Revue de philologie, de littérature et d'histoire anciennes N° 84 fascicule 2/2010
Casevitz Michel ; Moreau Philippe
KLINCKSIECK
38,11 €
Epuisé
EAN :9782252038611
RESUMES Cécile Conduché. - Priscien, De metris Terentii, 2-3 et l'application à la langue grecque de catégories grammaticales latines (p. ? 183-215) Etude de Priscien, De metris Terentii, 2-3, paragraphes dans lesquels le rapport du latin au grec est théorisé au moyen de la notion de licentia. Cette notion empruntée à la métrique permet de rendre compte à la fois des convergences et des divergences entre les deux langues sans abandonner l'idée d'une dépendance générale du latin envers le grec. Trois phénomènes linguistiques illustrent le propos du grammairien. On suit les ramifications de ces exemples dans la grammaire exhaustive du même auteur, les Institutions grammaticales. Il apparaît qu'à trois reprises, la recherche de l'antécédent grec permet à Priscien d'appliquer de manière novatrice à la grammaire grecque des catégories grammaticales usuelles dans l'analyse du latin. Benjamin Goldlust. - Citations, remplois et imitations dans le carmen 5 de l'Appendix Maximiani (= Carmina Garrod-Schetter) (p. ? 217-242) Dans l'ekphrasis précieuse qu'il présente d'un palais privé transposant les charmes de la campagne dans un cadre urbain, le carmen 5 de l'Appendix Maximiani fait apparaître une très riche intertextualité qui présente différents visages. Citations littérales, mentions d'autorités, recherches de garants poétiques, imitations et remplois détournés proposent, en effet, autant de rapports, à différents niveaux, à la tradition littéraire, qui est parfois passivement reprise, dans un but strictement ornemental, mais parfois totalement recontextualisée. L'analyse montre que les sources, plus ou moins directes, provenant des univers élégiaque, bucolique ou géorgique, font généralement l'objet d'une reprise thématique, d'une sorte de continuité linéaire sans modification ni adaptation, permettant de greffer dans le carmen 5 des motifs fondateurs autour des thèmes naturels. En revanche, d'autres tournures ou expressions, relevant de la même conception d'une nature harmonieusement civilisée, proviennent probablement de passages épiques ou tragiques totalement détournés, voire pervertis pour être adaptés, comme si le poète anonyme s'était lancé un défi poétique - celui d'une retractatio systématique de l'inspiration poétique originelle - ce qui, à bien des égards, rappelle les pratiques qui ont cours dans le genre du centon. Anne Jacquemin. - Qui payait le ??? ? ??? ? -? ??? ? ? (p. ? 243-249) Deux inscriptions de Delphes, du IIe siècle av. J. -C. , mentionnent une taxe payée par les artisans, le kheirotekhnion, version locale du kheirônaxion. A Delphes au moins, le kheirotekhnion était payé par tous les artisans. Jean-Claude Lacam. - Vestiça et vestikatu ? : nouvelles remarques sur deux termes apparentés des Tables de Gubbio (p. ? 251-263) Parmi tous les termes obscurs des Tables Eugubines, les mots vestiça et vestikatu ont donné lieu à de multiples commentaires et à des traductions contradictoires. S'il existe une parenté étymologique entre ces termes, il n'est pas sûr qu'ils appartiennent au même champ sémantique strict. Vestiça désigne selon toute apparence une galette, confectionnée la plupart du temps au cours même du sacrifice et ajoutée à la victime à titre d'offrande supplémentaire. Vestikatu en revanche ne renvoie pas, comme on a pu le dire, à l'offrande de ce gâteau, mais bien plutôt au geste de la libation. Concetta Luna. - La philologie comme science de l'esprit ? : la contribution d'Alain Segonds à la critique textuelle (p. ? 