A quelle distance s'exerce le magnétisme sur la phrase poétique, l'exacte coïncidence des mains, des mots et du souffle. Les distances magnétiques n'apportent aucune réponse, elles montrent toute l'étendue de ce champ d'expérimentation. Au coin du feu, allongés sur l'herbe, ou à des milliers de kilomètres, les deux auteurs renouvellent la magie de la rencontre poétique à trente ans d'intervalle. La distance prend de nouveaux tournants, elle concentre le secret unique de l'espace et du temps. Ce mouvement de corps et de langues projetés dans l'exploration et l'aventure absolue de l'esprit peut s'apparenter à l'écriture automatique, puisque la pulsion de l'un répond à celle de l'autre dans un va-et-vient permanent qui est toujours ce saut périlleux dans le vide. Les poètes qui ont fondu leur ego embrassent l'univers avec des bras de Bouddha, leurs poèmes-flèches-de-tout bois créent des traits d'union entre les éléments. En 2003 et 2004, entre Paris et Beyrouth, les lapins agiles de la vie courent dans leurs textes comme des eaux souterraines et sont rattrapés par la guerre en Irak. ... Une seule lettre suffit pour passer de l'élégance des mots à celle des morts, alors que les balles sifflent à nos oreilles comme des puces et que des obus s'ouvrent comme des éventails qui font de l'air nouveau. Les âmes montent en parachute telle la tristesse du blues... Dans le mouchoir de poche aux fines dentelles qu'il garde secrètement sur lui, le soldat américain enfoui dans les sables de Babylone retrouve un nuage de sa Virginie natale et une larme de sa bien-aimée. Sans la guerre de l'âge cybernétique, il n'aurait connu ni les pays étrangers où les anges se promènent à vélo sur les arcs-en-ciel ni les émotions essentielles qui retiennent la peau sur les os !
Nombre de pages
66
Date de parution
02/07/2005
Poids
100g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782747587563
Titre
Les distances magnétiques
ISBN
2747587568
Auteur
Cassir Michel ; Boulad Antoine
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
100
Date de parution
20050702
Nombre de pages
66,00 €
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... Dans l'écriture aventureuse et lucide de Michel Cassir, l'éclair est généreux, la vitesse d'expression se confond, et maintes fois, avec la précipitation, au sens laborantin et pacifique du terme. Ce pourquoi, dit-il, en scientifique, donc apprenti connaisseur des limites, "le poète est une sorte de chercheur libéré de tout instrument apparent, de toute institution, de tout fonds privé ou public" (...) extrait de la préface de Ghislain Ripault.
L'écriture trace son cercle magique autour des choses. Elles viennent s'y disposer en une constellation qui oriente nos plus beaux égarements. Ceux de l'aventurier comme ceux du rêveur. Car Michel Cassir s'aventure dans l'imaginaire et rêve le réel. Fidèle en cela au mot d'ordre surréaliste : "Dormir les yeux ouverts, agir les yeux fermés". Toutefois, ce n'est pas seulement dans cette communication du rêve et de la réalité que la poésie de Michel Cassir s'apparente au surréaliene dont, par ailleurs, il assume le dépassement, mais aussi dans ce qu'on pourrait appeler un instinct magnétique de l'image... C'est un monde nommé que nous rend la poésie. Celle de Michel Cassin se confond avec k mouvement de la marche. Le pas déclenche le chant. Et le vers déborde de distance. L'écorce terrestre sur laquelle marchent les hommes a l'épaisseur du mystère. Métal nocturne dont, par ks moyens analogues de la poésie et de k chimie, Novalis, déjà, entreprit de chercher k formule. Ecrire, ici, est mesurer l'étendue solaire qui nous sépare des dieux et puiser à la nuit sans fond : " ... démesure propre à l'être humain de sonder les abîmes, de dévier la lumière ". Ecrire comme marcher, la peau exaltée, sur les traces encore fraîches du départ. Hervé Bauer
La fête plonge dans le labyrinthe des racines, en extrait l'air et le feu. Parlant d'elle c'est de l'innomée qu'il s'agit, ne craignant ni tempête ni blessure, menant le subconscient à sa geste. Emprise subtile et radicale, le poète enfin respire les autres dans leur nature mouvante.
J'ai hésité entre deux titres Manifeste oblique et Ne danser que l'inconnu. Manifeste me semblait trop solennel. Puis il s'est créé un vase communicant entre prise de position et liberté de la danse. La danse à l'oeuvre dans sa force créative prend son envol dans le choix de la vitesse angulaire. Je revendique cette danse charnelle et soeur de l'invisible qui est l'arbre de vie dans son ampleur. Ce texte n'est une injonction ni contre la raideur ni contre la droiture, il va dans le sens de la courbure de l'arc imprévisible mais souhaitée déjà dans le subconscient. De l'éblouissement à la cible et vice-versa.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Cet ouvrage aborde un sujet crucial pour les économies modernes à une époque où les échanges commerciaux internationaux se multiplient et où les frontières économiques deviennent de plus en plus pénétrables. Le texte met en lumière les enjeux complexes de la régularisation du commerce mondial, tout en proposant des pistes de réflexion pour adapter les pratiques douanières à ces nouvelles réalités. La réflexion de l'auteur est profonde et bien documentée, tant dans les recherches que dans les analyses. Le lecteur y est amené à réfléchir aux nouvelles stratégies à mettre en place et à comprendre les spécificités du caractère douanier.
La pensée de Dostoïevski a joué un rôle essentiel de charnière entre la philosophie rationaliste héritée de Descartes et les développements de la philosophie au XXe siècle. Elle part d'une réflexion critique sur le cogito cartésien, dans Crime et châtiment ; puis elle pose, dans L'Idiot, la question de l'être, d'une manière qui a profondément influencé la conception de l'ontologie de Heidegger - cette étude est historiquement la première qui démontre cette influence ; et enfin, dans Les Frères Karamazov, Dostoïevski développe la notion de "visage" , qui nourrira toute l'ontologie de Levinas.
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