La politique introuvable ? Expériences participatives à Recife (Brésil)
Cary Paul
L'HARMATTAN
27,50 €
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EAN :9782296030909
À Recife, capitale du Pernambouc, où plus de la moitié de la population vit dans des favelas, on observe une importante ségrégation spatiale, malgré les luttes grâce auxquelles les couches populaires ont réussi à peser politiquement. Dans un contexte socio-économique dégradé. l'élection à la mairie, en 2000, de João Paulo, du Parti des Travailleurs, a impulsé la tenue d'expériences destinées à dynamiser la démocratie : budget participatif et économie solidaire notamment. Alors que se multiplient les interrogations sur les pratiques " participatives ", cet ouvrage, à partir d'enquêtes de terrain, cherche à montrer que. malgré leurs avancées, ces expériences souffrent de nombreuses limites : mainmise du pouvoir exécutif sur leur déroulement, portée trop restreinte, etc. On peut donc les lire comme des politiques compensatoires, destinées aux " relégués ", alors que les processus de fragmentation et de privatisation de la ville par les couches aisées se poursuivent. Devant ces expériences limitées par des facteurs structurels (violence. division sociale, culture politique hostile à la démocratie) sur lesquels elles n'ont que peu de prise, il semble qu'on ne puisse aujourd'hui qu'observer des processus partiels et fragmentés d'institution collective de pratiques sociales créatives. C'est le cas par exemple quand, grâce au sport, au carnaval ou à la musique, on décèle des processus d'appropriation de l'espace urbain ou de création artistique. Dès lors, l'approfondissement de la dynamique démocratique reste lourdement en suspens.
Nombre de pages
280
Date de parution
13/04/2007
Poids
480g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782296030909
Titre
La politique introuvable ? Expériences participatives à Recife (Brésil)
Auteur
Cary Paul
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
160
Poids
480
Date de parution
20070413
Nombre de pages
280,00 €
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Si le commerce équitable semble bénéficier aujourd'hui d'une notoriété croissante, la pratique reste cependant assez floue : A partir d'entretiens et d'enquêtes de terrain, l'ouvrage essaie de montrer que le commerce équitable ne se réduit pas à un simple échange marchand qui se bornerait à introduire un peu plus de justice dans les échanges Nord-Sud, mais permet aussi de rendre publiques des interrogations critiques sur la mondialisation, et plus généralement, sur le mode de développement dominant. En exposant le caractère multiforme de la démarche, ses ambitions et ses limites, ce petit ouvrage espère nourrir le débat sur les conditions d'une réappropriation des échanges marchands par ceux qui les pratiquent.
São Paulo, San Francisco, Rome... Les métropoles, au Nord et au Sud, manquent régulièrement d'eau. Les 4 millions d'habitants de Recife, au Brésil, affrontent depuis plusieurs décennies les défaillances du réseau public : l'eau au robinet fait souvent défaut et sa qualité n'est pas assurée. Les habitants se sont organisés pour faire face selon leurs moyens financiers : puits profonds, ravitaillement par camions-citernes ou connexions illégales sont monnaie courante. Les pouvoirs publics minimisent les problèmes tout en tentant de réguler le secteur et d'investir dans les réseaux d'eau et d'assainissement. Cependant, la rapidité des changements climatiques et de l'urbanisation a des impacts majeurs sur la ressource, en particulier sur les eaux souterraines. Est-il déjà trop tard ou quand le sera-t-il ? Fruit de la collaboration de chercheurs en sciences sociales et en sciences de la terre, cet ouvrage propose une analyse sans concession du défi de la gestion de l'eau dans les métropoles.
L’idée d’effondrement, médiatisée par la collapsologie comme destin probable de nos sociétés face aux crises écologiques, fait l’objet de multiples critiques alors même que les illustrations récentes d’effondrements en cours, de l’épidémie de Covid-19 aux mégafeux, ne cessent de se multiplier. Devant ce paradoxe, les auteurs réunis ici prennent au sérieux l’hypothèse d’un coup d’arrêt majeur de nos dynamiques socio-économiques et politiques, tout en montrant que le rythme des effondrements se révèle variable selon les territoires. À partir d’enquêtes de terrain plurielles, ils examinent également la façon dont se mobilisent des acteurs, au Nord et au Sud, militants engagés ou citoyens discrets, pour tenter d’y faire face. L’ouvrage souligne l’impérieuse nécessité pour les sciences sociales de renouveler leurs approches des questions écologiques et esquisse les premiers jalons d’un paradigme de l’effondrement.
Parfois distante voire méfiante dans l'analyse des catastrophes et mobilisations environnementales actuelles, la sociologie n'a pas pris la mesure des transformations écologiques contemporaines. Si cette position s'explique par le contexte de naissance de la discipline - vouée, au xixe siècle, à accompagner et éclairer la dynamique du Progrès, ce qui supposait de rejeter toute explication en termes d'ordre naturel -, elle n'est plus tenable à l'ère de l'Anthropocène, où les humains apparaissent comme la principale force motrice de la biosphère. L'ouvrage propose de dépasser ce constat et d'oeuvrer à l'émergence d'un projet sociologique renouvelé, élargi au vivant. Face aux analyses critiques d'un " colonialisme vert " tendant à considérer que toute protection de la nature serait finalement un anti-humanisme, les auteurs mettent l'accent sur des expériences de préservation innovantes (par exemple, autour d'un " revenu " minimal de conservation ou de la " conservation conviviale " promue par certaines associations). S'appuyant sur plusieurs dynamiques liées à l'économie solidaire (dans des " villes en transition ", ou dans une expérience de gestion communautaire de l'eau en Colombie), ils montrent combien les mobilisations écologiques peuvent co-construire et réorienter l'action publique, inscrivant ainsi la thématique des " utopies réelles " dans une perspective écologique.