Hayden White est depuis plus de 40 ans l'un des principaux théoriciens (certains diraient " philosophes ") de l'histoire. Si son uvre a été traduite dans des langues allant du polonais au norvégien et au japonais, elle ne l'a pas été en français, à l'exception de l'introduction à Metahistory, texte qui date de 1973. Comblant cette lacune, le présent recueil offre un large échantillon de la production de White allant des années 1960 à aujourd'hui. Il inclut des exemples des principaux genres discursifs pratiqués par White, à savoir l'essai, mais aussi la recension, la réponse et l'interview. Ces textes précisent la position iconoclaste et provocatrice de White par rapport à l'histoire traditionnelle dans des domaines tels que la construction des faits, la mise en intrigue du matériau documentaire et les relations entre l'histoire à la fiction. Mais ils donnent aussi un aperçu des intérêts récents de White pour des sujets tels que l'utopie, le passé " utilisable " (que White oppose au passé " historique ") et les manières dont la Shoah a été représentée sous les formes du roman, du témoignage et de l'étude historique savante. L'ouvrage est précédé d'une introduction qui dégage l'importance de l'uvre de White et rend compte des polémiques auxquelles elle a donné lieu. Chaque texte, à son tour, s'accompagne d'une notice qui spécifie les circonstances de sa publication et le situe dans le développement de la pensée de White.
Date de parution
14/09/2017
Poids
300g
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EAN
9791035100292
Titre
L HISTOIRE S ECRIT
ISBN
1035100290
Auteur
CARRARD PHILIPPE
Editeur
PUB SORBONNE
Largeur
0
Poids
300
Date de parution
20170914
Disponibilité
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Le premier ouvrage à être entièrement consacré à la "poétique" de l'histoire, c'est-à-dire à l'étude des règles, des codes et des conventions d'écriture qui sont à l'oeuvre dans les textes historiographiques. Une approche est authentiquement interdisciplinaire, et sont posées aux textes historiographiques des questions qui semblent réservées aux textes littéraires (comment l'auteur organise-t-il son discours ? Laisse-t-il des traces de sa présence ? Recourt-il au langage figuré ? etc). Il prend parti dans le débat actuel qui oppose les historiens de stricte appartenance, pour qui l'écriture n'est qu'un médium qui ne joue pas de rôle dans la transmission des donnée, aux avocats du "tournant linguistique", qui voient dans l'historiographie une pure construction de langage.
Durant la Seconde Guerre mondiale, et alors que leurs pays sont occupés, plusieurs milliers de Français mais aussi de Belges s'engagent pour lutter aux côtés des Nazis sur le front de l'Est. Portés par leur fanatisme idéologique, ils deviennent membres de la Légion des Volontaires Français contre le Bolchevisme, de la Sturmbrigade « Frankreich » et de la Division Charlemagne, et combattent en Biélorussie, en Galicie, en Poméranie et même dans Berlin en flammes. Parmi les rescapés de cette sombre aventure, certains vont rédiger et publier après-guerre récits et mémoires. Ils se nomment entre autres Bassompierre, La Mazière, Saint-Loup, Degrelle? C'est ce corpus de textes qu'a étudié Philippe Carrard afin de comprendre les raisons de cette forme la plus noire de la collaboration. Il nous guide ainsi à travers ces récits tantôt tristement héroïques, tantôt surprenants, parfois véridiques, parfois mensongers, mais toujours révélateurs de haines qui ne veulent pas s'éteindre. Sans éluder les nécessaires interrogations éthiques: comment convient-il de traiter des ?uvres qui défendent des positions inacceptables...D'origine suisse, Philippe Carrard vit aux États-Unis où il a longtemps enseigné. Il a acquis par ses travaux originaux sur la Poétique de la Nouvelle Histoire. Le Discours historique en France de Braudel à Chartier (Payot, 1998) une notoriété certaine.
Un an après les premières manifestations des "gilets jaunes", que raconte la presse étrangère de ces populations qui se sentent déclassées, ignorées des élites, reléguées en deuxième division ? De villages en quartiers, de l'hôpital à l'usine, les journalistes américains, britanniques, italiens, allemands, suisses... ont parcouru nos territoires. Ils en ont rapporté des reportages et des récits sur la France des petites villes et des campagnes, mais aussi celle des banlieues et de l'outre-mer. Ils racontent la colère, le sentiment d'injustice, mais aussi les espoirs et les initiatives.
Étude des diverses formes de compétition politique, des rivalités pour le trône, des luttes pour l'autonomie régionale, expliquées par l'analyse des moyens d'action de l'aristocratie, principal agent des troubles (implantations régionales, réseaux familiaux, solidarités militaires ou liens de service). Le clivage entre militaires et civils est remis en cause, alors que le poids des grands clans régionaux importe davantage : de véritables équipes alternent au pouvoir, les provinces leur restant fidèles tant que la protection impériale compense, aux yeux des populations, le versement de l'impôt.
Automne 1997 : une vingtaine d'historiens médiévistes allemands viennent en France dresser devant leurs collègues français un bilan de leurs recherches depuis trente ans. Un an plus tard, jour pour jour, les médiévistes français leur rendent leur visite pour se livrer en Allemagne au même exercice. Chaque délégation a choisi en toute indépendance les thèmes mis en avant comme étant les plus représentatifs des recherches menées actuellement dans les deux pays. Dans la fresque historiographique qui ouvre chaque partie de ce diptyque, comme dans la présentation des principaux programmes de recherche en cours - sur les structures sociales (l'oral et l'écrit, les rituels et la liturgie, la parenté, la différence des sexes), la culture matérielle (l'archéologie des palais princiers, l'occupation de l'espace, la production et les échanges), les croyances (la religion, la memoria, l'imaginaire), le politique (la royauté, les normes) -, les points de vue qui se découvrent sont suffisamment proches et différents à la fois pour permettre un dialogue authentique et enrichissant. Non seulement ce livre fournit une foule d'informations inédites sur les résultats des travaux entrepris depuis plusieurs dizaines d'années des deux côtés du Rhin, mais il montre comment les historiens des deux pays s'interrogent sur leur métier, sur leurs concepts et leurs méthodes. Il exprime le souci qu'ont les uns et les autres de l'historicité de leur discipline dans un long XXe siècle marqué par deux guerres franco-allemandes, la catastrophe du nazisme, la Guerre Froide et la chute du Mur, la construction européenne et l'internationalisation planétaire du savoir. Les thèmes abordés et les discussions résumées témoignent de l'ouverture de plus en plus large de l'histoire médiévale aux autres sciences humaines et sociales, mais avec des orientations propres à chaque pays. Médiévistes français et allemands savent qu'ils ne parlent pas la même langue. Mais ils se savent aussi trop proches pour ne pas aspirer à mieux communiquer, à collaborer davantage, à chercher ensemble. Les deux rencontres de Sèvres et de Göttingen resteront des repères essentiels pour une histoire des échanges intellectuels et scientifiques entre la France et l'Allemagne dans le cadre européen.