265-288) 1re Partie L'activité philologique d'Alain Segonds s'est exercée en deux domaines différents ? : les textes néoplatoniciens et les textes astronomiques des XVIe-XVIIe siècles. La première partie de cet article examine la contribution philologique d'Alain Segonds à l'édition des textes néoplatoniciens, en particulier ses éditions critiques de l'In Alcibiadem et de l'In Parmenidem de Proclus, du De abstinentia de Porphyre, du Proclus ou sur le bonheur de Marinus. Sophie Minon. - Anthroponymes en ? µ? (? )- et en -? ? (? )-? : de ? µ? ??? ? ? à ? µ? ??? o ? (p. 289-324) La comparaison de l'anthroponyme argien nouveau ? µ? ??? o ? avec le nom ??? h ? -? ??? ? ? et avec le héronyme ? µ? ??? ? ? , à la forme dérivée ? µ? ??? ? ?? , attestés aussi localement, pose la question du sort de la voyelle -i à la finale d'un premier élément de composé, en particulier du préfixe ? µ? ? -, lorsque le second présente en synchronie une initiale vocalique. La finale -? ?? d'un composé anthroponymique intrigue, quant à elle, d'un point de vue morphologique. Notre enquête conduira à réexaminer l'étymologie du nom du roi d'Argos, ? µ? ??? ? ?? et la façon dont se sont constituées ses variantes ? µ? ??? ? ?? et ? µ? ??? ? ?? , et à étudier le sémantisme des différentes formes élargies du radical -? ? - que l'on croit pouvoir identifier au second membre de nombre d'anthroponymes ici analysés, comme ? µ? ??? ? , ? µ? ??? ? ? , ?? µ? ??? , ?? µ? ??? ? , ??? ? ??? et ? µ? ??? o ? . ABSTRACTS Cécile Conduché. - Priscian, De metris Terentii, 2-3, and application of some Latin grammatical categories to the Greek language (p. ? 183-215) Study of Priscian, Demetris Terentii, 2-3, a text that theorizes the connexion between Greek and Latin through the notion of licentia. This notion, borrowed from metrical studies, is used as a tool for grammatical analysis, illuminating at once the convergences and divergences between the imperial languages while retaining the general frame wherein Latin always derives from Greek. Three grammatical features illustrate the grammarian's point. We follow their developments through the author's comprehensive grammatical treatise, the Institutiones grammaticae. All three examples appear to be handled in the same way : while looking for a precedent to Latin linguistic facts in the grammatical features of Greek, Priscian happens to transfer into the field of Greek grammar some analysis hitherto developed for Latin grammar. Benjamin Goldlust. - Quotations, imitations and re-uses in carmen 5 of the Appendix Maximiani (= Carmina Garrod-Schetter) (p. ? 217-242) Carmen 5 of the Appendix Maximiani presents a concinnated ekphrasis of a private palace where the charms of the countryside are transposed into an urban setting. The poem thereby shows a very rich intertextuality which has various facets. Literal quotations, references to authorities, the search for poetical guarantees, imitations and diverted re-uses all allow the poet to make use of the literary tradition, which is sometimes passively taken up, in a purely ornamental way, but at other times completely recontextualized. The analysis shows that the more or less direct sources from the elegiac, bucolic or georgic world are usually taken up thematically, without any modification or adaptation, so as to graft onto the poem the founding patterns of a natural inspiration. On the other hand, other phrases or expressions, though akin to the same conception of a harmoniously civilised nature, probably come from epic or tragic passages, which have been totally diverted or perverted for the adaptation, as if the anonymous poet had accepted a poetic challenge ? : that of a systematic retractatio of the original poetic inspiration - which, in more than one way, reminds of the practices which prevail in the cento genre. Anne Jacquemin. - Who paid for the cheirotechnion ?? (p. ? 243-249) Two Third Century B. C. inscriptions at Delphi mention a tax paid by artisans, the kheirotekhnion, the local version of the kheironaxion. One of these provides evidence that this tax applied to all artisans, metics, as well as citizens. Jean-Claude Lacam. - Vestiça and vestikatu ? : new comments on two related terms of Iguvine Tables(p. ? 