Bas salaire et qualité de l'emploi : l'exception française ?
Caroli Eve ; Gautié Jérôme
ULM
15,30 €
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EAN :9782728804252
Les pays industrialisés avancés ont connu de profondes mutations économiques au cours des vingt-cinq dernières années : globalisation croissante, déréglementation de nombreux secteurs, diffusion de nouvelles technologies et formes d'organisation du travail... Ces mutations se sont traduites par une pression concurrentielle accrue sur les entreprises, qui ont été amenées à modifier radicalement leur mode de gestion, et notamment la gestion de leur main-d'?uvre. Quelles en ont été les conséquences pour les travailleurs peu qualifiés et peu rémunérés ? Si beaucoup de travaux traitent des répercussions de cette évolution en termes de niveau d'emploi et de chômage, c'est à la qualité de l'emploi que l'on s'intéresse ici. Cette qualité renvoie, au-delà de la seule rémunération, à l'ensemble des conditions de travail. Le cas français est situé par rapport à celui d'autres pays européens (Allemagne, Danemark, Pays-Bas et Royaume-Uni) et des enquêtes de terrain ont été conduites de manière approfondie dans six secteurs : l'industrie agroalimentaire, les hôpitaux, les hôtels, la grande distribution, les centres d'appel et l'intérim. Il en ressort que si, en France, la part des travailleurs à bas salaire est relativement faible, leurs conditions de travail sont particulièrement dures. Cette spécificité découle de notre modèle de régulation du marché du travail : les règles juridiques sont nombreuses (du smic à l'encadrement des contrats temporaires), mais les contre-pouvoirs effectifs sur les lieux de travail sont insignifiants dans beaucoup de secteurs. Cela tient pour l'essentiel à la faiblesse et à la division des syndicats, mais aussi à un niveau de chômage élevé qui contribue à saper le pouvoir de négociation des travailleurs les plus vulnérables.
Nombre de pages
509
Date de parution
04/09/2009
Poids
534g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782728804252
Titre
Bas salaire et qualité de l'emploi : l'exception française ?
Auteur
Caroli Eve ; Gautié Jérôme
Editeur
ULM
Largeur
140
Poids
534
Date de parution
20090904
Nombre de pages
509,00 €
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Résumé : Il a fallu plus de 150 ans pour remplacer la loi du 30 juin 1838 qui régissait l'hospitalisation sous contrainte en psychiatrie Plus que d'une nécessité, il s'agit d'un phénomène de société qui tente de mettre en harmonie soins, éthique et respect des droits de l'homme. Cet ouvrage suit le fil conducteur concernant, depuis le siècle des Lumières jusqu'à nos jours, la condition des fous devenus aliénés, aujourd'hui malades mentaux. C'est à partir du sort réservé aux personnes traitées malgré elles que l'on peut comprendre l'intérêt porté à l'ensemble des patients hospitalisés en psychiatrie. L'ancienne loi comme la nouvelle alternent entre protection de l'homme sain contre l'arbitraire et protection du malade contre la société. Ce sujet ayant trait aux libertés individuelles laisse en suspens de nombreuses questions touchant au pragmatisme thérapeutique.
Des premiers temps d'apprentissage dans l'atelier de Jacopo, puis de Giovanni Bellini, suivis d'une collaboration parfumée de rivalité avec Giorgione, jusqu'au rigoureux et pourrait-on dire implacable développement qui le mènera à ses derniers travaux, Titien, au cours de sept décennies, aura régné sans partage sur le milieu artistique vénitien. Dans ce bouillonnement d'expériences en apparence contradictoires que reflètent d'innombrables ?uvres, Titien apparaît comme l'un de ces génies incarnant le plus parfaitement leur époque pour se projeter au-delà. Il y parviendra en ignorant les préceptes énoncés par les Toscans, c'est-à-dire en renonçant aux certitudes intellectuelles du dessin pour tout miser sur la couleur, qui fut le véritable sujet de l'école vénitienne. Une expérience de la couleur qui, chez lui, sera avant tout celle de la lumière. Cet ouvrage présente les reproductions d'un choix de toiles parmi les plus importantes de Titien, avec agrandissement de détails significatifs. Elles sont accompagnées de commentaires de Stefano Zuffi, spécialiste de la Renaissance et de Titien, ainsi que d'une biographie détaillée et richement illustrée, et de la bibliographie détaillée d'ouvrages consacrés à l'artiste. Traduit de l'anglais par Jeanne Bouniort et de l'italien par Gérard-Julien Salvy
Ce volume reconstitue l'histoire de la protection sociale soviétique dans la période de l'entre-deux-guerres dans ses aspects législatifs, institutionnels et sociaux, grâce à l'expérimentation d'une méthode complexe d'enquête qui conjugue macrohistoire et microhistoire. La méthode adoptée permet de varier l'échelle d'observation des réformes des caisses d'assurance, c'est-à-dire d'analyser aussi bien le fonctionnement de ces caisses d'assurance sur le territoire soviétique en relation avec les modalités de financement, que le développement des prestations sociales dans la ville de Moscou, qui présente les cas particuliers de l'usine automobile " Amo-ZiS ", de l'école moscovite N. 25 " de Staline " et des pensions de guerre. Par le biais du dépouillement des archives russes, cette étude révèle aussi l'impact du système de protection sociale sur la vie quotidienne de la population et l'évolution surprenante d'un système qui ne visait pas à garantir un traitement égalitaire des travailleurs mais à privilégier ceux qui contribuaient davantage à l'industrialisation du pays (les ouvriers qualifiés) au détriment des catégories sociales plus fragiles et moins qualifiées (invalides et personnes au chômage). Bien que la transformation du système de protection sociale ait été commune aux Etats européens frappés par la Grande Dépression, en URSS, elle ne dégénéra pas dans des mesures de politiques raciales comme cela fut le cas dans l'Allemagne nazie.
