Chaque homme est un soleil. Regards de personnes détenues sur la collection vidéo du Centre national
Cassagnau Pascale
LOCO
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EAN :9782843140228
Longtemps Marcel Duchamp s'est attaché à rappeler que "c'est finalement le regardeur qui fait le tableau" . Si l'art instaure une rencontre, la promesse d'un rendez-vous supposé et potentiel, il contribue en outre à faire émerger en soi les contours d'une oeuvre intérieure, mobilisant l'imaginaire des oeuvres tout aussi bien que l'imaginaire du regardeur, expérience de lecture qu'Armand Gatti décrit comme une aventure de création renouvelée, pour laquelle "chaque homme est un soleil" . Entrepris à partir de janvier 2017 jusqu'en décembre 2019 sur une proposition de Pascale Cassagnau, responsable des collections vidéo et nouveaux médias au Centre national des arts plastiques, les "Rendez-vous de Poissy" autour de l'atelier de lecture de films ont été conçus comme une invitation pour les personnes détenues à la Maison centrale à des promenades tracées dans le champ de la création contemporaine. Elles sont allées à la rencontre des 55 films sélectionnés au sein de la collection nationale de vidéos, pour établir des dialogues avec des oeuvres, des rencontres avec des artistes, afin de faire advenir le film intérieur de chacun. C'est au croisement des oeuvres et l'expression d'une subjectivité singulière, dans l'expérimentation du regard, dans l'expérience d'une parole, que s'est élaboré le dialogue avec des artistes vidéastes et leurs oeuvres, placées elles-mêmes dans le contexte élargi de la culture contemporaine. L'architecture de l'ouvrage est une tresse qui noue ensemble l'expression des regards, l'analyse des oeuvres, le travail de la recherche, au fil de sa chronologie au long des semaines. Le livre encapsule également d'autres modalités de recherche - une création radiophonique de France-Culture, une exposition au centre d'art La Terrasse à Nanterre, enfin le livre lui -même comme son ultime formalisation - qu'auront générés ces "Rendez-vous" à la Maison Centrale de Poissy.
Nombre de pages
197
Date de parution
18/09/2020
Poids
446g
Largeur
169mm
Plus d'informations
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EAN
9782843140228
Titre
Chaque homme est un soleil. Regards de personnes détenues sur la collection vidéo du Centre national
Auteur
Cassagnau Pascale
Editeur
LOCO
Largeur
169
Poids
446
Date de parution
20200918
Nombre de pages
197,00 €
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Cet essai porte sur la question de la création contemporaine dans l'architecture des médias. Il offre une relecture de textes théoriques et esthétiques majeurs de ces dernières décennies sur les médias et la reproductibilité électronique de l'information, accompagnée d'une retraversée d'oeuvres qui placent la question d'une politique des médias au sein du processus de création. Un pays supplémentaire, proposé comme un cheminement, une libre déambulation, met en exergue un réseau de correspondances entre des oeuvres, des histoires parallèles, des images aux régimes divers. Il est précédé de quatre conversations inédites sur la télévision et l'architecture des médias avec Johan Gripomprez, Olivier Bardin, Harun Farocki et Jean-Baptiste Thoret.
Louis Marin multiplie les voix en une longue digression qui retourne la parole sur elle-même, la dédouble, la redouble. Ouvert par une introduction qui articule, sous la forme d'une fiction, le motif du dialogue, l'entretien met en perspective les grands thèmes de recherche de Louis Marin. L'échange, saisi comme une figure de fiction, devient argument théorique pour une réflexion sur la constitution d'un texte à propos d'un discours de conversation. (extrait de la Préface)
Depuis les années 1990, Jean-Christian Bourcart plonge dans les profondeurs des lieux du sexe, d'où il rapporte des images, volées, aux grains éclatés, au flou suggestif et aux couleurs dégoulinantes. Tout a commencé quand un magazine l'envoie faire un reportage dans les bordels de Frankfort. Trois interdictions : pas de femmes, pas de photo, pas de film. Il s'immerge dans les immeubles réservés au commerce sexuel, un monde à part aux couleurs crues. Dans la poche de sa veste truquée, un appareil photo trop bruyant ; il s'arrête devant les chambres et déclenche, la position du photographe voyeuriste, assumée. Ce livre nous offre crûment la découverte de la nuit sexuelle, bordels ou clubs échangistes, ouvrant les portes d'un univers fellinien ou pasolinien, méconnu et souvent objet de fantasmes.
Dans l'oeuvre photographique de Pierre Jahan (1909-2003), c'est l'ombre qui se propose comme guide opérant, permettant de traverser l'éclectisme de sa production artistique. Photographe, mais aussi illustrateur, dessinateur, peintre, contemporain de Sougez, Ronis, Doisneau mais aussi de Vigneau, Kertész, Landau, Steiner..., membre du groupe Rectangle puis de celui des XV, et représentant - pas toujours reconnu à sa juste place - de ce qu'est la photographie : un art du passage, un art de la traversée, mais aussi un art des écarts, un art où l'ombre peut être la muse d'un regard autre, la preuve d'une attention singulière à un état de vie, à un état d'âme, à un état de fait... Et ce sont justement ces différents " états " qui inclinent à la diversité des photographies de Jahan allant de la série de l'Herbier surréaliste (1947) à celle des étranges Poupées (1942-45), des Etudes de nus (1945-49) aux reportages sur La vie Batelière (1938), ou le Paris [qui] chante sa nuit (1945)... aux travaux d'éditions (Le Dévot Christ (1934), La mort et les statues (1941-42), Les Gisants de Saint-Denis (1948), ou d'illustrations publicitaires (parfums Piguet, cristallerie Daum et arts de la table Christofle, laboratoires pharmaceutiques mais aussi Renault, Citroën...).
Rondepierre Eric ; Millet Catherine ; Rancière Jac
D'abord comédien, Eric Rondepierre se dirige ensuite - via la peinture - vers un travail photographique lié au cinéma. Depuis 2002, l'oeuvre s'est diversifiée : l'artiste utilise ses propres images qu'il recompose avec ses textes, ses dessins ou encore avec des images de cinéma qu'il s'approprie. Images secondes reprend l'ensemble des séries que l'artiste a réalisées depuis plus de vingt ans et est accompagné d'essais inédits de Jacques Rancière, Catherine Millet et Quentin Bajac. Cette monographie vient combler un manque éditorial : en effet, l'artiste n'a pas publié de monographie importante depuis près de dix ans.
Sabine Meier est partie à New York avec l'idée de faire le portrait de Rodion Romanovitch Raskolnikov, le célèbre personnage de l'écrivain russe Dostoïevski. Avec ses seuls souvenirs de lecture du roman lu plusieurs années auparavant, elle déambule dans les rues new-yorkaises. C'est au cours de ses pérégrinations, qu'elle reconnaît dans le visage d'un passant celui qui deviendrait son Raskolnikov. Comment réussit-elle à convaincre cet inconnu à incarner l'image de ce personnage de fiction ? Une longue collaboration commença entre eux et " Portrait of a Man " était en construction.