251-263) Among all the doubtful terms of Iguvine Tables, vestiça and vestikatu gave rise to many comments and opposite translations. If there is an etymological relationship between these words, they certainly do not belong to the same strict semantic field. Vestiça apparently is a pancake, prepared most of the time during the sacrifice itself and added to the victim as an complementary offering. Vestikatu on the other hand does not mean, as has been said, the offering of this cake, but rather the pouring out of the libation. Concetta Luna. - Philology as Science of Spirit ? : Alain Segonds' Contribution to Textual Criticism (p. ? 265-288) 1st Part Alain Segonds' activity as a philologist covered two main areas ? : neo-platonic texts and astronomical works of the early-modern period. The first part of this article examines Segonds' philological contributions to the edition of neo-platonic texts, particularly his critical editions of Proclus' In Alcibiadem and In Parmenidem, as well as of Porphyry's De abstinentia and of Marinus' Proclus ou sur le Bonheur. Sophie Minon. - Personal Names in ? µ? (? )- and -? ? (? ). From ? µ? ??? ? ? to ? µ? ??? o ? (p. ? 289-324) Putting together the new Argive anthroponym ? µ? ??? o ? and ??? h ? -? ??? ? ? or heronymic ? µ? ??? ? ? and its derivative ? µ? ??? ? ?? , all occurring locally, we wonder in which cases the final -i vowel of the first element of compounds, particularly at the end of the ? µ? ? - prefix, was either preserved or not in front of the initial vowel of the second element. The final -? ?? of anthroponymic compounds is morphogically surprising. This paper is aimed at revising the etymology of the name of the Argian king ? µ? ??? ? ?? - explaining also the variants ? µ? ??? ? ?? and ? µ? ??? ? ?? , and studying the semantism of the various forms of the -? ? - root that may be identified ad second element for the numerous anthroponyms analyzed here such as ? µ? ??? ? , ? µ? ??? ? ? , ?? µ? ??? , ?? µ? ??? ? , ??? ? ??? and ? µ? ??? o ? .
Nombre de pages
232
Date de parution
16/03/2013
Poids
420g
Largeur
160mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782252038611
Titre
Revue de philologie, de littérature et d'histoire anciennes N° 84 fascicule 2/2010
Auteur
Casevitz Michel ; Moreau Philippe
Editeur
KLINCKSIECK
Largeur
160
Poids
420
Date de parution
20130316
Nombre de pages
232,00 €
Disponibilité
Epuisé
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Le philologue n'a peut-être pas de but plus louable que d'aider avec ses instruments spécifiques, à la reconstruction précise des société disparues. On sait quelle importance a pour l'historien la notion de colonisation. La présente étude essaie de cerner le sens des mots qui expriment en grec ancien la colonisation sous ses divers aspects ; deux familles de mots sont en concurrence, l'une archaïque autour de ktizô, l'autre en pleine expansion, autour de oikéo et surtout de oikizô ; la première exprime à l'origine une colonisation essentiellement agricole ; la seconde une colonisation de peuplement. Du mycénien à l'époque chrétienne, c'est une vaste tranche d'histoire linguistique qui est examinée, en elle-même et dans ses rapports avec l'histoire dont l'évolution la précède toujours.
Casevitz Michel ; Auberger Janick ; Du Bouchet Jul
Le lecteur ami des mots trouvera dans ce volume un choix d'articles de Michel Casevitz, helléniste, philologue et? cruciverbiste.Il a été professeur de philologie grecque dans les universités Lyon II-Lumière et Paris X-Nanterre, professeur invité dans plusieurs universités, en Pologne, en Russie, au Canada où il est docteur honoris causa de l'Université Laval. Ses publications commencent en 1972 et continuent à ce jour, approfondissant l'étude de la langue et de la littérature grecques et s'amusant très sérieusement avec la langue française. En creusant dans la chair des mots, en explorant les multiples ramifications d'une racine, d'un radical ou d'un champ sémantique, il ouvre la voie aux recherches littéraires, historiques et philosophiques qui trouvent dans ses analyses des perspectives nouvelles.Et il donne au lecteur curieux le goût de s'interroger, lui aussi, sur l'histoire de la langue et d'apprécier ce qu'Athénée disait à propos d'Hérodote : « le plus doux des festins est un festin de mots ».
