Cassir Michel ; Cengiz Metin ; Malhappe Emmanuelle
L'HARMATTAN
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EAN :9782336589213
Quand tu bombardes ma maisonÉpargne juste un doigt à ma mèreUn seul doigtEst tout ce dont elle a besoin pourRanger mes jouets dispersésAvec les morceaux de mes jambes et chercherFrénétiquement les poumons de son mari?Cent deux poètes, trente-et-un pays et treize langues de tous les continents se sont unis pour créer une Polyphonie pour la Palestine. Sonder l'âme humaine, confrontée à la tragédie palestinienne, sous de multiples facettes. La poésie en est le capteur, cristal unique de civilisation qui concentre les couleurs et le génie de notre planète, ce qu'elle devrait pouvoir être. Notre chant, notre danse sont là pour célébrer la vie, l'élan solidaire et l'amour. Cette flamme éclaire la souffrance et la lutte du peuple palestinien. Contribution fragile, non moins essentielle, pour dire aux Palestiniens qu'ils ne sont pas seuls, qu'ils sont peut-être le vrai recours pour pacifier le Moyen-Orient et qu'une littérature consistante est créée tant par eux-mêmes qu'en leur nom.
Nombre de pages
212
Date de parution
15/01/2026
Poids
260g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782336589213
Auteur
Cassir Michel ; Cengiz Metin ; Malhappe Emmanuelle
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Date de parution
20260115
Nombre de pages
212,00 €
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La fête plonge dans le labyrinthe des racines, en extrait l'air et le feu. Parlant d'elle c'est de l'innomée qu'il s'agit, ne craignant ni tempête ni blessure, menant le subconscient à sa geste. Emprise subtile et radicale, le poète enfin respire les autres dans leur nature mouvante.
La mort frôlée fait bondir les papillons. Le souffle qui ne tient qu'à une lame devient alors éveil. je pourrais tout aussi bien disparaître ou revivre mais je suis là en pyjama d'étoiles jouant de la flûte basse dans l'aigu d'une école traversière ... nous sommes des morceaux de rêve qui ont heurté le sol depuis le lointain nous mimons l'humain nous mimons l'arbre pour l'enfant solitaire...
... Dans l'écriture aventureuse et lucide de Michel Cassir, l'éclair est généreux, la vitesse d'expression se confond, et maintes fois, avec la précipitation, au sens laborantin et pacifique du terme. Ce pourquoi, dit-il, en scientifique, donc apprenti connaisseur des limites, "le poète est une sorte de chercheur libéré de tout instrument apparent, de toute institution, de tout fonds privé ou public" (...) extrait de la préface de Ghislain Ripault.
L'écriture trace son cercle magique autour des choses. Elles viennent s'y disposer en une constellation qui oriente nos plus beaux égarements. Ceux de l'aventurier comme ceux du rêveur. Car Michel Cassir s'aventure dans l'imaginaire et rêve le réel. Fidèle en cela au mot d'ordre surréaliste : "Dormir les yeux ouverts, agir les yeux fermés". Toutefois, ce n'est pas seulement dans cette communication du rêve et de la réalité que la poésie de Michel Cassir s'apparente au surréaliene dont, par ailleurs, il assume le dépassement, mais aussi dans ce qu'on pourrait appeler un instinct magnétique de l'image... C'est un monde nommé que nous rend la poésie. Celle de Michel Cassin se confond avec k mouvement de la marche. Le pas déclenche le chant. Et le vers déborde de distance. L'écorce terrestre sur laquelle marchent les hommes a l'épaisseur du mystère. Métal nocturne dont, par ks moyens analogues de la poésie et de k chimie, Novalis, déjà, entreprit de chercher k formule. Ecrire, ici, est mesurer l'étendue solaire qui nous sépare des dieux et puiser à la nuit sans fond : " ... démesure propre à l'être humain de sonder les abîmes, de dévier la lumière ". Ecrire comme marcher, la peau exaltée, sur les traces encore fraîches du départ. Hervé Bauer