Rien appris, rien oublié ? Les Restaurations dans l'Europe postnapoléonienne (1814-1830)
Caron Jean-Claude ; Luis Jean-Philippe
PU RENNES
28,01 €
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EAN :9782753542686
Voici deux siècles, l'Europe construite militairement et politiquement par Napoléon s'effondrait, entraînant la réunion à Vienne de toutes les grandes puissances. Soucieuses de participer à cette vaste entreprise de reconstruction, celles-ci entendaient réaffirmer leur légitimité. Mais derrière l'apparente unité des vainqueurs, que symbolise la Sainte-Alliance, des divergences apparaissent : le temps des Restaurations est pluriel, marqué par des discontinuités chronologiques, l'élaboration de modèles politiques différents et des formes de résistance multiples. Ce volume regroupe les contributions de spécialistes représentant près d'une dizaine de nations, revisitant le temps des Restaurations en Europe. Ces contributions témoignent de l'actualisation permanente de l'historiographie contemporaine, que ce soit dans le domaine politique, militaire, social, économique, culturel ou religieux. Elles permettent également de saisir comment, entre héritage et innovation, un "passé qui passe mal" continue à irriguer la pensée et l'action politiques des régimes restaurés. L'émergence de nouvelles élites bouscule les hiérarchies sociales existantes. Mais c'est aussi la question nationale qui surgit, ce dont témoignent notamment la production culturelle et le souci de rechristianisation de populations marquées par un temps de sécularisation plus ou moins marquée. Des populations qui, par ailleurs, ne sont pas résignées et résistent parfois à cette réaction conservatrice. On note en particulier l'affirmation de l'idée de souveraineté nationale, voire de souveraineté populaire. Surgit alors le couple violence insurrectionnelle-répression étatique, notamment dans l'Europe des péninsules méditerranéennes. Loin d'être ce moment quelque peu figé encadré par deux séquences révolutionnaires -1789 en amont, les années 1850 en aval -, le temps des Restaurations est un moment d'intenses circulations et d'échanges transnationaux.
Nombre de pages
472
Date de parution
27/11/2015
Poids
926g
Largeur
165mm
Plus d'informations
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EAN
9782753542686
Titre
Rien appris, rien oublié ? Les Restaurations dans l'Europe postnapoléonienne (1814-1830)
Auteur
Caron Jean-Claude ; Luis Jean-Philippe
Editeur
PU RENNES
Largeur
165
Poids
926
Date de parution
20151127
Nombre de pages
472,00 €
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Le recours au feu, loin d'être une nouveauté, s'ancre dans l'histoire. La France d'avant 1914 est éclairée de flammes qui ne s'éteignent qu'épisodiquement: le monde rural est familier des incendies de granges ou de fermes, signes de conflits économiques et sociaux entre possédants et pauvres. L'incendie est également manifestation politique: à Paris, en 1871, le feu signe la chute de la Commune. La ville brûle et mettra des décennies à reconquérir ses ruines. Utilisé par les militaires lors des guerres qui rythment le XIXe siècle, l'incendie est une arme redoutable et redoutée: la politique de la terre brûlée hante l'imaginaire des populations civiles. Derrière l'incendie perce la figure de l'incendiaire: un être malade? un criminel? un désespéré? autant d'images qui angoissent les esprits du siècle et les criminologues. Jean-Claude Caron met ici en lumière un mode de protestation radical, une expression de la colère et du désespoir qui atteignit son paroxysme au XIXe siècle mais ne s'est jamais éteinte depuis. Biographie de l'auteur Jean-Claude Caron est historien, professeur des universités à Clermont-Ferrand. Spécialiste de la France du XIXe siècle, il a publié plusieurs ouvrages, notamment L'été rouge. Chronique de la révolte populaire en France (1841), chez Aubier (2002).
Aux armes citoyens! Aux armes pour défendre la patrie, notre honneur, notre existence! Consentirons-nous à devenir un troupeau d'esclaves sous le fouet des jésuites? Non, non! Plutôt mourir!" Cette proclamation d'Auguste Blanqui fait écho aux premières barricades qui se dressent entre le Palais-Royal et la Bourse en ce 27 juillet 1830. Étudiants libéraux ou républicains haranguent les ouvriers et déjà apparaissent les drapeaux tricolores. Malgré la réaction des régiments commandés par Marmont, l'émeute se transforme, dès le lendemain, en insurrection... La révolution est en marche. S'appuyant sur les Mémoires des contemporains, de Chateaubriand à Dumas en passant par Guizot et La Fayette, Jean-Claude Caron retrace ici le déroulement des Trois Glorieuses, rendues célèbres par le tableau d'Eugène Delacroix, la Liberté guidant le peuple, et pourtant la moins connue des révolutions du XIXe siècle.
Résumé : Ce manuel de référence sur l'histoire de la France à l'époque de la monarchie constitutionnelle est entièrement revu et et mis à jour par les derniers apports historiographiques. L'accent est mis sur l'histoire politique, sociale et culturelle, ainsi que sur la politique extérieure et modifie sensiblement l'approche traditionnelle des années 1815-1848 en montrant qu'elles sont essentielles et novatrices dans ces domaines.
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.