
Le mythe de l'Etat
Avril 1945. Ernst Cassirer achève peu avant de mourir Le mythe de l'Etat : un ouvrage réalisé à la demande de ses amis afin de tenter de comprendre les origines et les causes du nazisme. Sans jamais prétendre réduire le tragique de l'Histoire, mais sans renoncer non plus à toute explication, il invite la modernité à repenser son rapport au mythe. Les déformations qu'il fait subir à la pensée ne sont-elles pas la préfiguration, voire la caution, des violences politiques qui viennent ensanglanter les sociétés ? L'obscur besoin d'ordre qu'il véhicule et qui hante les fondements de la culture n'est-il pas responsable de la transformation de celle-ci en cauchemar, lorsqu'elle s'avise de ne plus lui résister mais de se confondre avec lui ? Le XXe siècle n'a-t-il pas basculé dans le tragique parce que subitement la culture s'est mise à célébrer le culte du héros, de la race et de l'Etat tout en versant dans un pessimisme dénigrant la Raison ? Ce livre peut être considéré, à bien des égards, comme le testament philosophique de l'un des plus grands penseurs de ce siècle, et en tout cas du plus digne héritier des Lumières. Livre savant attaché à reconstituer la mémoire de la Raison en refaisant l'histoire de toute la pensée politique, c'est aussi un livre de philosophe plaidant, à travers une critique du mythe, pour que la raison politique ne déroge pas à la plus haute de ses fonctions : réaffirmer la culture contre les tentations d'ériger l'idéologie, et donc la violence, en raison. Pour Cassirer, trois cultes particuliers ont propagé la déraison en politique : 1/ le culte du héros qui défend la nécessité de dirigeants politiques forts, voire d'hommes providentiels ; 2/ le culte de la race, véhiculé par Gobineau ; 3/ la conception hégélienne de l'Etat, dans laquelle l'institution étatique n'a pas à être limitée par les droits individuels, car elle est une réalité suprême, transcendante, divine, qui n'a sa finalité qu'en elle-même. Cassirer reproche à cette théorie de fournir une justification à la toute-puissance de l'Etat totalitaire.
| Nombre de pages | 408 |
|---|---|
| Date de parution | 13/02/2020 |
| Poids | 404g |
| Largeur | 125mm |
| EAN | 9782072878190 |
|---|---|
| Titre | Le mythe de l'Etat |
| Auteur | Cassirer Ernst ; Hendel Charles W ; Vergely Bertra |
| Editeur | GALLIMARD |
| Largeur | 125 |
| Poids | 404 |
| Date de parution | 20200213 |
| Nombre de pages | 408,00 € |
| Disponibilité | Sur commande en 2-4 jours |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

Oeuvres / Ernst Cassirer Tome 6 : Trois essais sur le symbolique
Cassirer ErnstLes Trois essais sur le symbolique concernent le coeur même de la philosophie des formes symboliques fondée par Ernst Cassirer : la logique sémiologique selon laquelle l'esprit humain structure les différentes espèces de l'expérience qu'il fait à la fois du monde et de soi. "La forme du concept dans la pensée mythique" (1922) fait du mythe (en même temps que du langage) la forme symbolique originaire de laquelle toutes les autres (la religion, l'art, la science...) découlent par voie d'autonomisation progressive, selon des lois d'ordre structural et génétique, que "Le concept de forme symbolique dans l'édification des sciences de l'esprit" (1923) théorise de façon magistrale en présentant l'épure à la fois encyclopédique et architectonique du grand oeuvre alors en chantier (La Philosophie des formes symboliques, 1923-1929), reposant sur la tridimensionalité de la fonction symbolique : expressive, représentative et purement significative. Le dernier essai, "De la logique du concept de symbole" (1938), s'attache à justifier la validité logique accordée par Cassirer au concept de symbole, dans le cadre d'une reprise fécondante de la logique fonctionnelle de la relation fondée dès Substance et fonction (1910) et constamment enrichie depuis, en une référence essentielle aux sciences de la nature et de l'esprit. Les pages finales présentent de manière saisissante l'idée directrice de la philosophie des formes symboliques comme visant à "poser les prolégomènes d'une future philosophie de la culture", entreprise que son inspiration criticiste constitue en une démarche systématique ouverte à l'infini. C'est donc bien à la conscience de soi et à la confiance en soi de la philosophie des formes symboliques, entendue dès la formation de son projet par Cassirer comme grammaire générale, ou encore caractéristique universelle, que ces trois essais nous confrontent de façon profondément unifiée, par-delà la diversité de leurs formes et des circonstances de leur écriture.EpuiséVOIR PRODUIT31,01 € -

