La prison des pauvres. L'expérience des workhouses en Angleterre
Carré Jacques
VENDEMIAIRE
28,05 €
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EAN :9782363582027
Les workhouses, ce sont ces maisons de travail, tristement célèbres depuis que Dickens les a décrites dans Oliver Twist, où l'on a parqué les pauvres en Angleterre durant plus de trois cents ans : du XVIIe siècle jusqu'au début du XXe, y ont été exclus de la société et soumis à un travail pénible aussi bien qu'aux brimades des surveillants les enfants, adultes ou vieillards jugés incapables de s'insérer dans une société urbanisée de plus en plus compétitive. Souvent soupçonnés de paresse, voire d'immoralité et de malhonnêteté, ils y étaient accoutrés d'uniformes où était cousue la lettre P (pour pauper), entassés dans des dortoirs dont la promiscuité favorisait la propagation des maladies, en butte à une discipline pénitentiaire qui préconisait, entre autres, l'usage du fouet, la privation de nourriture et l'envoi au cachot... Pourtant, les workhouses ont aussi été des établissements de secours aux indigents d'un genre unique en Europe : à la fois ateliers et hospices, où le travail manuel fédérait un projet de société ? une forme d'assistance publique avant l'heure. Ces institutions furent au coeur des réflexions des philosophes et des économistes s'efforçant de trouver des solutions aux questions de la marginalité et du chômage, des problèmes que nos sociétés n'ont toujours pas su résoudre. Jacques Carré fait ici resurgir, derrière les discours officiels moralisateurs de l'époque, la voix et le quotidien des milliers d'anonymes et laissés-pour-compte qui ont peuplé ces asiles de pauvres.
Nombre de pages
537
Date de parution
18/02/2016
Poids
456g
Largeur
145mm
Plus d'informations
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EAN
9782363582027
Titre
La prison des pauvres. L'expérience des workhouses en Angleterre
Auteur
Carré Jacques
Editeur
VENDEMIAIRE
Largeur
145
Poids
456
Date de parution
20160218
Nombre de pages
537,00 €
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Biannuelle, cette revue offre des dossiers sur les grandes questions d'actualité touchant aux îles britanniques : politique, institutions, économie, société, mentalités et idées. Articles pour moitié en anglais.
Carré Jacques ; Chassaigne Philippe ; Germain Luci
Un ouvrage thématique pour compléter le cours du Cned-Sedes pour le nouveau programme d'histoire contemporaine. L'ouvrage couvre l'ensemble de la période considérée (1815-1931) en insistant sur les aspects religieux, culturels et éducatifs
Résumé : Humphry Repton (1752-1818) est l'héritier d'une longue tradition du jardin paysager à l'anglaise, inaugurée vers 1720. Il se veut le successeur de Lancelot Brown, le plus fameux interprète de ce style, et se distingue de son inspirateur en adaptant sa manière à de nouvelles exigences des clients. Travaillant non seulement pour l'aristocratie mais aussi pour une riche bourgeoisie d'affaires, il vante son pragmatisme : "L'utilité doit parfois primer sur la beauté, et la commodité être préférée à l'effet pittoresque aux abords de demeures des hommes" . En écrivant ceci, il s'oppose aux théoriciens du "pittoresque" comme Uvedale Price et Richard Payne Knight, qui concevaient l'art paysager uniquement comme un succédané de la peinture de paysage. Repton insiste au contraire sur la nécessité pour le jardinier-paysagiste de s'adapter aux "circonstances" , c'est-à-dire non seulement au site et à la fonction de la propriété, mais aussi au statut social de son propriétaire. Le bon goût tel qu'il le conçoit ne sera plus seulement, comme au siècle précédent, une affaire d'esthétique, mais, de manière plus générale, de "convenance" . Ce terme se rapporte aussi bien au nouveau savoir-vivre bourgeois qu'au souci du confort et de la commodité. Les recettes classiques du jardin paysager qu'étaient la ceinture opaque d'arbres, l'aménagement d'immenses lacs artificiels et l'envahissement du parc par la pelouse sont critiquées par Repton au profit d'un retour des formes régulières aux abords des demeures, de l'introduction de terrasses et d'allées gravillonées, et par le souci de réintroduire des massifs de fleurs. On peut à cet égard le considérer comme le précurseur du jardin victorien.
