S.K.beau. Pourquoi l'art embarrasse-t-il le psychanalyste ?
Castanet Hervé ; Makeïeff Macha
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EAN :9782493296290
Le mot " S. K. beauA " (à lire : escabeau) est inventé parJacques Lacan en 1975 à propos de la tentative de James Joyce de démantibuler lalangue anglaise. De fait, il remplace celui, usé, de sublimation. Dans cetessai, il est réemployé avec sa typographie étonnante, pour dénuder ce réelauquel l'artiste se confronte : au coeur du Beau et du Sublime, toujours ce S. K. - bouts de jouissance opaques, hors sens. Quelles conséquencestirer de ce changement de paradigme ? De nombreux créateurs (écrivains, peintres, photographes, metteurs en scène de théâtre, acteurs...) sontconvoqués. On ne leur demande pas leurs papiers, on ne les interprète pas. Lemême fil est tiréA : chacun d'eux bricole de façon singulière avec l'incurabledu réel. Pourquoi le font-ilsA ? Comment s'y prennent-ilsA ? Quelles sont leurspratiques, leurs impasses, leurs réussitesA ? Lacan a pu avouer son embarrasquant à l'art signalant au passage que Freud ne se débrouillait pas mieux. Loindes balivernes fleur bleue où l'on confine souvent les artistes, une questionfait retourA : pourquoi donc l'art embarrasse-t-il le psychanalyste ? Hervé Castanet, membre de l'Ecole de la Cause freudienne, estpsychanalyste à Marseille. Professeur des Universités, il a publié une vingtainede livres et en a coordonné une quinzaine d'autres collectifs.
Nombre de pages
568
Date de parution
26/11/2024
Poids
703g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782493296290
Titre
S.K.beau. Pourquoi l'art embarrasse-t-il le psychanalyste ?
Auteur
Castanet Hervé ; Makeïeff Macha
Editeur
COMPAGNONS
Largeur
140
Poids
703
Date de parution
20241126
Nombre de pages
568,00 €
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François-Timoléon de Choisy (1644-1724) vécut à la Cour de Louis XIV. Ami des princes, il rédigea plus de huit mille pages consacrées à la vie des saints et des ecclésiastiques. Il fut membre de l'Académie française. À quel titre est-il une référence, à propos de la perversion, de Jacques Lacan et de la psychanalyse ? L'abbé de Choisy est connu pour s'être habillé, sa vie durant, en femme. Il passa des vêtements masculins aux accoutrements féminins - et réciproquement. Il fut femme par éclipses. Il fut homme de la même façon. Ainsi paré, il s'est évertué à séduire des femmes jeunes et jolies - jamais des hommes ; il aura même une fille de ses amours tumultueuses. Que nous apprennent ces pratiques transvestistes ? Quelle logique y préside ? Quel lien avec l'écriture ? En quoi et comment la psychanalyse fait-elle boussole pour s'orienter dans le fantasme qui soutient ce désir de faire La femme ?
Pierre Klossowski (1905-2001) cesse d'écrire des récits fictionnels et des essais théoriques à partir de l'année 1972. Il abandonne l'écriture, débutée quarante ans auparavant et dans laquelle il avait acquis une réputation incontestée, pour se consacrer à ce qu'il nomme son " mutisme ", soit sa peinture faite de dessins coloriés. Ce passage exclusif à la peinture fit " rupture absolue avec l'écriture ". Pour aborder l'?uvre plastique de Pierre Klossowski, tout à la fois théoricien de la création picturale et peintre, Hervé Castanet passe par le dépliage des méandres d'une manipulation des images où se nouent et se dénouent corps et représentations, théologie dogmatique et travaux pratiques sexuels.