Le mythe de l'Etat
Cassirer ErnstAvril 1945. Ernst Cassirer achève peu avant de mourir Le mythe de l'État : un ouvrage réalisé à la demande de ses amis afin de tenter de comprendre les origines et les causes du nazisme. Sans jamais prétendre réduire le tragique de l'Histoire, mais sans renoncer non plus à toute explication, il invite la modernité à repenser son rapport au mythe. Les déformations qu'il fait subir à la pensée ne sont-elles pas la préfiguration, voire la caution, des violences politiques qui viennent ensanglanter les sociétés ? L'obscur besoin d'ordre qu'il véhicule et qui hante les fondements de la culture n'est-il pas responsable de la transformation de celle-ci en cauchemar, lorsqu'elle s'avise de ne plus lui résister mais de se confondre avec lui ? Le XX? siècle n'a-t-il pas basculé dans le tragique parce que subitement la culture s'est mise à célébrer le culte du héros, de la race et de l'État tout en versant dans un pessimisme dénigrant la Raison ? Ce livre peut être considéré, à bien des égards, comme le testament philosophique de l'un des plus grands penseurs de ce siècle, et en tout cas du plus digne héritier des Lumières. Livre savant attaché à reconstituer la mémoire de la Raison en refaisant l'histoire de toute la pensée politique, c'est aussi un livre de philosophe plaidant, à travers une critique du mythe, pour que la raison politique ne déroge pas à la plus haute de ses fonctions : réaffirmer la culture contre les tentations d'ériger l'idéologie, et donc la violence, en raison.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER38,70 € -

Essai sur l'homme
Cassirer ErnstDans Essai sur l'homme, ouvrage qu'il écrivit à la fin de sa vie, Ernst Cassirer présente une théorie générale du mythe et de la religion, du langage, de l'art, de l'histoire et de la science qui se fonde sur une théorie unitaire de la fonction symbolique : en plus d'un point. Cassirer précise et nuance les acquis de ses recherches antérieures - par exemple en ce qui concerne la relation entre sa théorie du symbolisme et le structuralisme linguistique - en même temps qu'il en systématise les résultats.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER29,00 € -

LA PHILOSOPHIE DES FORMES SYMBOLIQUES. Tome 1, Le langage
Cassirer ErnstIII. La phénoménologie de la connaissance La Philosophie des formes symboliques est une tentative pour fonder une philosophie de la culture - la culture non seulement entendue comme la pensée théorique et l'activité artistique, mais aussi comme la pratique humaine en général, ce qui inclut aussi bien l'usage de l'outil et les troubles du langage (tome I) que les cérémonies religieuses et l'organisation d'une cité (tome II) ou la pensée scientifique et ses catégories (tome III). Répondant dans une certaine mesure à des objections d'Heidegger, Cassirer entreprend de définir le statut de son discours philosophique -discours "critique" au sens kantien, qui s'efforce de dégager les catégories fondamentales de la pensée humaine - par rapport à ce qui en est l'origine même, la pensée scientifique et ses catégories. Quelle est la place de la science et la légalité scientifique dans le système en construction des formes symboliques, des fonctions culturelles (notamment par rapport à la pensée mythique) et quel est le statut du discours "philosophique" qui tente de construire et d'unifier ce système? Faut-il considérer le discours scientifique comme le modèle ultime (historiquement et structurellement) des formes symboliques?Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER31,01 €
Du même éditeur
-

Comme un flambeau, dans ces ténèbres noires. Anthologie poétique 1961-1995
Brodsky Joseph ; Aucouturier Michel ; Bordier JeanL'oeuvre de Joseph Brodsky (1940-1996), lauréat du prix Nobel de littérature en 1987, a été en partie occultée en France par le destin du poète, symbole de la dissidence du régime soviétique. Pour rendre compte de sa poésie d'une extraordinaire virtuosité formelle, liant l'intime à l'épique, au mythologique, et à de constantes préoccupations métaphysiques, André Markowicz a composé un volume qui réunit les poèmes publiés dans la collection "Du monde entier" en 1987 et 1993, replacés ici dans leur ordre chronologique, auxquels s'ajoute une sélection de poèmes inédits en français.En stockCOMMANDER11,40 € -

