Portrait de l'artiste après sa mort (France 41 - Argentine 78)
Carnevali Davide ; Michel Caroline
SOLITAIRES INT
13,00 €
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EAN :9782846817226
L'acteur, Marcial Di Fonzo Bo, raconte au public un épisode de sa vie : l'ouverture d'une affaire judiciaire à propos d'un appartement à Buenos Aires, acheté par un parent présumé en 1978, mais confisqué à un dissident politique pendant la dictature militaire - raison pour laquelle la famille de la victime en demande aujourd'hui la restitution. Pour assister au procès, mais également dans le but de travailler sur un spectacle de théâtre documentaire basé sur ces faits, l'acteur, en compagnie de Davide Carnevali, se rend à Buenos Aires où il découvre que l'appartement en question avait appartenu à un compositeur d'origine italienne. C'est ainsi que commence une recherche qui remonte le temps pour essayer de faire la lumière sur un passé qui, au contraire, se révèle de plus en plus obscur. L'acteur s'enfonce dans un labyrinthe d'épisodes personnels qui se mêlent inexorablement aux grands événements du XXe siècle ; des faits qui, dans les pays victimes des barbaries fascistes, ont ouvert des plaies pas encore cicatrisées. L'enquête historique se déroule ici en suivant une histoire personnelle qui traverse deux régimes dictatoriaux : la dictature argentine (1976-1983), et en miroir, le régime nazi (1933-1945). Dans ce processus d'enquête, qui explore les biographies imaginaires de deux auteurs fictifs, c'est donc une réflexion fondamentale qui s'ouvre sur la relation entre fiction et réalité, tant sur le plan de la construction de notre histoire particulière que sur celui de la construction de l'Histoire universelle.
Nombre de pages
64
Date de parution
17/10/2024
Poids
77g
Largeur
125mm
Plus d'informations
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EAN
9782846817226
Titre
Portrait de l'artiste après sa mort (France 41 - Argentine 78)
Auteur
Carnevali Davide ; Michel Caroline
Editeur
SOLITAIRES INT
Largeur
125
Poids
77
Date de parution
20241017
Nombre de pages
64,00 €
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Né à Milan en 1981, Davide Carnevali vit et travaille entre Berlin et Barcelone, où il fait actuellement une thèse en Théorie du Théâtre à l'Universitat Aut
JEUNE FEMME. On dit qu'il marche d'un pas rapide, d'un pas différent de celui des gens de cette ville. On dit qu'il marche et qu'il observe, qu'il s'arrête et parle avec les gens, qu'il regarde le paysage et sort de sa poche un petit carnet en cuir et qu'il dessine. Puis qu'il salue aimablement et recommence à marcher.
Carnevali Emanuel ; Lavaud Jacqueline ; Clementi E
Emanuel Carnevali (1897-1942) est un poète italien qui rédigea presque tous ses textes en anglais, émigré aux États-Unis à l'âge de 16 ans, il est rentré en Italie quelques années plus tard, frappé d'encéphalite. Entre-deux il a fait connaître sa poésie, publié dans des revues, connu la génération de poètes américains des années 1920 et même dirigé la revue Poetry pendant quelques mois.Poète enragé, il écrit fébrilement avec des métaphores hors normes et un style d'une rare violence. Le Premier dieu est son autobiographie rédigée en anglais une fois de retour en Italie alors qu'il était soigné dans un hôpital à Bazzano.Les éditions la Baconnière souhaitent publier les oeuvres complètes de Carnevali avec les textes en prose dans le premier volume, les oeuvres poétiques dans le second et les essais sur la littérature qu'il a publiés dans diverses revues dans un troisième volume.Proche d'une violence et d'une vie à la John Fante et d'une écriture à la Raymond Carver, Emanuel Carnevali reste toutefois un OVNI de la littérature du XXe siècle.
Emanuel Carnevali est un écrivain enragé ; poète, essayiste, prosateur, né en Italie en 1897, il a signé une ?uvre hors norme, rédigée presque entièrement en anglais, sa langue d'exil. Sa biographie chaotique est à l'image du personnage : il fuit l'Italie à seize ans pour se rendre à New York où il vit dans la misère et se contraint à écrire des textes en anglais qui sont publiés dans diverses revues littéraires, dont Poetry, l'un des plus célèbres mensuels de poésie qu'il dirigera d'ailleurs pendant quelques mois. Il est frappé d'encéphalite en 1920 et ses relations avec l'extérieur s'effondrent ; il doit bientôt rentrer en Italie où il meurt en 1942.Le Splendide lieu commun recueille l'ensemble de la production poétique d'Emanuel Carnevali. Tous ses poèmes sont également reproduits ici dans leur langue originale, en anglais.Les poèmes publiés par Carnevali ont été réunis par sa traductrice, Jacqueline Lavaud qui signe également la préface et la biographie qui accompagnent le recueil. Le présent volume s'inscrit dans la publication des ?uvres complètes d'Emanuel Carnevali. Il s'agit du deuxième opus après l'édition en 2015 de ses textes en prose, son autobiographie et des nouvelles, sous le titre Le Premier Dieu.
C'est l'heure de la vengeance du règlement de comptes c'est l'heure où marchant sur mes pas tu viens me faire payer d'avoir été la plus aimée c'est ça ? et toi celle qui soi-disant n'a pas été désirée ? c'est ça ?
Lorsque le père de Tiago Rodrigues était à l'hôpital, il recevait régulièrement la visite d'une femme appelée Teresa. Elle travaillait comme bénévole à l'hôpital et prenait le temps de parler aux patients pour rompre leur solitude. Plus tard, Tiago Rodrigues a découvert que Teresa était une actrice qu'il connaissait bien.Depuis son lit de malade, son père, réalisant qu'il allait mourir, a commencé à écrire un livre. Selon Teresa, il voulait mélanger ses expériences de patient en phase terminale à l'hôpital avec des souvenirs de sa vie, en particulier des histoires liées à son travail de journaliste. Par exemple, il a pensé à l'histoire d'une autre Teresa, Teresa Torga, une obscure actrice et chanteuse de fado, souffrant de troubles mentaux, qui s'est déshabillée et s'est promenée nue, récitant des poèmes et chantant dans l'une des rues les plus animées de Lisbonne, lors d'une manifestation.Après la mort de son père, Tiago Rodrigues a ouvert le carnet. Il ne contenait que quelques lignes et points, quelques gribouillis, comme les dessins abstraits d'un enfant en bas âge.Dans Pas de yaourt pour les morts (No Yogurt for the Dead), Tiago Rodrigues crée une pièce de théâtre pour imaginer ce que son père aurait pu souhaiter écrire dans les derniers jours de sa vie.