Le poête au miroir de ses vers. Etudes sur la représentation du poète dans ses oeuvres
Casanova-Robin Hélène ; Billault Alain
MILLON
30,00 €
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EAN :9782841372805
Qu'il se mette en scène directement à travers la fiction d'une persona de chanteur bucolique, tel Théocrite, ou, bien des siècles plus tard, Pontano sous le masque de Mélisée, qu'il donne à voir des aèdes à l'oeuvre ou qu'il endosse le costume de chantres fameux issus de la mythologie, le poète manifeste une prédilection particulière pour la mise en scène d'artistes dans laquelle il concentre mille interrogations, touchant à l'esthétique, à l'expression de soi, à l'essence du verbe poétique. Certes, les processus ainsi formulés s'avèrent fort divers : ici, le poète cherche à définir sa propre fonction, quêtant une identité que la société contemporaine ne lui octroie pas toujours. Là, il apparaît aux prises avec un questionnement métaphysique, que le langage poétique, loin de résoudre, expose avec éclat, au gré d'images iconiques. Ailleurs, il dessine les contours d'une oeuvre relevant d'une tradition bien établie, désireux de revendiquer une filiation mais aussi une originalité personnelle. L'ouvrage, constitué d'études émanant de spécialistes de poésie antique et moderne, offre un parcours diachronique sur la question de la représentation du poète, permettant au lecteur de confronter des postures multiples, ancrées dans un contexte culturel aussi différent que celui de l'époque impériale romaine, de l'humanisme italien du Quattrocento ou de la modernité contemporaine. Néanmoins, la construction du "moi" poétique, pour diverses que soient les voix adoptées, procède aussi selon des constantes qui ne lassent pas de surprendre le lecteur : l'inspiration, nourrie d'un héritage sans cesse relu sous des éclairages nouveaux, apparaît tendue entre la reconnaissance dans les archétypes, qui fournissent autant de schémas auctoriaux et l'intrusion du biographique, modulé en des accents variés, plus ou moins prégnant suivant les poètes. Au coeur de ces représentations, s'exhibe l'art poétique, un langage singulier et pourtant inscrit dans une perspective universelle, orienté pour faire acte de transcendance. La juxtaposition des époques, des personnalités et des genres opérée dans ce livre trouve ainsi sa justification dans sa disparité même. Les poètes de la Grèce archaïque et hellénistique, les latins de l'empire romain, les néo-latins de la Renaissance et les modernes du XIXe et XXe siècle participent, chacun d'une manière singulière, à une même entreprise où l'affirmation de soi est inséparable de l'interrogation sur soi. Issue d'un colloque international organisé à l'Université de Paris-Sorbonne les 14 et 15 décembre 2009, cette série d'enquêtes porte sur Homère, Pindare, Théocrite, Ovide, Marullo, Pontano, Campano, Jean Second, Rilke et les poètes de la première partie du XXe siècle. Autant d'éléments d'histoire littéraire qui sont aussi des matériaux pour l'analyse et pour l'histoire de l'autoréflexivité poétique.
Nombre de pages
254
Date de parution
14/03/2013
Poids
422g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782841372805
Titre
Le poête au miroir de ses vers. Etudes sur la représentation du poète dans ses oeuvres
Auteur
Casanova-Robin Hélène ; Billault Alain
Editeur
MILLON
Largeur
160
Poids
422
Date de parution
20130314
Nombre de pages
254,00 €
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Résumé : Les Héroïdes sont des lettres imaginaires que le poète latin attribue à Pénélope, Ariane, Didon, Médée et autres figures féminines célèbres de la mythologie gréco-romaine, montrées alors qu'elles adressent un ultime message d'amour à leur amant lointain, ou encore à des couples mythiques fameux qui livreraient ainsi leur correspondance secrète. L'auteur renouvelle la connaissance que pouvait avoir le lecteur contemporain de ces épisodes illustres de la fable antique, en les présentant du point de vue de l'intimité des héros : ces lettres comblent les vides de l'histoire connue par l'Iliade, l'Odyssée ou par les grandes tragédies grecques et livrent un aperçu inédit d'un personnage ou d'un événement, laissant librement s'exprimer la plainte ou la rêverie de l'épistolier en d'infinies variations. Mais, plus encore, l'?uvre révèle une réflexion poétique inédite : sollicitant la connivence du lecteur par les multiples références aux textes-sources, le poète donne à voir comment il convertit en genre élégiaque une matière épique, tragique, ou bien encore empruntée à la poésie alexandrine, au grès d'une exploration affinée des codes littéraires. Matériau de choix pour l'investigation, les Héroïdes font ici l'objet de lectures analytiques qui mettent l'accent sur leur originalité générique, philologique ou symbolique. Démêlant certains fils tirés par un poète qui goûte par-dessus tout l'hybridation des formes, ces études témoignent de la dimension polymorphe de ce recueil, source inépuisable d'herméneutique.