Au fond des années passées
Grondahl Jens Christian ; Gnaedig AlainCe n'était pas un monde perdu dont je me souvenais, ces mois que nous avions passés ensemble dans les années quatre-vingt. C'était le même temps qui avait continué sa course, et avait fini par nous rattraper." De prime abord, la vie du narrateur semble terminée. Le diagnostic de maladie de Parkinson a d'abord été posé, puis sa femme l'a quitté. Mais un jour, au milieu d'un parc de Copenhague, il croise Anna, son amour de jeunesse, une femme libre qu'il a tant aimée autrefois. Aujourd'hui, elle ne se soucie pas de ce diagnostic, et elle l'entraîne dans le drame de sa propre vie, une histoire emblématique de notre temps, remplie d'abus de pouvoir et de trahisons. Jens Christian Grøndahl écrit une partition subtile où au milieu des souvenirs sont exposées les problématiques les plus actuelles - qui vont de la maladie à l'égarement politique, du fossé entre les générations aux violences faites aux femmes. Une fois encore, Jens Christian Grøndahl nous éblouit par sa capacité à saisir l'esprit du temps et à montrer comment l'on peut choisir de se relever après avoir subi une chute et faire le choix de la vie.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER21,00 € -

Les Mystères de Paris
Sue Eugène ; Lyon-Caen JudithIl y a dans Les Mystères de Paris une énergie sauvage: celle d'une cohorte de personnages maléfiques, malfrats hideux comme la Chouette, Tortillard - un anti-Gavroche -, le Maître d'école ou Bras-Rouge, criminels du grand monde comme le comte de Saint-Remy, monstres hypocrites comme le notaire Jacques Ferrand. Eugène Sue n'est pas avare de noirceur. Mais il y a aussi une sauvagerie du Bien, celle de Rodolphe, prince mélancolique venu à Paris à la recherche de sa fille perdue, impitoyable avec les méchants qu'il punit au mépris des lois. On doit à sa cruauté quelques-unes des scènes les plus stupéfiantes du roman: le châtiment du Maître d'école, ou le supplice de luxure imposé à Jacques Ferrand. Cette cruauté contraste avec la pureté morale de Fleur-de-Marie, comme avec la face solaire de Rodolphe, providence de tous les malheureux honnêtes dont il croise le chemin. Le roman exprime dans son ensemble une quête assoiffée de régénération morale de la société, par l'amélioration des mécanismes préventifs et répressifs (c'est le sens de l'engagement de Sue en faveur dans l'encellulement des criminels) ainsi que par l'invention de mécanismes d'incitation au Bien, police ou tribunal de la Vertu, qui doivent récompenser publiquement les actions exemplaires." Judith Lyon-Caen.EpuiséVOIR PRODUIT32,00 € -

Oeuvres complètes. 2 volumes : Tome 2, 1845-1851 ; Tome 3, 1851-1862
Flaubert Gustave ; Gothot-Mersch ClaudineLe premier volume desEpuiséVOIR PRODUIT146,00 €
De la même catégorie
-

Les nazis ont-ils survécu ? Enquête sur les internationales fascistes et les croisés de la race ...
Lebourg NicolasQuand, le 8 mai 1945, le Troisième Reich s'effondre enfin, on veut croire à la mort du nazisme. C'est pourtant loin d'être le cas : organisations, militants, théories, ils sont nombreux à avoir survécu à la victoire des Alliés. Très vite émerge la crainte de voir se constituer une « Internationale noire », laquelle va devenir un thème récurrent de l'industrie pop-culturelle ? l'organisation Hydra de l'univers Marvel en est aujourd'hui le cas le plus fameux. Le contexte de guerre froide favorise bientôt la construction d'organisations internationales prônant le « nationalisme européen », voire le « nazisme universel ». Ces mouvements se réfèrent généralement à l'Europe (le Mouvement social européen, le Nouvel Ordre européen, Jeune Europe étant les plus connus), mais il faut encore y ajouter leurs homologues américains, africains, parfois australiens. Le racisme nazi évolue donc vers une idéologie de préservation de la spécificité du « monde blanc », hélas encore à l??uvre aujourd'hui. Grâce à des archives (surtout françaises et américaines) jamais exploitées, le présent ouvrage se propose de suivre ce ballet incessant et halluciné où se mêlent anciens nazis, collabos et jeunes convertis, pour lesquels le « Reich de mille ans » n'en est qu'à ses débuts. Spécialiste de l'extrême droite, Nicolas Lebourg est historien, chercheur associé au CEPEL (CNRS-Université de Montpellier). Cet ouvrage prolonge les travaux qu'il mène depuis 2015 dans le cadre du programme sur l'histoire des fascismes de l'Université George Washington. Il a notamment publié au Seuil avec Jean-Yves Camus Les Droites extrêmes en Europe (2015).Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER23,50 € -

