Miquel Barcelo, né sur l'île de Majorque en 1957, réalise depuis 40 ans des portraits et des autoportraits dans des carnets, sur des toiles, des pots en céramique, des tissus ou des papiers noirs décolorés à l'eau de javel, et même à travers la figure du Christ dans la chapelle de la cathédrale dont il a réalisé une "peau" en terre cuite en 2005. A la variété des techniques, des supports et des formats qu'il emploie répond un style qui se définit par le polymorphisme et des thématiques récurrentes. Bien que Miquel Barcelo ait souvent insisté sur la solitude et le labeur du peintre, ses voyages et ses rencontres n'ont cessé de nourrir son oeuvre. Photographes, cinéastes et romanciers accompagnent ainsi son travail et s'en inspirent pour créer des oeuvres qui alimentent à leur tour la mythologie personnelle de l'artiste. Parmi eux, les écrivains Hervé Guibert, Paul Bowles, Colm Toibin, Michel Butor ou les photographes et cinéastes Isaki Lacuesta, Agusti Torres, Oscar Fernandez Orengo, Agnès Varda ou Alberto Garcia-Alix. Cet ouvrage éclaire l'oeuvre de Miquel Barcelo d'un nouveau jour, en proposant un ensemble de textes sur les portraits et autoportraits qu'il réalise (peinture, céramique, oeuvre graphique, carnets) ainsi que sur les oeuvres photographiques, filmiques ou littéraires qui documentent ou "fabulent" l'artiste. Il inclut un entretien avec le photographe Jean-Marie del Moral, un questionnaire auquel ont répondu cinéastes et photographes, ainsi qu'un entretien avec Miquel Barcelo.
Nombre de pages
191
Date de parution
01/03/2016
Poids
775g
Plus d'informations
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EAN
9791092054644
Titre
Miquel Barcelo, portraits/autoportraits
Auteur
Castanon-Akrami Brice ; Vincent-Cassy Cécile
Editeur
MARE MARTIN
Largeur
0
Poids
775
Date de parution
20160301
Nombre de pages
191,00 €
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Isaki Lacuesta (né à Gérone, 1975) est cinéaste, producteur, scénariste, critique, enseignant, artiste, commissaire d'exposition, écrivain. Le cinéma d'Isaki Lacuesta propose dans une approche transversale d'interroger plusieurs aspects de l'oeuvre du cinéaste. Les articles de différents spécialistes questionnent son travail caractérisé par sa pluralité, dès son premier long métrage Cravan vs Cravan jusqu'à son dernier film Entre dos aguas : courts métrages, longs métrages, installations, spectacles vivants. Un discours qui s'inscrit dans une dynamique que propose le cinéaste : donner à voir et inviter à regarder à nouveau, en déplaçant les regards, en multipliant les points de vue. Des entretiens avec le réalisateur et ses collaborateurs viennent enrichir l'ouvrage.
La distinction de l'imperium et de la jurisdictio est une des plus anciennes distinctions de la science juridique européenne. Entre les mains du souverain, la jurisdictio est le pouvoir de rendre la justice et l'imperium celui d'user de la force. Cette souplesse notionnelle permet à la distinction de structurer l'intégralité du droit judiciaire privé. Dans ce cadre, la jurisdictio se présente alors comme le pouvoir de réalisation formelle du Droit - le Droit est dit - alors que l'imperium vise sa réalisation matérielle - le Droit est fait -. Cette perspective fonctionnelle permet de recouvrir les différents pouvoirs des organes judiciaires, le juge, bien sûr, mais aussi l'arbitre, l'huissier de justice, le greffier, le notaire ou le commissaire-priseur judiciaire. L'intérêt de la distinction ne s'arrête pas là. A l'échelle du jugement, d'abord, la jurisdictio se présente comme la source de l'autorité de la chose jugée ou de l'authenticité alors que l'imperium est à l'origine de sa force, obligatoire ou exécutoire. A l'échelle de l'office du juge, ensuite, le succès de la procédure de référé ou les transformations des contentieux familiaux et économiques se traduisent par un renforcement de l'imperium au détriment de la jurisdictio et par le glissement de la judicature vers la magistrature. A l'échelle de l'exécution forcée, enfin, le juge de l'exécution ou la procédure d'exequatur illustrent la nécessité d'un encadrement de l'imperium par la jurisdictio. Et c'est ainsi, par un jeu dialectique permanent entre intelligence et volonté, entre autorité et contrainte, bref, entre jurisdictio et imperium, que le droit processuel garantit au droit substantiel sa sanction et son triomphe.
Depuis les années 1990, le droit d'établissement des sociétés a connu une évolution sans précédent au sein du marché intérieur. En tant qu'opérateurs économiques, les sociétés devaient être les premières bénéficiaires de ce marché. Force est de constater qu'il n'existe toujours pas de véritable droit européen des sociétés. Cette carence a été comblée par l'action normative de la Cour de justice afin d'offrir aux sociétés les instruments juridiques nécessaires à leur mobilité. C'est ce qui ressort de la jurisprudence de la Cour de justice de l'Union européenne qui est allée bien au-delà d'une simple coordination des droits nationaux. En effet, il ressort de sa jurisprudence que la Cour a profondément influencé la condition juridique des sociétés en bouleversant la notion même d'établissement. Partant, le droit d'établissement, le droit européen d'établissement des sociétés, apparaît alors comme un droit subjectif à la mobilité. Si le rattachement des sociétés au territoire d'un Etat constitue une condition inhérente à leur existence, l'exercice du droit d'établissement permet de faciliter la mobilité de celles-ci sans pour autant remettre en cause les compétences des Etats qui restent les seuls à déterminer les conditions de création et de fonctionnement des sociétés. Dès lors, le droit d'établissement apparaît comme un droit subjectif procédural.
En quelques années, depuis l'avènement du contrôle de la constitutionnalité des lois, le droit constitutionnel français a fait sa révolution, le constitutionnalisme gagné ses lettres de noblesse. Mais par quels tours et détours, une discipline et un mouvement, relativement confidentiels au début des années 70, sont-ils devenus à ce point incontournables aujourd'hui ? L'élucidation de ce phénomène passe par l'examen d'une évidence. Selon la doctrine majoritaire, ce processus était inéluctable, dès lors que l'on souhaite établir une démocratie constitutionnelle et un Etat de droit dignes de ce nom propres à "saisir la politique par le droit". Or, cette évidence est en vérité le produit d'une rhétorique savante élaborée par la doctrine afin de gagner à sa cause un auditoire de plus en plus large. C'est à l'examen de la recomposition du champ doctrinal français comme de ses prétentions à la scientificité qu'invite l'ouvrage de David Fonseca.
La connaissance est en soi un trésor" est une phrase de Jean Dausset (1916-2009) (prix Nobel de physiologie ou médecine) contenue dans son ouvrage consacré à l'aventure HLA. Le grand scientifique parle de la passion de la recherche. Il parle des trésors de la réflexion ayant permis la greffe d'organes. La médecine et le droit en sont les éléments nourriciers. Il importe aux deux disciplines d'apprendre pour mieux se comprendre. Une compréhension qui s'accompagne d'autres transplants juridiques dans l'espace et dans le temps. l'ouvrage constitue le tome 2 d'une histoire de la tolérance et de la transplantation entreprise avec le livre "L'homme s'affranchit du mystère" (tome 1).