Assassiné le 1er décembre 1916 alors qu'une insurrection de grande ampleur avait soulevé la majeure partie des populations du Sahara et du Sahel contre l'occupant français, Charles de Foucauld a inspiré dès avant sa mort les fabricants de littérature sulpicienne. Leur représentant le plus encombrant reste René Bazin, qui a publié en 1921 Charles de Foucauld, explorateur du Maroc, ermite au Sahara, monument de componctueuse et fate médiocrité dont Louis Massignon devait écrire dans une lettre du 16 septembre 1959 à Jean-François SixA : " Foucauld coule dans le gouffre de la bondieuserie S. A Sulpice. [... ] Il y a des jours où je regrette de n'avoir pas été réquisitionner pour sa "Vie" Louis Bertrand au lieu du mélibéen René Bazin. [... ] Il nous aurait épargné les bonbons de candi bénit de la rue de Sèvres. A " Le grand arabisant se faisait quelques illusions sur Louis Bertrand, si l'on en juge par un lamentable Saint Augustin publié en 1913. Quant à Jean-François Six, sirupeux et prolixe biographe de Foucauld, s'il a complaisamment rapporté la mise en garde de Massignon dans son Aventure de l'amour de Dieu (1993), il n'a pas su l'entendre. Le flot sulpicien ne s'est jamais tari jusqu'à aujourd'hui, charriant année après année des ouvrages qui ont épaissi plutôt qu'éclairci l'énigme d'une âme qu'on devine hantée par la mélancolie, la haine de soi, l'intransigeance et une sombre démesure. Quelques procureurs leur ont fait face, beaucoup moins nombreux mais pas plus respectueux des faits. On pouvait espérer que les choses changeraient une fois la béatification acquise, puisqu'il n'était dès lors plus besoin ni de défendre ni d'attaquer une cause désormais entendue, mais il n'en a rien été. La célébration du centenaire de sa mort a même transformé la cohorte des thuriféraires en une légion où le mélibéen a voisiné avec le savonarolesque. Plus récemment, les procureurs, jusque-là relativement discrets, ont vu leur zèle avivé par la vogue actuelle de déboulonnage de statues et la perspective de la canonisation prochaine de l'ermite de Tamanrasset. A en croire certains d'entre eux, Foucauld aurait été le " défenseur d'une guerre totale contre l'Allemagne lors de la Grande Guerre " ; pour d'autres, il aurait eu une " implication directe dans les opérations militaires coloniales contre les tribus rebellesA " et aurait été " l'auxiliaire incomparable " de Laperrine, commandant supérieur des territoires sahariens jusqu'en 1910. Il y a aussi ceux selon lesquels il aurait avancé des " idées en faveur d'une désorganisation des structures sociopolitiques touarèguesA ". Foucauld " défenseur de la guerre totale " ? Plaisante formule. Totale, la guerre l'était, et Foucauld ne pouvait qu'en prendre acte. Il est un fait qu'il envoyait des lettres exaltées à ses amis engagés sur le front, mais son exaltation restait épistolaire, car l'essentiel de son temps était consacré à la mise au net de ses travaux linguistiques. Ses journées de travail duraient souvent plus de onze heures, et le résultat en est une oeuvre dont il est difficile d'affirmer comme le font certains qu'elle est " indissociable de la conquête coloniale ". Car, dans les faits, elle s'en dissocie parfaitement. Ses lettres à ses amis sur le front, tout comme ses relations avec les officiers sahariens, font partie de l'époque et elles sont banales une fois remises dans leur contexte. En revanche, ses travaux linguistiques, c'est-à-dire, pour l'essentiel, les deux tomes de ses Poésies touarègues et les quatre tomes de son Dictionnaire touareg-français, sont encore une référence pour tous les spécialistes, y compris touaregs. C'est pour une bonne part à cette oeuvre qu'est consacrée le présent ouvrage. Quant à l'implication " directe " dans les opérations militaires, c'est une pure invention. Et les lettres à Laperrine ne justifient pas le qualificatif d'" auxiliaire incomparable " que Foucauld s'est vu décerner après leur parution. Surtout si l'on songe qu'elles datent d'un temps où Laperrine, revenu en France, n'avait plus aucune responsabilité au Sahara. L'ermite avait l'habitude d'informer ses amis officiers de la situation du Sahara, mais il n'était guère en cela qu'une sorte de gazetier dont les " renseignementsA ", qui mettaient plusieurs semaines à arriver à leurs destinataires, n'étaient ni exploitables ni d'un grand intérêt opérationnel. De plus, affirmer comme nous l'avons lu récemment que " ses renseignements fournis à l'armée