Le problème social des enfants abandonnés connut une ampleur sans précédent dans la Russie soviétique des années vingt et trente, et, depuis lors, il n'a cessé de marquer l'histoire de la société soviétique. Après la guerre civile et la famine de 1921, des bandes d'enfants sans famille commencèrent à se déplacer dans le pays à la recherche d'un bout de pain. Ce phénomène inquiétant constituait cependant une grande occasion pour éduquer "l'homme nouveau" communiste. A cette époque, les dirigeants politiques et les juristes, les psychologues, les psychiatres et les théoriciens de la pédagogie en débattirent : un terrain idéal leur offrait une chance d'expérimenter des théories révolutionnaires concernant le façonnement de la société communiste. Cet ouvrage traite de l'évolution de la question sur une période de vingt ans, et de la complexité des débats et des réformes mises en place par le nouvel Etat soviétique pour le contrôle de ce problème social du point de vue théorique et pratique. Adoptant une approche interdisciplinaire, il dévoile aussi bien le quotidien de ces enfants abandonnés que les différentes réformes élaborées par l'Etat soviétique. Il contribue ainsi à comprendre la spécificité du régime communiste par rapport au régime nazi dans le traitement de la déviance. Son mérite principal n'est pas seulement d'avoir découvert dans les archives de nombreux aspects inédits de l'histoire de l'enfance soviétique, mais aussi d'avoir ouvert la "boîte noire" du fonctionnement de l'Etat soviétique. Il montre le lien entre les nouvelles réformes soviétiques et les modalités du financement de la prise en charge des enfants abandonnés. Il révèle ainsi comment la crise économique de la fin des années vingt a effacé les conquêtes de la Révolution et a contribué à la mise en place du système totalitaire stalinien.
Entre juin 1933 et octobre 1936, Hayashi rédige à la première personne les huit récits réunis dans Jeune printemps. Déjà célèbre, elle revient d'un voyage solitaire en Europe, expérience marquante qui nourrit son écriture, et peine à se reconnaître dans le miroir que lui tend désormais la société. Quelle voie suivre ? Comment écrire ? Ces pages toujours promptes à affronter le réel oscillent entre évocation du présent immédiat et réminiscences d'une jeunesse difficile, mêlant éléments autobiographiques et fictionnels. Témoignage d'une période de crise existentielle et artistique mais aussi d'intense créativité, elles dressent le portrait d'une écrivaine moderne dans le Tôkyô des années 1930, à la veille des bouleversements de l'histoire.
Adorno Theodor W. ; Ricard Marie-Andrée ; Chapouto
Dans la dernière décennie de sa vie, Theodor W. Adorno (1903-1969) revient de manière incisive sur le thème de la personnalité autoritaire développé dès les années 1940 à propos du potentiel fasciste ou, autrement dit, antidémocratique présent dans la société nord-américaine. Ici, en écho à la vague d'actes antisémites perpétrés par de jeunes partisans de l'extrême droite allemande à l'hiver 1959-1960, il essaie de rendre compte de la persistance, en Allemagne, de préjugés "pathiques" à l'endroit d'autres groupes et de la tendance nationaliste agressive qui va de pair. Pour ce faire, il interroge la "psycho¬logie" des personnalités attachées à l'autorité, comme il préfère désormais les appeler. Si la réflexion d'Adorno sur ces problèmes suscite de nouveau notre attention, c'est évidemment en raison de leur regain d'actualité et du besoin de contrer la menace grandissante qu'ils recèlent pour toute l'humanité.