C'est l'époque où la duchesse de Berry invente les bains de mer, Charles Bourseul le téléphone, Aristide Boucicaut les grands magasins, où les premières lignes de chemin de fer relient la gare Saint-Lazare à Saint-Germain, celles du métro la Porte Maillot à Vincennes, où un jeune ingénieur esquisse la silhouette de la tour Eiffel, où le baron Haussmann métamorphose Paris, où l'avenue de l'Opéra s'illumine à l'électricité. L'époque où Alice Guy tourne le premier court-métrage de fiction, où Paul Durand-Ruel expose les impressionnistes, où la comtesse de Ségur publie ses récits pour enfants, où le couturier Worth habille la duchesse de Guermantes. Celle, aussi, du premier krach boursier, des méfaits du chômage, des grèves réprimées dans le sang et de la rédaction du Capital... Un siècle entier, le XIXe, où l'on crut, avant la catastrophe de 1914, que le progrès n'avait pas de limites, qu'il assurerait le bien-être des hommes, que le monde serait toujours meilleur. Un siècle d'effervescence et de magie, fondateur de notre modernité. A travers une série en trente épisodes retraçant le surgissement de ces avancées révolutionnaires, qui ont dessiné l'univers dans lequel nous vivons, sont mises en scène autant d'histoires vécues qui font écho à nos joies et à nos peurs d'aujourd'hui.
Résumé : Je suis une vagabonde prédestinée. Je n'ai pas de village natal. Quand elle écrit Vagabonde, Fumiko Hayashi est âgée d'à peine 25 ans. Le succès phénoménal de ce journal romancé, qui fait l'objet d'un véritable culte dès l'année de sa parution, la rend instantanément célèbre. Femme libre dans le Japon des années 1920, elle raconte sans fard son quotidien de misère et d'errance. Issue d'une famille pauvre de marchands ambulants, partie très jeune tenter sa chance seule à Tôkyô, elle est tour à tour vendeuse de rue, ouvrière dans une fabrique de jouets, serveuse, entraîneuse. Elle publie en revue ses premières nouvelles et ses premiers poèmes, tout en côtoyant ce qu'elle appelle le "? monde de la nuit ? " : la faune des bars, les prostituées, les peintres, les anarchistes... Dans un style imagé aux fulgurances poétiques, elle propose le tableau d'une génération et décrit, à travers un autoportrait saisissant, l'entrée du Japon dans la modernité. Cette première publication d'une écrivaine majeur n'avait jamais encore été traduite en langue française. Fumiko Hayashi fut sans doute l'une des romancières japonaises les plus populaires de la première moitié du XXe siècle. Elle a notamment écrit Les Yeux bruns (Rocher, 2007) et Nuages flottants (Rocher, 2005 ; Picquier, 2012). La plupart de ses oeuvres ont été adaptées au cinéma par le grand réalisateur Mikio Naruse.
Résumé : Lords et ladies guindés ou excentriques devisant autour du thé dans la verdoyante campagne de leur cottage, ouvriers et assistantes sociales en butte aux difficultés économiques dans la grisaille londonienne, espions flegmatiques, films d'horreur gothiques, comédies sentimentales ou absurdes, mélodrames poignants, flamboyantes reconstitutions historiques shakespeariennes, austeniennes ou dickensiennes, films noirs où les truands battent le pavé de Newcastle... Le cinéma britannique, dans son époustouflante diversité, a toujours été plébiscité par le public français. Il manquait pourtant un ouvrage qui permette d'en saisir l'unité. Pour la première fois, à travers notamment ses plus grands cinéastes (Alfred Hitchcock, David Lean, Mike Leigh, Ken Loach, Lynne Ramsay...) ou interprètes (Sean Connery, Maggie Smith, Tilda Swinton, Emma Thompson...), des classiques (Les Chaussons rouges, Le Troisième Homme, The Servant, Excalibur...) à la période contemporaine (The Queen, Fish Tank, la saga Harry Potter...), ce dictionnaire vient combler une lacune éditoriale et couvre, en près de 1 000 entrées, toute l'histoire et la créativité d'une cinématographie au charme inimitable. Jean-François Baillon est professeur en études britanniques et études cinématographiques et audiovisuelles à l'université Bordeaux Montaigne. N. T. Binh est critique à la revue Positif (sous la plume de Yann Tobin) et ancien maître de conférences en cinéma à l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne.
Résumé : Une ancre noire sur l'épaule d'un marin, des bras ornés d'un épervier chez un soldat de l'antique Carthage, une fleur de lys appliquée au fer rouge flétrissant un repris de justice, des scarifications rituelles striant les joues d'enfants tchadiens, le visage du président Poincaré sur le torse d'un Poilu, des formules sacrées gravées sur le dos des adeptes du bouddhisme, des têtes de mort tatouées chez les Hells Angels ou des épingles piquées à même la chair pour les punks... Du fond des grottes paléolithiques aux studios de tatouage new-yorkais du XXIe siècle, des îles Marquises au Japon en passant par les pays d'Afrique centrale, la marque corporelle est depuis l'aube des temps l'un des principaux modes d'expression de l'humanité... Pourtant, mal perçue jusqu'à une période récente dans le monde occidental, elle exige un engagement absolu : souvent douloureuse, parfois risquée, elle exclut en général tout retour en arrière. Alors, pourquoi se tatoue-t-on ? Pourquoi se marque-t-on, se perce t-on, se scarifie-t-on ? C'est à ces questions, au moment où le tatouage connaît un succès sans précédent, que Maryan Guisy s'attache à répondre en déchiffrant le sens profond d'un comportement aussi universel qu'énigmatique.