coloniale ont influencé la stratégie de conquête du "pays touareg"A " est un anachronisme. Lorsque Foucauld atteint le pays touareg en février 1904, le chef et futur amenûkal Mûsa ag Amastan vient de signer un traité avec les militaires. En d'autres termes, la " conquête " était déjà chose faite avant même son arrivée sur place. Les seuls auxquels il est difficile de donner totalement tort sont ceux pour qui il aurait songé à désorganiser les structures sociopolitiques touarègues. Sauf à remarquer cependant, comme Paul Pandolfi le fait observer dans sa contribution, que les officiers qui seuls auraient été en mesure de procéder à cette réorganisation était d'un avis contraire, qui seul a prévalu. D'une manière générale, il n'avait guère d'influence sur ses amis militaires. Ainsi, le plan d'organisation de l'annexe du Tidikelt qu'il avait échafaudé est resté lettre morte, comme le remarque là encore Paul Pandolfi. De même, lorsque le sous-lieutenant Constant voulut donner suite aux propositions de Foucauld pour le réaménagement du fort Motylinski, il fut désavoué par son supérieur, le capitaine de La Roche, pour qui tout cela n'était qu'" hérésie tactique ". De même encore, la correspondance du lieutenant-colonel Meynier laisse deviner son scepticisme à propos de renseignements d'ailleurs très vagues transmis par Foucauld en août 1914. De toute façon, ni Foucauld ni ses supérieurs religieux n'avaient alors un quelconque pouvoir décisionnaire. Il ne pouvait que s'ouvrir de ses idées à ces intermédiaires, ces acteurs de terrain qu'étaient les officiers qui intervenaient alors dans l'Ahaggar. Mais, même dans les quelques cas où ces derniers relayèrent ses demandes, les autorités supérieures, tant à Alger qu'à Paris, y opposèrent une fin de non-recevoir. Voilà de quoi relativiser le rôle et l'influence politique de Foucauld. Voir en lui une sorte de maître à penser de la politique saharienne de la France et le lointain inspirateur de cette éphémère Organisation commune des régions sahariennes (OCRS) que la France créa en 1957 est manquer du sens des proportions. Pour ce qui est des idées coloniales, il les a assurément partagées. Mais ses avis tranchaient sur la bonne conscience alors de mise. C'est ainsi que, dans une lettre de 1912, il conseillait à Mûsa ag Amastan de faire apprendre le français aux siens, pour qu'ils " puissent, au bout d'un certain temps, jouir des mêmes droits que les Français, avoir les mêmes privilèges qu'eux, être représentés comme eux à la Chambre des députés, et être gouvernés en tout comme euxA ". Il ne concevait certes pas l'avenir des Touareg ailleurs que dans un ensemble français, mais au moins leur y assignait-il, à terme, celui de citoyens à part entière. En février 1956 encore, un président du Conseil s'est fait conspuer par les ultras d'Alger pour beaucoup moins que ça. Il écrivait aussi en cette même année 1912 : " Si, oublieux de l'amour du prochain commandé par Dieu, notre Père commun, et de la fraternité écrite sur tous nos murs, nous traitons ces peuples [colonisés] non en enfants, mais en matière d'exploitation, l'union que nous leur avons donnée se retournera contre nous et ils nous jetteront à la mer à la première difficulté européenne. A " Sans doute ne voit-il là dans les colonisés que des enfants, mais étaient-ils nombreux, en 1912, ceux qui considéraient que, même dans les colonies, la "fraternité écrite sur tous nos murs" ne devait pas rester un vain motA ? Que Foucauld ait été un homme de son temps, nul ne songe à le nier. Il est toujours utile de détailler ce trait du personnage, et les contributeurs du présent ouvrage, notamment Jean-Louis Marçot et Jacob Oliel, ne s'en sont pas faute. Mais en faire un " ultraA " de la colonisation est absurde. Foucauld avait pourtant suscité quelques authentiques travaux d'historiens, qui depuis deux ou trois décennies ont répandu de lui une image plus complexe et plus humaine que l'icône assez plate accréditée jusque-là par les tâcherons de l'hagiographie. De portées et d'inspirations très diverses, tous ces travaux s'accordent au moins à reconnaître que, quels que soient par ailleurs ses titres à l'admiration et même à la ferveur, quelles que soient également les réserves qu'ils puissent susciter aujourd'hui, cet homme dont l'oeuvre linguistique est utilisée aujourd'hui encore par tous les spécialistes aura été une figure majeure des études berbères. Parmi tous ces travaux, une place particulière doit