Marxisme & révolution sexuelle
Kollontaï Alexandra ; Stora-Sandor JudithMembre du premier gouvernement révolutionnaire présidé par Lénine et première femme ambassadeur de l'histoire, Alexandra Kollontaï considérait que "la séparation de la cuisine et du mariage" était un enjeu comparable à celui que constituait la séparation de l'Eglise et de l'Etat. Prônant "l'amour-jeu" ou "l'amour érotique" contre la morale sexuelle et l'institution familiale, ses textes forment une réflexion passionnée et passionnante sur l'amour lui-même. A la lecture de ces textes, le lecteur comprend alors les controverses passionnées que ses écrits suscitèrent à l'intérieur de son propre parti et l'hostilité du puritanisme stalinien dont elle fut victime. Les textes rassemblés dans ce volume, publiés pour la première fois en français aux éditions Maspero en 1973, constituent aussi un document rare sur l'organisation sociale pré-révolutionnaire soviétique et une référence pour les mouvements féminins actuels. A l'heure où les rapports sociaux de sexe connaissent un regain d'intérêt, les textes d'Alexandra Kollontaï, surprendront par leur acuité théorique et leur actualité.Impression à la demandeCOMMANDER24,99 € -

Contre-histoire du libéralisme
Losurdo Domenico ; Chamayou BernardPrésentation de l'éditeur Le libéralisme continue aujourd'hui d'exercer une influence décisive sur la politique mondiale et de jouir d'un crédit rarement remis en cause. Si les " travers " de l'économie de marché peuvent à l'occasion lui être imputés, les bienfaits de sa philosophie politique semblent évidents. Il est généralement admis que celle-ci relève d'un idéal universel réclamant l'émancipation de tous. Or c'est une tout autre histoire que nous raconte ici Domenico Losurdo, une histoire de sang et de larmes, de meurtres et d'exploitation. Selon lui, le libéralisme est, depuis ses origines, une idéologie de classe au service d'un petit groupe d'hommes blancs, intimement liée aux politiques les plus illibérales qui soient : l'esclavage, le colonialisme, le génocide, le racisme et le mépris du peuple. Dans cette enquête historique magistrale qui couvre trois siècles, du XVII e au XX e, Losurdo analyse de manière incisive l'oeuvre des principaux penseurs libéraux, tels que Locke, Burke, Tocqueville, Constant, Bentham ou Sieyès, et en révèle les contradictions internes. L'un était possesseur d'esclaves, l'autre défendait l'extermination des Indiens, un autre prônait l'enfermement et l'exploitation des pauvres, un quatrième s'enthousiasmait de l'écrasement des peuples colonisés... Assumer l'héritage du libéralisme et dépasser ses clauses d'exclusion est une tâche incontournable. Les mérites du libéralisme sont trop importants et trop évidents pour qu'on ait besoin de lui en attribuer d'autres, complètement imaginaires.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER14,70 € -

Comprendre l'islam politique. Une trajectoire de recherche sur l'altérité islamiste, 1973-2016
Burgat FrançoisLa tradition " orientaliste " des savants arabisants français, qui avaient accompagné l'entreprise coloniale au xixe siècle, a progressivement laissé la place au xxe siècle à une génération de chercheurs résolument anticolonialistes, à l'image de Maxime Rodinson, Charles-André Julien, Jacques Berque ou Charles-Robert Ageron. Il revient aujourd'hui à leurs héritiers d'éclairer la résurgence, dans la période postcoloniale, d'un " islam politique " qui cristallise une très profonde défiance. C'est ce à quoi s'emploie François Burgat dans cet ouvrage, en replaçant ses analyses dans le parcours personnel qui les a nourries et l'environnement scientifique qui les a accueillies. Depuis les années 1980, le large rejet des acteurs politiques musulmans a contribué à alimenter, à leurs marges, une violence de plus en plus radicale, jusqu'au terrorisme. À rebours des explications simplistes ignorant trop souvent les racines historiques de ces évolutions, ce livre apporte une note dissonante. Son auteur explicite comment, pour décoder l'incomprise altérité islamiste, sa trajectoire de recherche l'a conduit depuis les années 1970 à forger ses propres outils. De l'Algérie à la Syrie, en passant par la Tunisie, le Yémen, la Libye, l'Égypte et la France, il restitue ses rencontres avec nombre d'acteurs de cette mouvance. Il montre que leurs motivations sont plus banalement profanes et politiques que religieuses. Et donc très loin des explications essentialistes qui s'obstinent à chercher dans le Coran du viie siècle les introuvables clés de la " radicalité islamiste " d'aujourd'hui. L'auteur poursuit ici sa démarche en confrontant ses premières hypothèses aux turbulences du printemps arabe et à l'affirmation djihadiste. En contextualisant ses observations sur le temps long, il offre un éclairage rare et précieux sur les conditions du dépassement de ce " défi islamiste " du siècle.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER24,00 €