RESUMES Alain BLANC. - Sur les composés apparentés à ß?ast ?? "jeune pousse, bourgeon" , ß?ast ??? "pousser, bourgeonner" , et sur leurs formes de gradation Pour exprimer l'idée de "pousser, bourgeonner" , le grec ancien emploie deux séries de composés nominaux, en -ß?ast ?? et en -ß?ast ??. Pourquoi y a-t-il deux séries et y a-t-il entre elles une différence de sens ?? On tente de montrer que les composés en -ß?ast ?? reposent sur le substantif ß?ast ?? "bourgeon" , tandis que les composés en -ß?ast ?? se relient directement à la racine du verbe ß?ast ???. On parvient à dégager une différence sémantique : -ß?ast ?? indique la présence de bourgeons, tandis que -ß?ast ?? indique la possibilité d'accomplir l'action de bourgeonner. Il arrive que l'opposition entre les deux catégories soit neutralisée. Cette neutralisation résulte de l'impossibilité phonétique de créer des formes de gadation pour les composés à thème -ß?ast ?s-. Marie-Thérèse CAM. - Taleae, rugula, deux métaphores pour l'anatomie du cheval chez Végèce, mulom. 3, 1 et 2 Végèce emprunte à un traité latin anonyme, perdu, ses notices anatomiques au début du livre 3 des Digesta artis mulomedicinalis. Dans les chapitres 1 (décompte des os, anatomie interne) et 2 (mensurations des régions du corps d'un poulain, anatomie externe) apparaissent deux termes que la tradition manuscrite a transmis diversement et qu'il faut restaurer : l'un nomme sans conteste la scapula, l'autre le bord supérieur de l'encolure mesuré du toupet au garrot. Rugula désigne la "légère fronce" dessinée à la surface de l'épaule par les muscles propres à la scapula ?; taleae, les "taillis" , les "pousses" sont les crins, entretenus, taillés, rasés, tondus sur la nuque. Végèce a conservé ces métaphores du jargon des éleveurs, hapax d'emploi. Pierre CHIRON. - Les côla en rhétorique : respiration, sens, esthétique Dans cet article, nous décrivons la naissance et l'évolution des emplois rhétoriques du mot grec côlon (membre de phrase). Le côlon, diversement défini en lui-même et par rapport aux autres découpages de la chaîne parlée que sont le comma, la période et - plus tard - le pneuma, occupe une place centrale dans des théories dont nous essayons de montrer l'intérêt et l'importance en termes de physiologie, de sémantique, d'argumentation et d'esthétique. Eric DIEU. - L'étymologie de l'adverbe grec ??s ?? Le mot grec ??sf ?, adverbe ou préposition signifiant "loin (de), à l'écart (de)" , se trouve fréquemment employé, dans l'Iliade, dans des contextes qui suggèrent un éloignement par rapport à une réalité hostile, dangereuse, ou simplement pénible. Après un examen des emplois de ??sf ? dans les poèmes homériques, on s'efforce de montrer que cette situation ne doit pas être due uniquement au contexte guerrier de l'Iliade, mais qu'elle a des chances de refléter le sens originel de ce terme ?; et l'on s'interroge alors, dans le prolongement d'analyses étymologiques avancées récemment par Jean-Victor Vernhes et Rossana Stefanelli, sur l'idée d'un rattachement de ??sf ? à la racine indo-européenne nes- "revenir sain et sauf" , qui est notamment attestée, en grec, dans des formes comme ???µa ? "revenir (sain et sauf)" et ??st ?? "(bon) retour" . Marie FORMARIER. - Modéliser le rythme "haché" de Cicéron : propositions et perspectives Dans l'Orator, Cicéron consacre une large réflexion à la question du rythme oratoire (numerus) et distingue en particulier le rythme de la période et le rythme "haché" en incises et en membres. Notre objectif ici est de rendre compte, autant que possible, de la spécificité de ce dernier et de proposer un modèle d'analyse qui conjugue les données de la théorie cicéronienne à la rigueur scientifique mise en oeuvre notamment dans les recherches menées par J. ?Dangel. Or, l'exemple du Pro Scauro, précisément donné dans l'Orator, permet d'évaluer les enjeux stylistiques et pragmatiques du rythme haché. La brièveté des segments, l'autonomie rythmique des mots, les figures de symétrie (concinnitas) et l'âpreté de la diction