être faite à ceux du regretté Antoine Chatelard. C'est pourquoi, avec l'aimable autorisation de la revue qui l'avait d'abord publié, nous avons choisi de republier ici (sous sa forme d'alors) un texte datant de 1995 et qu'on doit tenir pour fondateur puisque c'est le premier texte où le travail linguistique de Foucauld ait fait l'objet d'une étude proprement scientifique. Mentionnons également, du même Antoine Chatelard, La mort de Charles de Foucauld (2000) ouvrage où, d'une part, il s'efforçait de reconstituer les circonstances de la mort de Charles de Foucauld et où, d'autre part, il jetait une intéressante lumière sur la façon dont la légende de " Foucauld martyrA " avait pu se construire. Mentionnons aussi par ailleurs le livre sobre et remarquablement documenté de Pierre Sourisseau (Charles de Foucauld. Biographie, Paris, Salvator, 2016), dont on regrette seulement que les travaux linguistiques de Foucauld et ses interrelations avec les Touaregs n'y ont peut-être pas tout à fait la place qu'elles mériteraient. L'article d'Antoine Chatelard est suivi ici de deux textes où Dominique Casajus a tenté de le prolonger sur un ou deux points, tandis que, de son côté, Aurélia Dussere s'est attachée au travail de Foucauld comme explorateur du Maroc et que Marc Franconie propose un commentaire de quelques-uns des croquis qu'il a dressés au cours de son voyage d'exploration ainsi qu'un aperçu de son travail de météorologue. Le volume s'achève par deux contributions, dues à Emmanuel Alcaraz et à Dominique Casajus, qui entendent donner un aperçu de l'image, souvent infondée, que certains milieux se font aujourd'hui de Charles de Foucauld. L'étude historique du " casA " Foucauld doit se poursuivre, et le dossier présenté ici veut être une contribution à ce cette tâche. Et, en historiens que nous essayons d'être, notre rôle n'est pas de déboulonner des statues, ni, du reste, d'en édifier. Et l'image parfois floue que nous avons essayé de recomposer n'est ni tout à fait noire, ni tout à fait blanche.
Le tarot n'est pas qu'un jeu, c'est aussi un outil de divination. Il incarne la rencontre entre le hasard, les lois de la probabilité et l'espoir de prédire l'avenir. Dans Le Château des destins croisés, Italo Calvino n'a-t-il pas fait des cartes de tarot les instruments dont se servent des personnages privés de la parole pour raconter leur histoire ...De l'art divinatoire aux mathématiques, des jeux à la littérature, ce livre explore des activités de l'esprit à première vue sans lien les unes avec les autres, mais qu'a déjà rapprochées une longue tradition intellectuelle, de Leibniz à Colas Duflo en passant par Simone Weil. Se croisent et dialoguent des prophéties touarègues empreintes d'arithmétique et des écrivains de l'Oulipo, des machines à roues et des mathématiciens illustres.Invitation à se perdre dans les sentiers qui conduisent du « pile ou face » à l'écriture romanesque, ce voyage dans le temps et l'espace est aussi une manière de regarder autrement l'ordre des savoirs et du monde.
Les Touaregs vivent dans le Sahel et le Sahara méridional, répartis entre plusieurs groupements qui furent jusqu'au début de ce siècle des unités politiques indépendantes. Par-delà les frontières nationales qui les séparent aujourd'hui, la langue qu'ils partagent leur donne le sentiment de former une communauté. Mais, autant que la langue elle-même, ce qui les rassemble, eux qui se désignent comme les " gens de la parole ", c'est le souci du bien-parler. Dans ce livre magnifique, Dominique Casajus s'efforce de révéler les mystères et de restituer toute la subtilité de cette parole " pénombreuse ", qui accorde une place singulière au silence et au non-dit. Partant à la rencontre des hommes voilés, il évoque ces paroles échangées à l'ombre des tentes et notamment la forme de parole la plus précieuse, la poésie, élégiaque ou guerrière. De l'exploration de ces faits langagiers, prosaïques ou poétiques, l'image d'une société bruissante de mots échangés se dégage peu à peu, dans laquelle certains ont plus que d'autres droit à la parole et où ceux qu'opposaient la guerre s'adressaient jadis des poèmes tandis qu'ils croisaient le fer. Mais Dominique Casajus n'oublie pas l'autre langue, celle du Coran. Car, si la langue des Touaregs les installe dans leur spécificité et les oppose à tous les autres hommes, l'adhésion à la religion du Livre les fait membres de la communauté des Croyants et les installe dans l'universel.
