Le film "Les Hommes contre" , tiré du roman éponyme d'Emilio Lussu, n'est pas une oeuvre foncièrement pacifiste, mais radicalement antimilitariste. Il n'a pu naître que dans le prolongement de 1968, lorsque la liberté et le courage de remettre en question les mythes des divers régimes fascistes se sont exprimés. Enfin, la vraie nature de la Grande Guerre est révélée sans équivoque : non pas les hommes d'une nation contre ceux d'une autre, mais les classes dominantes contre les classes subalternes, les riches contre les pauvres. Et la force du film réside dans le fait que la violence insensée n'est pas un produit de la folie des hommes mais de la logique du militarisme. 50 ans après sa sortie, cet ouvrage analyse les motivations, la genèse et l'itinéraire qui ont conduit Francesco Rosi à surmonter de nombreux obstacles pour tourner le film, et examine soigneusement les différentes séquences en les comparant avec le texte de Lussu, montrant son message d'extraordinaire universalité.
Date de parution
25/11/2021
Poids
292g
Largeur
135mm
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EAN
9782366772586
Titre
Les Hommes contre de Francesco Rosi
Auteur
Carrella Savino ; Santella Pasquale Gerardo
Editeur
GREMESE
Largeur
135
Poids
292
Date de parution
20211125
Nombre de pages
0,00 €
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Côte normande, 6 juin 1944. De la brume qui plane à l'aube sur la mer surgissent tout à coup lessilhouettes de centaines de navires. Un cri s'élève dans les lignes allemandes: "Sie kommen!", "Ils arrivent!" Contournant le Mur de l'Atlantique que défendent les troupes commandées parRommel, les Alliés ont choisi de débarquer plus au nord. Soudain, tout s'embrase en un terrifiantdéluge de fer et de feu: la bataille de Normandie vient de commencer...Voici, sous la plume d'un historien allemand, la chronique passionnante de cette campagne qui dura trois mois et s'acheva à Paris. Presque heure par heure, Paul Carell suit et commente les opérations alliées sur les plages normandes. Il nous fait vivre le désarroi d?une armée si souvent triomphante, brusquement paralysée par un pilonnage implacable. Avec réalisme, il évoque ce que furent, pour les soldats allemands, le débarquement allié, les hésitations d'Hitler, les batailles autour de Caen, de Saint-Lô, de Tilly et de Cherbourg, l'hécatombe des Panzers, la domination du ciel par l'aviation alliée et la "Chaudière de Falaise". Un document indispensable pour mieux comprendre l'Histoire.
Notre couple n'est superficiel qu'en superficie ". C'est ainsi que Madame de...s'entend définir sa vie conjugale par son mari. Mais le destin jette ses dés dans ce pacte fait d'hypocrisie et de concessions morales en y projetant un fauteur de trouble, l'amant, qui fait du film un triangle, base classique de la dramaturgie occidentale. De cette situation et à partir d'un roman à succès, Ophuls crée une uvre qui suscita un malentendu où la rigueur d'une architecture classique qui se réclame de la tragédie racinienne est masquée par une ornementation foisonnante qui relève du plus authentique rococo viennois. C'est ce même éparpillement de la forme qui perdit Ophuls dans Lola Montes, son chef d'uvre suivant, le dernier. Ici, le public se contenta pour son plaisir de stars populaires tournoyant dans le luxe et l'élégance. La critique, elle, fit la grimace. Peu à peu, les décennies passant, Madame de... réapparut dans sa pureté toute janséniste où le personnage de Danielle Darrieux, émergeant des faux-semblants et des miroitements mondains fait l'expérience progressive du renoncement et d'une mort à soi-même toute pascalienne.
Considéré comme un "rebelle" et un outsider, ce n'est pas sans mal que Johnny Depp a réussi à se libérer du cliché du "beau et damné" pour s'imposer sur la scène internationale comme un acteur de talent. En dépit de la réputation de sex-symbol que les médias lui ont taillée, il a préféré se mesurer à des personnages complexes et tourmentés et travailler avec des réalisateurs sachant exprimer la souffrance, la solitude et la diversité. Loin d'être, comme beaucoup d'artistes, obsédé par son image, il n'hésite pas à se transformer physiquement. Le visage balafré du protagoniste d'Edward aux mains d'argent, la calvitie de Raoul Duke dans Las Vegas Parano, le Wonka plastifié de Charlie et la chocolaterie et le ricanement effrayant de Sweeney Todd sont un exemple des rôles "extrêmes" pour lesquels l'acteur a modifié sa physionomie afin de coller au rôle. Sous la direction de grands réalisateurs, de Jim Jarmusch à Terry Gilliam, en passant par Emir Kusturica, Michael Mann et, naturellement, Tim Burton (sept films tournés ensemble), Johnny Depp n'a jamais cessé, comme il l'a déclaré lui-même, de "se mettre à l'épreuve". Après une longue série de films dictés par des "coups de coeur", Depp a atteint le succès planétaire à 40 ans avec la saga milliardaire des Pirates des Caraïbes - amplement étudiée ici -, plaçant sous les feux des projecteurs un genre qui, après l'ère de Douglas Fairbanks, semblait destiné à l'oubli et à un flop certain au box-office. Son Jack Sparrow est en revanche entré dans le mythe, avec son air de flibustier chancelant, funambule sur le fil de l'aventure et du comique, incarnation parfaite du corsaire postmoderne. A cet artiste original, qui reste, malgré tout, un outsider, Eleonora Saracino consacre un approfondissement critique, richement illustré, retraçant l'une des carrières les plus éclectiques d'Hollywood.
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