Ecrites entre 1939 et 2007, les pièces de théâtre de Leonora Carrington (1917-2011), peintre, sculpteure, auteure, alchimiste, aristocrate rebelle d'origine anglaise installée à Mexico, constituent la partie la moins connue de son oeuvre. Inédites ou publiées dans des collections épuisées, elles étaient confidentielles. Rarement jouées en public du vivant de l'artiste, ces pièces d'une langue hybride - écrites en français, anglais ou espagnol - sont enfin réunies pour la première fois. Leonora Carrington met en scène un univers où la Peur règne. D'un rare humour noir, ces pièces sont peuplées d'un riche bestiaire où se déploie le sens poétique de tout un éventail d'émotions humaines. Dans ce théâtre profondément surréaliste et anti-patriarcal, le rôle traditionnel des femmes se joue par la transgression et le renversement. Telles des maisons de poupées, ces scènes intimes développent des drames amoureux, familiaux et même cosmiques où le public est un pur accident. Créées par divertissement, ces pièces sont caractérisées par des mises en scène au-delà du vraisemblable qui reflètent la pensée magique. Théâtre, temple et cirque se confondent. Sur ces scènes surréalistes, c'est l'univers déguisé qui joue avec les humains. Derrière le rideau se cache l'Imagination.
Nombre de pages
374
Date de parution
24/06/2022
Poids
562g
Largeur
147mm
Plus d'informations
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EAN
9782849756904
Titre
L'oeuvre écrit Tome 3 : Théâtres
Auteur
Carrington Leonora ; Segura Pantoja Karla
Editeur
FAGE
Largeur
147
Poids
562
Date de parution
20220624
Nombre de pages
374,00 €
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Par l'auteur d'En bas, qui fait l'admiration d'Henri Michaux, voici un savoureux récit mi-autobiographique mi-fantastique, qui emprunte à l'alchimie (du noir au blanc en passant par le rouge) la symbolique de son parcours. C'est un roman d'initiation ou d'apprentissage, mais à la vieillesse: comment trouver le bon rythme de la vie quand on a 99 ans, qu'on n'a jamais compris rien à rien, et qu'on est enfermé dans une sorte de Disneyland délavé, univers asilaire que d'autres appellent un home pour personnes âgées? La drôlerie irrépressible du texte emprunte à Lewis Carroll et à Swift; elle est surtout tissée d'humour noir. André Breton ne s'y était pas trompé, qui choisit autrefois un conte de Leonara Carrington pour illustrer son Anthologie de l'humour noir.
Le noir est antérieur à la lumière. Avant la lumière, le monde et les choses étaient dans la plus totale obscurité. Avec la lumière sont nées les couleurs. Le noir leur est antérieur.
L'exposition de La maison rouge réunit pour la première fois en France plus de cent cinquante oeuvres de l'artiste rom Ceija Stojka, née en Autriche en 1933. Déportée à l'âge de dix ans, elle survit à trois camps de concentration, Auschwitz-Birkenau, Ravensbrück et Bergen-Belsen. C'est à cinquante-cinq ans, qu'elle rompt le silence et se lance dans un fantastique travail de mémoire, lequel donne naissance à plusieurs récits et à plus d'un millier d'oeuvres, encres, gouaches et acryliques sur toile ou papier, alors qu'elle est autodidacte. Elle devient ainsi la première femme rom rescapée des camps de la mort à témoigner de son expérience concentrationnaire, contre l'oubli et le déni, contre le racisme anti-rom ambiant en Autriche et en Europe. L'ensemble de ce qu'elle laisse à sa mort en 2013, donne la sensation d'un grand journal sans chronologie, où peintures et écrits, s'entremêlent pour restituer les souvenirs cauchemardesques d'une enfant sur ce qu'on appelle Samudaripen ou génocide tsigane. Ce catalogue, réalisé à l'occasion de l'exposition, s'attache à restituer fidèlement l'esprit de l'artiste, sa singularité, sa force de vie et dévoile un travail pictural hors du commun.