Biographie de l'auteur Dominique Casajus est directeur de recherche au CNRS. Il est reconnu internationalement pour ses travaux, menés actuellement au sein du Centre d'études des mondes africains.
Homère a-t-il existé? Les hellénistes ne se posent plus guère la question. Mais la question de savoir comment l'Iliade et l'Odyssée ont été composées reste d'actualité. Car le texte homérique, avec ses scansions, ses fulgurances, sa puissance d'évocation, porte trace d'une tradition orale perpétuée par les chanteurs, les scribes, les aèdes. D'où l'intérêt de mettre les épopées homériques en regard avec d'autres poésies orales, comme s'y emploie Dominique Casajus dans cet essai majeur. Chants touaregs, poésie arabe archaïque, bardes serbo-croates, troubadours et ménestrels: autant de complaintes récitées ou chantées, autant de "situation d'oralité", diffusés par des interprètes itinérants. Le narrateur éploré, l'amant délaissé qu'ils mettent en scène n'est jamais qu'une transposition poétique de la solitude dans laquelle ils ?uvraient en tant que poètes.
L'intérêt porté ici conjointement à l'automobile et au supermarché a pour ambition de réfléchir à l'évolution de nos modes de consommation depuis cinquante ans. La particularité de l'objet automobile est d'entretenir tous les fantasmes, le premier d'entre eux étant de pouvoir circuler librement. Si l'automobile recouvre un certain nombre de fonctionnalités, il n'en demeure pas moins qu'elle implique aussi certaines contraintes. Associer l'automobile à la consommation est devenu un acte d'une évidence déconcertante, le consommateur moderne ne pense plus son rapport à l'achat de produits courants, dont l'alimentation, qu'au travers d'un déplacement en véhicule à quatre roues (automobile ou chariot libre-service en grande surface d'ailleurs)
Le présent ouvrage est l´??histoire de la fédération dudans les différentes étapes de son existence, traitant essentiellement de la part prise par ce parti dans les combats ayant jalonné sa vie intense contre la colonisation capitaliste, le sous-développement, la spéculation et la pression immobilière sur le littoral notamment par le tourisme, la stigmatisation de la culture et la langue basque, la répression des deux côtés de la frontière, la violence institutionnelle en politique, etc. Ce sont quelques dizaines de militants acharnés qui ont persévéré pour l´??autodétermination de ce territoire dans une voie étroite consistant à mettre en tension autonomie et autogestion, nationalisme et socialisme, sans concession démagogique ou électoraliste refusant à la fois un nationalisme apolitique et une lutte de classes sans racine nationale. L´??ouvrage est bâti à partir d´??entretiens et de documents personnels, d´??archives nationales et locales, ainsi que de celles des héritiers du PSU,
Les lois de 2008 sur la réforme de la représentativité syndicale et de 2015 sur le dialogue social ont instauré de nouvelles obligations de négociation en entreprise ponant sur la "conciliation" de l'activité syndicale et professionnelle. Comment expliquer cette soudaine attention des pouvoirs publics à la "discrimination syndicale"? Assiste-t-on à une rupture historique dans les relations professionnelles à la française ? Fondée sur six monographies de grandes entreprises aux pratiques sociales contrastées, cet ouvrage montre comment la négociation d'accords de droit syndical et de " gestion des parcours syndicaux " est aussi une réponse a la croissance des contentieux. menés notamment par la CGT depuis les années 1990, qui ont contribué à une prise de conscience de leurs droits par les syndicalistes. Si ces accords d'entreprise protègent désormais mieux les mandatés les plus investis dans le jeu du dialogue social, qui signent des accords, ils ne modifient pas radicalement les pratiques managériales de terrain qui continuent à stigmatiser les syndicalistes de proximité. surtout quand ils s'opposent aux restructurations ou dénoncent la dégradation des conditions de travail par des pratiques protestataires.