Un psychanalyste choisit d'exposer précisément quatre cas relevant de la clinique appliquée aux psychoses, plus un, célèbre, celui d'Antonin Artaud. Pourquoi un tel livre aujourd'hui ? Assurément pour casser quelques stéréotypes sur ce que fait, ou ne fait pas, un psychanalyste avec des analysants psychotiques. Trop de balivernes se colportent encore et parfois au nom de Lacan. La conception déficitaire de la psychose comparée à la névrose a la vie dure. Mais ce livre ne se limite pas à cet enjeu. Il se propose de montrer en quoi s'orienter du dernier enseignement de Lacan a des effets radicaux pour la clinique psychanalytique en général, et avec des analysants psychotiques en particulier. " L'inconscient est le témoignage d'un savoir en tant que pour une grande part il échappe à l'être parlant. (Chacun) présente toutes sortes d'affects qui restent énigmatiques. Lalangue nous affecte d'abord par tout ce qu'elle comporte comme effets qui sont affects. " (Lacan) La seule définition freudienne de l'inconscient comme discours de l'Autre scène n'est plus utilisable. Lacan propose d'y substituer la clinique du parlêtre : le signifiant percute le corps, faisant sourdre la jouissance. La psychanalyse change, et la conduite des cures avec elle : " Quand on analyse l'inconscient, le sens de l'interprétation, c'est la vérité. Quand on analyse le parlêtre, le corps parlant, le sens de l'interprétation, c'est la jouissance. Ce déplacement de la vérité à la jouissance donne la mesure de ce que devient la pratique analytique à l'ère du parlêtre. " (Jacques-Alain Miller).
ECRITS-CRIEE est une revue semestrielle produite par le Théâtre national de Marseille, La Criée. Son nom : CRI-CRI. Ses textes, ses mots, ses images sont les témoins inventifs d une rencontre entre deux mondes : celui des artistes et des universitaires, des chercheurs. Joyeuse, imparfaite et malicieuse cette revue fait place à leurs paroles, leurs réflexions, leurs désaccords, leurs nouages... Elle récuse les états de fait. CRI-CRI dissidente ? Non, délicieusement créative ! CRI-CRI comme désir et jouissance de la pensée souriante, voilà la fabrique en papier et encre de Macha Makeïeff, Directrice de La Criée. La revue ECRITS-CRIEE joue sa partie sur le seuil où un réel nouveau émerge... et avec lui personne ne fait ami-ami. Il ne se laisse pas dompter. Faire de la création une formidable machine critique et des concepts des balançoires aléatoires ? Voilà le pari que relève le rédacteur en chef de la revue, Hervé Castanet, car, oui, il y a urgence à les faire se rencontrer.
Peut-être le vent est un recueil de poésie contemporaine polyphonique qui rassemble deux itinéraires qui s'entrelacent entre la balade et la course, la patience et l'essoufflement, entre le bruit du vent agitant les feuilles, les branches, l'accélération du pouls et l'amplitude pulmonaire. La forme des poèmes vient épouser cette tension en alliant la concentration du sens et l'espacement des vers dans une volonté de créer un espace poétique et une temporalité de lecture propres. Peut-être le vent ouvre deux chemins qui partagent des ramifications communes, qui peuvent être parcourus du même pas mais demandent une cadence intimement liée aux images qu'ils déploientA : du calme à la violence, de la marche à la course, du travail du bois au feu crépitant.
bientôt elle se lèvera, croyant la langueur passée, niais la langueur ne passera pas, elle s'attardera dans la sombrear du velours rouge, toujours là, où elle ne sera plus.
Résumé : "Je m'appelle Martine H, j'ai 44 ans, je suis allemande, nazie et désespérée de l'être. Je suis mariée à Edmund H, endormi à mes côtés, 74 ans, sans (plus d') enfant, juif allemand, patriote fidèle, ça oui, nazi en ce sens, par simple habitude, un peu gêné de l'être sans doute. Nous fuyons l'enfer, et je suis perdue. A " Martine H n'est pas une biographie philosophique. Ce n'est pas non plus un livre sur l'identité trans-. L'autrice a voulu dans ce roman, contrairement à L'endroit et Déni ma survie, dont la tonalité est intime et familiale, entrer dans la Grande Histoire et dans celle de philosophes célèbres qui ont fait une part de notre Histoire à toutes et à tous. Mais elle a également voulu montrer leurs replis obsessionnels et traumatiques, et comment leurs idées et leurs concepts se sont incarnés dans leurs entrailles, jusque dans les tréfonds de la transformation identitaire sexuelle de l'un d'eux, sa folle sagesse. Ainsi, Natalie Depraz refuse le roman ou le théâtre d'idées à la façon de Jean-Paul Sartre, pour lui préférer l'incarnation vécue de la pensée dans l'intime fou du corps, en résonance avec la perspective genrée novatrice de Simone de Beauvoir.