Les travaux qu'Olivier Carré poursuit depuis de longues années et qui lui ont permis de composer ce livre portent sur les idées qui inspirent les Etats islamiques (en particulier l'Arabie saoudite), les mouvements activistes et les tendances "post-islamiques": la sociologie religieuse d'un Ibn Khaldoun ou d'un Max Weber permet de les analyser. L'auteur nuance le stéréotype selon lequel, par essence, l'Islam ignorerait la séparation du religieux et du politique. Il s'appuie sur les ouvrages arabes, politiques ou religieux, de référence et également sur les manuels d'enseignement en usage en Egypte, Syrie, Irak et Arabie saoudite. L'écho de la révolution islamique iranienne traverse, non sans nuances, ces "utopies islamiques" arabes d'Orient. Celles-ci entendent avant tout s'opposer aux "Etats de barbarie" à la mode nassérienne ou baassiste, souvent salués à tort en Occident comme "laïques et progressistes"
Nombre de pages
276
Date de parution
01/01/1991
Poids
362g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782724605891
Titre
L'utopie islamique dans l'Orient arabe
Auteur
Carré Olivier
Editeur
SCIENCES PO
Largeur
135
Poids
362
Date de parution
19910101
Nombre de pages
276,00 €
Disponibilité
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Et s'il y avait, en deçà des empires d'autrefois, des royaumes d'hier et des Etats de demain, une histoire palestinienne de la Palestine ? C'est à la retrouver que s'attache cette évocation par les textes, avant l'occupation de 1967, avant la partition de 1948, pour comprendre l'explosion du mouvement national provoqué depuis dix ans par ce que les Palestiniens ont ressenti comme une "invasion sioniste". Une foule de textes, pour la première fois réunis, et souvent pour la première fois traduits, - du document officiel à la poésie militante - raconte les grande espérance et les grandes épreuves. Par un expert des deux côtés reconnu, un dossier qui se voudrait éloquent, utile, efficace.
L'Orient arabe n'est plus celui du Nasser de Suez et de la guerre des Six Jours. La flamme panarabiste s'est éteinte. Les Etats et populations arabes, après l'échec global des expériences nassériennes ou baassistes, aspirent à une cohésion entre pays, sans hégémonie et sans conquérant. Un après-panarabisme se met en place. En ce sens, la dernière guerre de Saddam Hussein peut être considérée comme un soubresaut d'une utopie déjà morte.Prenant du recul sur les événements, c'est l'évolution de la pensée nationaliste arabe que retrace ce livre, depuis la naissance du Baas, à la fois philosophie et parti politique, jusqu'à l'effervescence de l'islamisme. Le nassérisme a marqué une époque et son retentissement perdure. Le nationalisme palestinien s'en est réclamé, tout en le contestant. Husri, Arsouzi, Aflaq, le poète Darwish et Qutb " le martyr ", entre autres, ont illustré ces courants de pensée politique. Mais, après avoir subi une influence marxiste, un nouveau courant, depuis les années 1980, prend en compte les minorités, qu'elles soient ethniques ou confessionnelles, et dénonce les " Etats de terreur " panarabes.Olivier Carré, chercheur au Centre d'études et de recherches internationales (CERI) de la Fondation nationale des sciences politiques, sociologue et arabisant, est l'auteur de nombreux ouvrages sur l'Orient arabe.
Cette synthèse sur la théorie des relations internationales les situe dans leur environnement intellectuel et historique. Elle passe en revue les modèles de référence généraux ainsi que les divers concepts de cette science politique, avant de détailler les débats sectoriels de la discipline. Cette édition intègre notamment les derniers développements sur le marxisme et l'intégration européenne.
Monique Dagnaud est sociologue au CNRS, enseignante à l'EHESS et à l'INA. Sociologue des médias, elle a publié de nombreux ouvrages dont Les Artisans de l'imaginaire, La Teuf, Essai sur le désordre des générations.
Le rejet du Traité constitutionnel européen en 2005 par les peuples français et néerlandais, suivi du "non" irlandais de 2008 et du Brexit de 2016, a plongé l'Union européenne dans une crise grave. II a fait resurgir doutes et incertitudes quant à sa nature institutionnelle, à la répartition des pouvoirs, à la place des citoyens et des opinions et à sa capacité à faire face aux enjeux mondiaux actuels. Comprendre cette crise, et ses répercussions profondes sur la politique des Etats membres, exige d'affronter la complexité de l'Union, sans en exagérer la portée. Ce livre a pour ambition de mettre en évidence la cohérence et l'originalité du régime politique européen. Il analyse la nature de la "fédération d'Etats" et montre comment les conflits de compétence sont résolus en son sein. Il revient sur l'équilibre institutionnel original du "modèle communautaire" et sur les mécanismes de décision qu'il génère. Il se penche sur la "vie politique" qui s'ébauche dans l'Union et s'interroge sur la manière dont cette fédération d'Etats peut devenir pleinement démocratique. Dépassant les dichotomies classiques et posant le compromis comme principe constitutif de la vie politique européenne, cet ouvrage constitue une véritable référence qui permet de mieux saisir les enjeux de l'Union européenne.