Jusqu'à sa mort en mars 2018, Stephen Hawking était l'une des personnalités les plus connues au monde. Confiné dans une chaise roulante, le visage déformé par un rictus figé, il lui était impossible de se déplacer incognito, à supposer qu'il l'ait souhaité.Tout le monde connaissait Hawking, souvent comparé à Einstein ou Newton, comparaison qu'il repoussait avec modestie mais cultivait par ailleurs. Toutefois, la plupart de ses adorateurs n'avaient aucune idée de ce qu'il avait fait pour mériter sa réputation.Cette biographie scientifique révèle la personnalité de l'homme au-delà de la légende. Elle rend compte de toutes les ambiguités de celui qui s'entourait d'étudiants à la fois disciples et infirmiers, dont la vie personnelle a été chahutée par la célébrité et dont certains travaux ont parfois été critiqués par une partie de la communauté scientifique.
Qui était Pythagore et quelle était sa vision du monde ? Quels secrets cache le nombre d'or ? A quoi servent les nombres premiers ? Au VIe siècle avant notre ère, Pythagore a fondé à Crotone une école basée sur l'idée selon laquelle tout est nombres. Qu'ils soient irrationnels, transcendants ou premiers, les nombres continuent à être explorés dans les mathématiques modernes. Installez-vous bien confortablement dans votre transat et laissez-vous guider par Jean-Paul Delahaye à la découverte des nombres et de leurs mystères. Au moment de quitter votre transat, les nombres n'auront plus de secrets pour vous !
Pourquoi une pomme tombe-t-elle de l'arbre ? Comment prévoir la trajectoire d'une balle de tennis ou celle d'une planète ? Qu'est-ce qu'une force ? Quelle est la nature de la lumière ? Génie de la science, Isaac Newton est connu pour avoir fondé la mécanique classique ainsi que pour sa théorie de la gravitation. En optique, il a observé la décomposition de la lumière. Ses découvertes sont au coeur de la physique moderne. Installez-vous confortablement, et laissez-vous guider par Yann Mambrini à la découverte des grandes idées de la physique. Au moment de quitter votre transat, vous ne regarderez plus le monde de la même manière...
L'oeuvre scientifique de Marie Curie - deux fois prix Nobel -, si importante qu'elle fût, ne peut être dissociée de son histoire. Marie Curie est aujourd'hui une figure universelle, symbole de la recherche désintéressée et de la place conquise par les femmes en science. Par-delà le mythe, c'est une image plus humaine, inséparable du souvenir de Pierre Curie et de son attachement à ses deux filles que propose ce livre. L'énergie sans pareille avec laquelle Marie Curie a poursuivi ses recherches provenait sans nul doute du plaisir qu'elle y trouvait. Physicienne, lorsqu'elle entreprend d'établir sur des bases quantitatives le caractère atomique du rayonnement spontané de l'uranium, c'est à la "chimie de l'impondérable" qu'elle se consacre essentiellement après la découverte du radium. Enseignante, lorsqu'elle s'adresse à des étudiants, à sa fille de dix ans et aux enfants de ses amis, à des infirmières ou des médecins pendant la Grande Guerre. C'est toujours la femme concrète qui s'exprime, persuadée que chacun peut comprendre. Elle est aussi convaincue du rôle irremplaçable de la science. Créatrice et directrice de l'Institut du Radium, aujourd'hui Institut Curie, elle en fit un des hauts lieux des recherches de l'entre-deux-guerres et le point d'ancrage des applications du radium, en particulier pour le traitement du cancer. "Je pense que la science a une grande beauté", disait-elle. Le présent ouvrage illustre les différentes périodes de sa vie, à travers des photographies inédites des albums de famille, les reproductions de documents de la Bibliothèque Nationale de France et du Musée Curie, ainsi que des lettres échangées avec ses proches. Cet ouvrage marque le cent cinquantième anniversaire de la naissance de Marie Curie. L'auteur, Marion Augustin a trouvé auprès du Musée Curie le soutien permettant de tirer le meilleur parti d'un patrimoine exceptionnel de documents et photographies. En parcourant cet album d'une vie, chacun peut trouver source de réflexion et d'inspiration. Hélène Langevin-Joliot, Petite-fille de Pierre et Marie Curie, Physicienne, Directrice de recherches émérite au CNRS.