Marcel Carné se souvient: l'école buissonnière pour fréquenter les salles obscures, ses débuts au côté de Jacques Feyder, sa rencontre avec Jacques Prévert, ses combats, ses doutes et, bien sûr, ses succès: Drôle de drame, Le Quai des brumes, Hôtel du Nord, mais aussi Le jour se lève, Les Visiteurs du soir, Les Enfants du paradis, Thérèse Raquin, Les Tricheurs... Autant de films, autant de dates dans l'histoire du septième art. En près de soixante ans de carrière, Marcel Carné a tourné vingt-trois longs métrages. A leur générique, les plus grands comédiens: Arletty, Michèle Morgan, Louis Jouvet, Jean Gabin, Pierre Brasseur, Michel Simon, Simone Signoret, Jean-Louis Barrault, Yves Montand... Depuis son premier long métrage en 1936, Marcel Carné n'a rien entrepris que sous le signe de l'ambition. Preuve de cette exigence: ses quelque quarante projets non aboutis... De quoi faire rêver tous les cinéphiles et frémir quelques producteurs. Car rarement cinéaste aussi fêté aura dû batailler autant pour tourner les sujets de son choix et préserver son indépendance. Le regard que Marcel Carné porte sur son propre destin, sur le cinéma français et sur tous ceux qui l'ont fait - acteurs, producteurs, metteurs en scène - est sans faiblesse ni concession.
Nombre de pages
437
Date de parution
01/03/1996
Poids
100g
Largeur
100mm
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EAN
9782841870219
Titre
Ma vie à belles dents. Mémoires
Auteur
Carné Marcel
Editeur
ARCHIPEL
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100
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100
Date de parution
19960301
Nombre de pages
437,00 €
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Epuisé
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Il est des ?uvres qui ont la grâce d'atteindre la perfection absolue. Les Enfants du paradis figurent parmi celles-ci. Ce film culte de Marcel Carné a été réalisé sur un scénario de Jacques Prévert, dont la version originale n'avait jamais été publiée. A l'occasion des cent ans de Jacques Prévert, en février 2000, cet ouvrage, abondamment illustré, constitue un hommage rendu a l'un des auteurs préférés des français ainsi qu'à l'une des trois ?uvres cinématographiques classées par l'UNESCO au patrimoine mondial. Bernard Chardère, fondateur de l'institut Louis Lumière et de la revue Positif, retrace l'histoire, riche en anecdotes, de cette réalisation hors du commun.
En dépit des nombreux travaux qui lui ont été consacrés, le Tristan en prose garde l'image d'un texte désorganisé. Tout d'abord, le Tristan s'inscrit dans la continuité générique du Lancelot en prose par l'emploi de l'entrelacement, cette technique d'agencement du récit systématisée par le roman modèle; mais le prosateur du Tristan, piètre technicien, n'a pas su s'en servir efficacement, l'entrelacement du Tristan ne fonctionne pas et ne permet en rien de canaliser le flot bouillonnant des aventures, d'imposer au foisonnement narratif, consubstantiel au roman en prose, une forme organisatrice. En second lieu, le Tristan, roman bavard, a multiplié les aventures afin de singer son volumineux aîné, sans se soucier outre mesure de leur intérêt, de leur signification ou de leur progression: aucun principe directeur n'organise leur vaste succession. Enfin, le prosateur du Tristan, en mal d'inspiration ou pour donner à son roman une allure cyclique, a intégré en son sein les influences les plus diverses, et parfois le texte entier d'autres textes. En lui s'entrecroisent, sous la forme de réminiscences discrètes ou de transcriptions intégrales, des sources disparates. On en conclut que le Tristan est un ensemble hétéroclite de récits parfois allogènes, amassés au hasard de l'écriture, et qui ne signifie rien. Ce travail, fondé sur la version longue du roman, s'attache à la destruction successive de ces trois fondements de la déconsidération structurelle du Tristan en prose.