sont clairement corrélées à ¬l'expression de la véhémence. L'analyse détaillée permet, en outre, de comprendre en quoi le rythme "?haché?" renforce la valeur performative du discours d'accusation ? : les variations rythmiques (anacrouse, rythme suspensif et inversion de la dynamique levé/frappé) permettent de dessiner les lignes fortes de l'invective et de (re)donner à certains mots toute leur force interpellative. Pierre SAUZEAU. - L'arc, une "lyre sans corde" ou bien "une lyre à une seule corde" ?? A propos d'une énigme poétique grecque Aristote cite, au livre III de la Rhétorique (1412 b 34 - 1413 a 21) un fragment poétique qui fait de l'arc une lyre akhordos. On ¬comprend généralement "?une lyre sans corde ?" , ce qui paraît absurde. Une autre explication fait de l'arc une "?lyre à une seule corde ?" . C'est cette solution qui paraît préférable : l'expression serait une kenning, une métaphore énigmatique. Benjamin STORME. - Sicilia amissa : syntagme nominal ou proposition subordonnée ?? Cet article s'appuie sur un exemple tiré de Quinte-Curce pour montrer que les séquences du type Sicilia amissa ou Ab urbe condita ne sont ni des syntagmes nominaux, ni des "constructions à participe dominant" , mais des propositions subordonnées. ABSTRACTS Alain BLANC. - On the compounds related to ß?ast ?? "sapling, burgeon", ß?ast ??? "grow, burgeon" and their forms of gradation To express the idea of "growing, burgeoning", Ancient Greek employs two series of nominal compounds in -blasto- and in -blastés-. Why are there two series and why is there a difference of meaning between them ? We try to show that the compounds in -blasto- lie on the noun blastós "burgeon", whereas the ¬compounds in -blastés- are directly related to the stem of the verb blastáno. We manage to identify a semantic difference : -blasto- indicates the presence of burgeons, whereas -blastés- indicates the possibility of accomplishing the action of burgeoning. The opposition may be neutralised. This neutralisation results in the phonetic impossibility to create forms of gradation for the compounds with the stem -blastés-. Marie-Thérèse CAM. - Taleae, rugula, two metaphors for horse anatomy in Vegetius, mulom. 3, 1 et 2 Vegetius borrows from an anonymous and lost Latin treatise for his anatomical notices found at the beginning of the third book of Digesta artis mulomedicinalis. In chapters 1 (number of bones, internal anatomy) and 2 (measurements of a foal's body parts, external anatomy) two terms appear that have been transmitted in various ways by the manuscript tradition, and which must be restored : one indisputably names the scapula, and the other names the upper side of the neck, measured from the forelock to the withers. Rugula designates the "small wrinkle" sketched in the shoulder's surface by the proper muscles of the scapula ; taleae, the "copses", the "sprout", are the mane that is kept up, cut, shaven, and clipped on the neck. Vegetius has kept these metaphors from the breeders' specific language, hapax of use. Pierre CHIRON. - The rhetorical côla : breathing, meaning, aesthetics In this paper, we describe the birth and the evolution of the rhetorical uses of the Greek word côlon (member, clause of a sentence). The côlon, which has been defined in different ways in itself and in its relations with the other ways of marking out the unities of the spoken chain (comma - or chip, phrase ?-, period and - later - pneuma) plays a central role within theories the interest and the importance of which we try to show in terms of physiology, semantics, argumentation and aesthetics. Eric DIEU. - The etymology of Greek ??s ?? The Greek word ??sf ? "far (from), away (from), apart (from)" (adverb or preposition) is frequently found in the Ilias in contexts implying that someone is or goes away from a situation which is hostile, dangerous or simply painful. After examining the instances of this word in the Homeric poems, we show that the warlike context of the Ilias cannot account alone for the uses of ??sf ? in this poem ; in fact, these uses probably reflect the original meaning of the word. We then ask ourself if ??sf ?, according to recent etymologies advanced by Jean-Victor Vernhes and Rossana Stefanelli, can be linked to the PIE root nes- "to come back safe and sound", which appears, among others, in the Greek words ???