elles ont fait l'objet d'une attention particulière dans le cadre de cette enquête archéologique, qui vise à comprendre leur organisation et le rôle joué par les différents sites d'habitats. Contrairement à ce qui a longtemps été admis par les chercheurs, cette synthèse, issue d'une thèse de doctorat, met en exergue la pleine intégration de ces régions occidentales dans les processus sociaux qui marquent la fin de l'âge du Fer en Europe celtique et qui conduisent au développement de l'urbanisme et à la formation des territoires entre le IIIe et le Ier siècles a. C. La démarche consiste en une analyse des formes et des fonctions des agglomérations, mais également en un examen des espaces à caractère religieux (sanctuaires), des sites fortifiés et des établissements aristocratiques. Ce dépouillement exhaustif permet aujourd'hui de raisonner sur les liens économiques, voire administratifs, existant entre ces divers types de sites, tout en réfléchissant à la structuration sociale des cités et à l'évolution de leurs organisations jusqu'au Haut-Empire romain.