Destiné à tous ceux qui souhaitent s'initier à la langue latine ou raviver un savoir que le temps a pu quelque peu effacer, ce "bloc-notes" offre une synthèse des connaissances de base de la langue latine. 30 fiches de grammaire présentent les règles principales de façon claire et concise; 5 fiches de vocabulaire consacrées aux thèmes majeurs de la civilisation latine; de nombreux exercices corrigés pour s'entraîner et tester ses connaissances.
Par ses nombreux travaux, Pierre Laurens a éclairé de vastes champs d'étude qu'il a explorés de sa plume élégante. La poésie demeure son terrain de prédilection : l'épigramme grecque, latine et néo-latine, dont il pointe la singularité, les vers latins de Pétrarque auxquels il rend de vibrants hommages par son calame talentueux et mille autres auteurs encore qu'il pare d'un or nouveau, grâce à ses études d'une acuité exceptionnelle. Philologue, philosophe, fin lecteur de Marsile Ficin, des emblèmes d'Alciat et de bien d'autres Humanistes, il a inspiré et dirigé de nombreux travaux universitaires, confirmant avec vigueur la centralité et la fécondité de la littérature et de la pensée antique à travers les siècles. Les études réunies dans cet ouvrage constituent un florilège empli de fidélité, de reconnaissance et d'amitié que lui témoignent d'anciens élèves, des collègues et des amis. La diversité de ces travaux, concernant des pans variés de la tradition latine et néo-latine, illustre, une fois de plus, la richesse et l'ampleur du rayonnement du maître généreux et stimulant que demeure Pierre Laurens.
Destiné à tous ceux qui souhaitent s'initier à la langue latine ou raviver un savoir que le temps a pu quelque peu effacer, ce "bloc-notes" offre une synthèse des connaissances de base de la langue latine. On y trouve : 30 fiches de grammaire présentant les règles principales de façon claire et concise ; 5 fiches de vocabulaire consacrées aux thèmes majeurs de la civilisation latine ; de nombreux exercices corrigés pour s'entraîner et tester ses connaissances ; 3 lectures accompagnées.
Centré sur la relation de la philosophie avec la poésie, cet ouvrage examine le conflit qui les oppose, selon les termes mêmes de Platon qui pourrait bien avoir inventé l'opposition pour mettre en évidence une vraie fausse résolution. Celle-ci prend la forme d'une appropriation ou d'une subjugation qui nécessitent une réinvention de la poésie, c'est-à-dire une redéfinition de sa nature et de ses fins. Réinvention qui conduit au refus d'une frontière entre philosophie et poésie. Or la nécessité de ce refus repose sur une exigence de réception, celle d'une pratique qui se déploie dans le dialogue et que le lecteur est invité à émuler. Cette pratique est fondée sur une question : comment faut-il vivre ou qu'est-ce que la vie bonne ? La réponse à cette question exige de répondre à cette autre : qu'est-ce que philosopher ? Ces deux questions, quelles que soient les réponses qui en sont données dans les Dialogues, sont inextricablement mêlées puisque vivre c'est philosopher.
La santé du prince était une importante source de préoccupation pour les sujets de l'Empire romain, qui formulaient chaque année le 3 janvier des uota (voeux) relatifs au salut de l'empereur, intrinsèquement liés à celui de l'Empire. Si jusqu'à présent ce thème a été traité par le biais des "maladies" réelles ou supposées des princes, surtout des maladies nerveuses et psychologiques des "Césars fous", des études plus récentes ont souligné le lien entre la "folie", mais aussi la bonne santé du prince, et le discours idéologique. Les auteurs se proposent, à l'occasion de ce colloque qui s'est tenu les 4-5 juin 2018 à l'Université de Lausanne, de replacer au centre de l'enquête la santé du prince sous le Haut-Empire, ainsi que son corollaire, l'hygiène de vie du prince.
Résumé : Au Ve siècle avant notre ère, l'avènement des mages en Grèce ne se fait pas sans bruit. Présentés d'abord comme conseillers de rois, sacrificateurs et interprètes des songes, dans cet ailleurs qu'est l'empire perse, ils se retrouvent rapidement au c?ur de la cité athénienne, où ils sont accusés de charlatanerie et de tromperie. Avec eux, apparaît une notion nouvelle, qui a connu une fortune durable dans la culture occidentale : la magie. Rares sont les voix qui ont invité à questionner les évidences de ses origines. Peut-on continuer à postuler une contiguïté, sinon une coïncidence, entre la notion grecque de magie telle qu'elle apparaît à la fin du Ve siècle et la conception moderne de la magie, qui en fait une catégorie universelle, un type de mentalité ou de pensée ? Comment les Grecs ont-ils conçu cette notion nouvelle ? Quelle significations lui ont-ils attribués ? Dans une perspective d'histoire culturelle, ce livre analyse le contexte qui a favorisé l'émergence de la magie, au c?ur des débats qui animaient les cités grecques. Il montre également comment elle a été conçue dans le creuset culturel grec et explore les représentations mobilisées à cet effet. A travers cette étude, ce sont plusieurs facettes de la culture grecque qui se révèlent, des dieux qui " médusent " à l'écriture qui enchaîne, de la puissance poétique à la figure de Socrate.