Les visiteurs du pauvre. Anthologie d'enquêtes britanniques sur la pauvreté urbaine (XIXème-XXème si
Carré Jacques
KARTHALA
26,00 €
Epuisé
EAN :9782845861091
Ce volume offre la première traduction en français d'une quinzaine de textes majeurs de la sociologie empirique britannique durant les deux derniers siècles, comprenant quelques grands noms comme Eden, Mayhew, Booth, Rowntree, Willmott et Young. Ces enquêteurs et enquêtrices, tour à tour philanthropes, statisticiens, journalistes, médecins ou sociologues, amateurs et professionnels, dressent le constat impitoyable d'une pauvreté urbaine jamais éradiquée. Ces " visiteurs du pauvre " restent irrémédiablement pluriels, même s'ils se réclament tous, à l'instar du baron de Gérando en 1820, d'un humanitarisme moderne qui appréhende le pauvre comme une personne plutôt que comme un problème. La variété des méthodes d'enquête est aussi évidente que celle des auteurs : certains enquêteurs ont travaillé seuls, d'autres en équipe ; certains se sont attachés à chiffrer l'information recueillie, d'autres sont allés vivre avec les populations analysées ; certains ont travaillé à partir d'échantillonnages, d'autres ont étudié l'ensemble d'un groupe social. L'écriture même des rapports se ressent de cette diversité : on trouvera ici aussi bien des textes factuels, d'une austérité délibérée, que de pathétiques descriptions, ou encore de fidèles transcriptions du parler populaire. Cet ouvrage révélera à tous ceux qui s'intéressent à l'histoire sociale et à la sociologie des approches britanniques méconnues de la pauvreté.
Nombre de pages
259
Date de parution
01/11/2003
Poids
440g
Largeur
160mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782845861091
Auteur
Carré Jacques
Editeur
KARTHALA
Largeur
160
Date de parution
20031101
Nombre de pages
259,00 €
Disponibilité
Epuisé
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Biannuelle, cette revue offre des dossiers sur les grandes questions d'actualité touchant aux îles britanniques : politique, institutions, économie, société, mentalités et idées. Articles pour moitié en anglais.
Les workhouses, ce sont ces maisons de travail, tristement célèbres depuis que Dickens les a décrites dans Oliver Twist, où l'on a parqué les pauvres en Angleterre durant plus de trois cents ans : du XVIIe siècle jusqu'au début du XXe, y ont été exclus de la société et soumis à un travail pénible aussi bien qu'aux brimades des surveillants les enfants, adultes ou vieillards jugés incapables de s'insérer dans une société urbanisée de plus en plus compétitive. Souvent soupçonnés de paresse, voire d'immoralité et de malhonnêteté, ils y étaient accoutrés d'uniformes où était cousue la lettre P (pour pauper), entassés dans des dortoirs dont la promiscuité favorisait la propagation des maladies, en butte à une discipline pénitentiaire qui préconisait, entre autres, l'usage du fouet, la privation de nourriture et l'envoi au cachot... Pourtant, les workhouses ont aussi été des établissements de secours aux indigents d'un genre unique en Europe : à la fois ateliers et hospices, où le travail manuel fédérait un projet de société ? une forme d'assistance publique avant l'heure. Ces institutions furent au coeur des réflexions des philosophes et des économistes s'efforçant de trouver des solutions aux questions de la marginalité et du chômage, des problèmes que nos sociétés n'ont toujours pas su résoudre. Jacques Carré fait ici resurgir, derrière les discours officiels moralisateurs de l'époque, la voix et le quotidien des milliers d'anonymes et laissés-pour-compte qui ont peuplé ces asiles de pauvres.
Carré Jacques ; Chassaigne Philippe ; Germain Luci
Un ouvrage thématique pour compléter le cours du Cned-Sedes pour le nouveau programme d'histoire contemporaine. L'ouvrage couvre l'ensemble de la période considérée (1815-1931) en insistant sur les aspects religieux, culturels et éducatifs
A la croisée de la psychanalyse et de l'anthropologie, cet ouvrage propose une lecture structurale de l'histoire ottomane et républicaine de la Turquie. D'Osman à Kemal, de la chute de Constantinople au mouvement protestataire du parc de Gezi (2013), sont retracées les transformations du "discours" social organisé par quatre places qu'occupent différentiellement le sultan, l'Etat, les assujettis et le territoire. Au "discours d'Empire" des premiers Ottomans succède au XVIIe siècle un "discours d'en pire" dont émerge, au XIXe siècle, celui "de la paranoïa" à la logique génocidaire. De cette matrice naît celui de la République, toujours actuel depuis cent ans : le "discours de l'hainamoration" dont Erdo?an est depuis vingt ans le sujet principal. Ces transformations successives ont pour enjeu, avec une étrange constance, le champ de l'altérité : le lieu de la différence.
La question de l'évangélisation est au coeur de ce récit à caractère autobiographique. Prêtre du diocèse de Vannes, Bertrand Jégouzo a passé plusieurs années de sa vie comme missionnaire Fidei donum dans le diocèse de Riobamba, en Equateur. Plus précisément dans les Andes au milieu d'une population majoritairement indienne. Très vite, il s'est trouvé confronté à l'interrogation à la base de l'évangélisation : comment un missionnaire occidental, formé dans la théologie catholique du XXe siècle, peut-il transmettre - ou partager - la foi chrétienne à des paysans quechua vivant dans une culture plus que millénaire ? Comment composer avec les formes et les traditions d'un christianisme implanté au temps de la conquête espagnole ? A travers le récit d'histoires et d'aventures vécues au quotidien, l'auteur questionne la pratique missionnaire. Dans les sociétés latino-américaines, l'enjeu est d'assurer le droit à la différence dans les manières de vivre, de penser et d'élaborer ses propres conceptions culturelles et religieuses. Son témoignage aborde des questions essentielles et respire l'authenticité.
Cent ans ont passé depuis la fondation de la République de Turquie. Les différents partis politiques qui se sont succédé au pouvoir, au rythme des élections et des coups d'Etat, ont imposé leurs politiques mémorielles. Dans le même temps, on a assisté à la publication quasi ininterrompue de mémoires des chefs du Comité Union et Progrès qui prirent le pouvoir dans l'Empire ottoman à la veille du Premier conflit mondial et furent les principaux responsables du génocide des Arméniens. Aujourd'hui, plus que jamais, ces livres constituent des succès de librairie, et leurs auteurs sont largement considérés en Turquie comme des héros, pères fondateurs de la nation. Duygu Tasalp propose de considérer ces ouvrages comme supports de la construction d'une mémoire publique en Turquie. La mise en contexte des différentes vagues de publications au cours du XXe siècle, associée à une analyse de discours, permet de repérer trois tournants - dans les années 1920, 1940 et 1990 correspondant à l'avènement de trois grands régimes mémoriels : kémaliste, inönüiste et, enfin, islamiste, qui se succèdent et se superposent. Le rôle fondamental des mémoires d'unionistes dans l'élaboration du discours officiel sur le passé témoigne de la force et de la persistance du négationnisme au fil des décennies. Au-delà de la Turquie, ce livre apporte une réflexion de sciences sociales sur les notions de secret et de mensonge, comme sur les effets durables des violences exterminatrices sur leurs auteurs et leurs descendants.