Gavroche en " costume de ténèbres ", à jamais orphelin de l'amour maternel, aimant les femmes à s'y brûler, Mouloudji (1922-1994) aura traversé la vie sur la pointe des pieds, entre insouciance et gravité. Et réussi à rester jusqu'au bout l'adolescent qui, pour carte de visite, n'avait que son sourire et L'Internationale à offrir à Jacques Prévert ou Jean-Louis Barrault... Eternel apprenti de la chanson, du roman, de l'écran, du pinceau et de la poésie, Mouloudji a prêté son sourire à la légende de Saint-Germain-des-Prés. Il incarne la chanson rive gauche de l'après-guerre. Nul n'a oublié " Le Déserteur ", " Comme un p'tit coquelicot ", " La Complainte des infidèles " ou " Un jour, tu verras ", auxquels son nom reste associé. La recette de son succès ? Peut-être une tendance à laisser fructifier ses dons... Dix romans, six cents chansons, quarante films : Gilles Schlesser a voulu faire la part de la légende et du secret en interrogeant nombre de proches de l'artiste. Cette première biographie consacrée au poulbot de Belleville qui fit chavirer les coeurs dévoile un personnage emblématique d'une époque disparue.
En 1963, Sheila décrète que l'école est finie. Sa carrière débute... Cinq décennies après, elle se retourne sur sa carrière, et sur sa vie. On sait sa passion pour la danse, qui a rythmé son existence depuis qu'enfant elle rêva d'être petit rat de l'Opéra. Twist, yé-yé, pop, disco: elle a traversé toutes les modes et conservé intact sa popularité.Les moments de doute, pourtant, n'ont pas manqué. Mais Sheila a toujours rebondi, retrouvant le chemin des studios et la joie de vivre.Amitiés fortes, grandes rencontres, coups durs... Sheila refait ici le parcours de sa vie. En toute sincérité.
Fin 2011, Christophe Rocancourt passe deux mois en détention préventive à la prison de la Santé, suspecté d'abus de faiblesse sur la personne de Catherine Breillat. Le jugement rendu en février 2012 aboutit à une condamnation de seize mois de prison dont huit fermes et une remise en liberté.De son arrivée aux États-Unis à sa condamnation pour abus de faiblesse, Christophe Rocancourt, célèbre escroc, se raconte. Devenu l'ami de Mickey Rourke lors de son séjour américain, attiré par le faste et les mondanités, il va côtoyer les plus grandes stars: Marlon Brando, Elton John, Hugh Heffner, Vincent Gallo... La chute sera rude. Recherché par le FBI et Interpol, pour avoir escroqué de nombreuses personnalités, dont Michel Polnareff, il est condamné au Canada et revient en France dans les années 2000 pour y être emprisonné. À ce jour, il doit encore plus d'un million de dollars à ses victimes. Cette période de sa vie, qu'il nomme à juste titre « Crimes et Châtiments » dans cette autobiographie, met en évidence la personnalité étrange de Christophe Rocancourt, personnage charismatique qui ne cessait de s'inventer de nouvelles identités.Désormais, Christophe Rocancourt semble avoir tombé les masques en se tournant vers la foi et l'écriture.
On le savait peu, mais Moustaki (1934-2013) était le chanteur français le plus demandé à l'étranger. On le croyait à la retraite ou au soleil, alors qu'il n'arrêtait pas de chanter, du Japon au Canada, mais aussi de composer, d'enregistrer, de peindre et d'écrire. Moustaki, c'est "Milord", dont Piaf fit un succès, "Sarah", que Reggiani détaillait comme une saynète et, bien sûr, "Le Métèque" qui le rendit célèbre. C'est aussi "Ma liberté", "Votre fille a vingt ans", "Ma solitude", "Il est trop tard". des dizaines de chansons qui sont autant de standards. Louis-Jean Calvet est remonté aux origines, à cette ville d'Alexandrie où Moustaki est né, pour suivre les fils des influences, des amitiés, des rencontres : le cours d'une vie. Mais ce livre est plus qu'une biographie : il scrute l'ouvre, les musiques, il fait parler les témoins (dont l'auteur), il est à l'écoute des hésitations, des choix de vie, des engagements. Calvet réserve ici la place qu'elle mérite à Yui Hamauzu, sa dernière compagne japonaise, qu'il a longuement interviewée, afin de raconter les "années de résilience" 2008-2013.