µa ? "to come back (safe and sound)" and ??st ?? "(safe) return". Marie FORMARIER. - Model analysis of Cicero's "broken" rythm In his treatise Orator, Cicero addresses the problem of oratory rhythm (numerus) and distinguishes the rhythm of periods and the rhythm "broken" in short clauses. In this paper, I elucidate the specificity of the "broken" rhythm and propose a model analysis which connects Cicero's testimonia and a scientific approach close to J. Dangel's one. Through the example of the Pro Scauro given by Cicero himself in the Orator, it is possible to understand how stylistics and pragmatics get involved into the "broken" rhythm. Short segments, rythmically self-sufficient words, figures of symmetry (concinnitas) and harsh elocution all take part in vehemence. Actually, rhythm increases invective performativity. Rhythmical variations (anacrusis, unstressed rhythm and reverse dynamics) frame the successive steps of the denunciation and give to words all their communicative function. Pierre SAUZEAU. - The bow, a "stringless lyre" or a "single string lyre"? About a Greek poetical enigma Aristotle (Rhetoric III, 1412 b 34 - 1413 a 21) quotes a poetical fragment in which the bow is said to be an "akhordhos lyre", that is usually understood as a "stringless lyre" - which seems absurd. Another explanation would be the bow as a "single string lyre. " That solution seems preferable : the phrase would be a kenning, that is to say an enigmatic metaphor. Benjamin STORME. - Sicilia amissa : nominal phrase or embedded clause ? In this paper, the author will show, using an example from Curtius, that strings like Sicilia amissa or Ab urbe condita are neither nominal phrases nor "Dominant Participle Constructions", but embedded clauses.
Cet agenda est une invitation à observer, apprendre, et contempler, qui vous accompagnera lors d'une promenade en forêt, d'une flânerie en ville, d'une halte au jardin ou d'une veillée sous les étoiles. Il se déploie comme un carnet de notes aussi précis que poétique, où détailler : ? Le fil des jours, les tâches et les instants à ne pas oublier. ? Les rythmes naturels, le passage des saisons, le chant des oiseaux au matin, l'éclosion d'une fleur, le retour des migrateurs. ? Les instants de contemplation, une lumière sur l'eau, le vol d'un insecte, le silence après la pluie.
Caché derrière ses peupliers d'où émergent son haut toit et ses deux tours carrées, le " château vosgien " est, en 1789, à peu près ce qu'il était en 1600 ou à la fin du Moyen Age : un corps de logis solide et discret, se démarquant à peine du reste des maisons rurales et un peu plus du clocher de l'église ou du prieuré, vrai centre du village. Le châtelain de 1789 y vit-il différemment de celui du XVIIe siècle, voire du Moyen Age ? Ce livre pénètre dans l'univers et le décor familiers des futurs émigrés dont les aïeuls vécurent sur place les drames de la Guerre de Trente Ans. A travers lettres, mémoires et inventaires, une page d'histoire peu connue est retracée ici. Son auteur, professeur agrégé d'Histoire, responsable de l'Association Saône lorraine et délégué des Vieilles Maisons Françaises pour les Vosges, la fixe souvent comme un instantané, un " pris sur le vif ", une incursion dans l'intimité des vieilles familles et des récents anoblis. Beaucoup de ces demeures et de ces familles ont aujourd'hui disparu, et l'on démolit encore des châteaux, comme à Gironcourt-sur-Vraine, au nom du " progrès " et du " réalisme ". Ces pages de vie quotidienne et d'attitude face à l'adversité sont aussi pour l'auteur l'occasion de montrer au grand public et aux divers responsables qu'autant qu'un château fort, ces " Grandes Maisons " sont dignes de conservation et de respect.