Les associations d'élèves et d'étudiants. Entre socialisation et apprentissages (XVIe-XXe siècle)
Castagnet-Lars Véronique
PU MIDI
25,00 €
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EAN :9782810706488
Dans une historiographie sur les élèves en plein renouvellement, l'étude des modalités de leur regroupement organisé par les institutions éducatives et leurs membres permet de mettre en évidence un autre axe d'apprentissages favorisés par des relations fraternelles, éminemment contrôlées toutefois par les pédagogues et les responsables scolaires. La réflexion collective s'attache à l'analyse de ces structures, à leur organisation et leur fonctionnement quotidien tel qu'il paraît pris en charge, pour une large part, par les élèves eux-mêmes. Les autorités éducatives (politiques et religieuses) de l'époque moderne se saisissent de ces associations afin de prolonger hors du temps scolaire et après l'âge scolaire, avec éventuellement une radicalisation des formes d'expression, les effets de l'éducation développée dans les collèges d'Ancien Régime, jésuites et oratoriens. Pour d'autres autorités, des xviie-xxe siècles, reconnaître ces associations c'est permettre aux élèves de s'initier à une vie politique, soit au sein de cette association, soit à l'extérieur dans la cité. Les structures réunissent alors élèves et étudiants en leur donnant une visibilité, une voix. Enfin, encourager des pairs à s'associer concourt à créer une solidarité, des réseaux professionnels ou syndicaux, voire une culture d'établissement, entre adultes.
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Nombre de pages
244
Date de parution
09/07/2020
Poids
402g
Largeur
157mm
Plus d'informations
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EAN
9782810706488
Titre
Les associations d'élèves et d'étudiants. Entre socialisation et apprentissages (XVIe-XXe siècle)
Auteur
Castagnet-Lars Véronique
Editeur
PU MIDI
Largeur
157
Poids
402
Date de parution
20200709
Nombre de pages
244,00 €
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Sous le feu des projecteurs médiatiques depuis la rentrée scolaire de 2023, l'uniforme est en réalité une question d'ordre politique posée dans un temps long. Le coeur de ce travail collectif repose sur la volonté d'interroger les réflexions préexistantes, dans des contextes historiques différents, sur le fait de demander aux écoliers, aux élèves, de porter un habit distinctif, ou au contraire de ne pas le promouvoir. Historiens, anthropologues, juristes, aidés par des conservateurs, analysent donc les sources administratives et normatives (lois, règlements intérieurs d'établissements), en les croisant avec d'autres fonds documentaires, en particulier iconographiques, pour fonder le vêtement scolaire comme un "fait total" reflet d'une conception des apprentissages, du corps de l'enfant et de la place de l'écolier dans la société considérée.
Loin d?être une juxtaposition de monographies, cet ouvrage collectif entend proposer une nouvelle réflexion sur les modalités de la transposition didactique appliquées à l?éducation au patrimoine, objet transversal, commun à plusieurs disciplinaires scolaires, par essence. L?essor de cette "éducation à", dont l?importance est soulignée régulièrement par l?Éducation nationale et le ministre de la Culture, accompagne une "inflation patrimoniale" très sensible dans la société française depuis les années 70 dont témoigne par exemple l?engouement pour certaines émissions télévisées ou la fréquentation des sites lors des Journées du patrimoine. Ce volume propose un dialogue entre conservateurs, en charge de la sauvegarde et de la valorisation de fonds intéressant pour les enseignants, de chercheurs dont les études éclairent l?intérêt scientifique et pédagogique de certains documents patrimoniaux, et de pédagogues qui transmettent aux élèves cette éducation au patrimoine dans le cadre des programmes de l?École.
Historiens, archivistes, économistes, spécialistes en sciences de l'éducation ou en langues et cultures étrangères décomposent ici, dans toute leur épaisseur, les étapes de la prise de décision et ses modalités d'application à différentes époques et dans des contextes géographiques et politiques variés. Ils remettent en cause deux présupposés communément admis : la rationalité de la décision et sa linéarité. Avant la prise de décision apparaissent des stratégies, des méthodes, des débats parfois vifs, qui rendent visibles à l'historien les différents acteurs exerçant des fonctions d'administration, d'encadrement, ou étant accueillis dans les structures éducatives d'une part, et les enjeux, souvent divergents, des parties en présence d'autre part. Au final, la nonne adoptée n'est pas obligatoirement appliquée de façon stricte : la mise en pratique peut diverger de l'intention initiale et des compromis émerger à l'échelle locale ou nationale en fonction d'une hiérarchisation des priorités.
Les grottes de la Renaissance sont des constructions artificielles évoquant par leur architecture et leur décoration les cavernes naturelles, en se référant aux nymphées de l'Antiquité. Elles ont été bâties à l'intérieur de grandes demeures ou dans des pavillons isolés au milieu des jardins, d'abord en Italie puis dans toute l'Europe du Nord à partir du milieu du xvie siècle. Commande royale ou princière, ces grottes rivalisent par leur richesse ornementale : sculptures, rocailles, coquillages, jeux d'eaux... Des recherches récentes ont permis de redécouvrir quelques-unes des plus importantes réalisations en Allemagne, au Luxembourg, en France et en Italie. Les travaux de restauration menés par des architectes, les fouilles archéologiques, les études historiques conduites dans de nombreux fonds d'archives renouvellent nos connaissances sur ce sujet.