Cet ouvrage présente de manière didactique et vivante une époque capitale pour l'histoire de la France et du monde mais aussi pour Paris, qui en fut l'épicentre. Moteur de la Grande Révolution, la ville devint le centre décisionnel de l'Empire napoléonien. Après avoir été un modèle politique durant les années 1789-1799, elle fut, sous l'impulsion du Premier Consul puis de l'Empereur, un exemple d'urbanisme grandiose et efficace. Si Napoléon " finit le roman de la Révolution ", il en ouvre un pour Paris. Non sans continuité avec la pompe révolutionnaire telle qu'elle a pu se manifester dans les grandes fêtes célébrant l'Être suprême. Il n'y a pas davantage de rupture stylistique entre les régimes, le néoclassicisme et le goût pour l'antique ayant les faveurs d'hommes que tout sépare par ailleurs, d'une royauté finissante à un Empire triomphant en passant par le jacobinisme le plus flamboyant. Les révolutionnaires célèbrent certes dans la Rome ancienne la première République de l'histoire tandis que Napoléon se voit plutôt en nouveau César mais les colonnes et les frontons ne s'embarrassent pas de telles nuances ! Demeure l'exaltation du dépassement, le sentiment d'accomplir une ?uvre dont la portée dépasse les frontières, explicite dès les premiers temps de la Révolution. Napoléon s'attachera à donner à ce rêve une traduction parisienne, " pétrifiée " puisqu'il s'agit d'architecture. Faire de Paris la plus belle ville du monde et son phare demeurera une ambition inaboutie mais dessine un trait d'union avec les aspirations universelles des hommes de 1789.
Nombre de pages
136
Date de parution
23/04/2015
Poids
250g
Largeur
133mm
Plus d'informations
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EAN
9782840969525
Auteur
Carbonnières Philippe de
Editeur
PARIGRAMME
Largeur
133
Date de parution
20150423
Nombre de pages
136,00 €
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Il était une fois un fleuve, la Seine, suffisamment important pour protéger, et suffisamment paisible pour naviguer. Encadré de hauteurs protectrices (montagne Sainte-Geneviève, Belleville, Montmartre), semé d'îles enfin, possibles refuges. Au IIIe siècle avant J.-C., des Celtes, les Parisii, s'y installent. Après la défaite de Vercingétorix, dans la Pax Romana, Lutèce se développe, essentiellement sur la rive gauche, autour d'un axe, le cardo maximus (la rue Saint-Jacques). Dix mille habitants y mènent une existence paisible, calquée sur le mode de vie des conquérants. Ils fréquentent le forum, centre de la vie religieuse et des affaires (la rue Soufflot), les thermes (Cluny), le théâtre et l'amphithéâtre (les arènes de Lutèce). A partir des années 250 de notre ère, sous la menace des Barbares, la population se retranche dans l'île de la Cité, entourée d'un rempart. En 508, la ville tombe sous la domination des Francs et de Clovis, qui en fait sa capitale. A travers son histoire, ses monuments et sa vie quotidienne, mis au jour par les archéologues, Philippe de Carbonnières nous fait découvrir une ville romaine nommée aujourd'hui Paris.
La collection révolutionnaire du musée Carnavalet, musée de l'Histoire de Paris, est sans équivalent au monde. L'abondance, comme la variété des ?uvres conservées - peintures, dessins, sculptures, mobilier, faïences et porcelaines, reliques de la vie quotidienne permet une extraordinaire moisson d'images. Avec autant de science que de curiosité, Philippe de Carbonnières s'est penché sur les pièces les plus riches de souvenirs: une toile d'Hubert Robert, une maquette de la Bastille, le nécessaire de toilette de Danton, le portrait de l'Incorruptible, la chambre de la famille royale au Temple... Mieux qu'un guide, ce sixième titre de la collection "Petites Capitales" est une invitation à prêter l'oreille à la voix des choses, à retrouver les grands acteurs comme les temps forts d'une histoire décisive.
Le Paris des années 1950 n'a pas encore revêtu les habits de la modernité. On y croise au fil des rues les marchandes de quatre-saisons, les bonnes soeurs en cornette, les agents de police en pèlerine et les écoliers en blouses... Dans les cafés de Saint-Germain-des-Prés ou du Marais, employés, ouvriers, retraités modestes et intellectuels sans le sou s'accoudent aux mêmes zincs. On ne parle guère de chômage mais plutôt des difficultés de logement. Et sans chez-soi confortable, on est souvent à l'extérieur... Ce sont donc des rues animées et vivantes qu'il est donné aux photographes, français (Robert Doisneau, Willy Ronis, Raymond Depardon, Edouard Boubat), comme étrangers (Peter Cornelius, Erwin Blumenfeld, Robert Capa, Ervin Marton, Ernst Haas), d'immortaliser en couleurs. Leurs images pleines de charme et de fraîcheur nourrissent aujourd'hui la légende d'un Paris révolu.
Sous Paris demeurent les abris. Plus précisément ceux que la Défense passive décréta à la veille de la Seconde Guerre mondiale. Plusieurs milliers, dont quelques centaines étaient équipés pour répondre à l'éventualité d'une attaque au gaz, furent ainsi aménagés dans les caves des immeubles, dans le métro ou même dans les anciennes carrières. Beaucoup ne furent pas démantelés. On en voit les traces dans de nombreuses caves et des structures plus importantes peuplent encore les espaces verts ou les sous-sols d'administrations et d'entreprises. Bien oubliés aujourd'hui, les abris souterrains restent les témoins d'heures sombres de l'histoire comme de plus glorieuses, puisque c'est depuis les profondeurs de Denfert-Rochereau qu'a été coordonnée l'insurrection libératrice d'août 1944. Une plongée fascinante dans un Paris méconnu...
Kamir Barbara ; Sarramon Christian ; Deschamps Mar
Ce sont, d'une certaine manière, les gardiens du temps. Et c'est grâce à eux, antiquaires et brocanteurs, qu'un peu de passé pimente notre présent, agrémente d'une touche singulière nos intérieurs. Dans leurs merveilleuses boutiques, meubles vintage, poupées anciennes, dentelles, photographies, lustres industriels, bibelots, horloges, vaisselle et matériel de cuisine offrent un peu plus qu'eux-mêmes en nous gratifiant de leur histoire et du souvenir d'époques révolues.