
Jean Nabert et la question du divin
Depuis le début des années 1990, la mémoire de Nabert s'est comme réveillée. Ses ouvrages principaux ont été réédités, plusieurs traductions, italienne, espagnole, japonaise et portugaise ont vu le jour, plusieurs colloques ont été organisés sur son ?uvre ; en février 2001, a été créé à l'Institut catholique de Paris un " Fonds Jean-Nabert ", voué à la promotion des études nabertiennes et rejoint par un réseau international de chercheurs. Le génie du philosophe discret se dévoile désormais un peu plus. Jean Nabert s'est éteint le jeudi 13 octobre 1960 dans sa petite maison de Bretagne, après avoir été inspecteur général et professeur de khâgne au lycée Henri-IV, unanimement vénéré par ses étudiants. Il laisse une ?uvre d'une rare densité. La philosophie réflexive dont il se réclame l'a irréversiblement conduit vers les domaines de l'éthique et de la religion. En portant critiquement la raison à sa limite, il thématise avec une force inouïe ce qu'il appelle l'" Injustifiable ", c'est-à-dire la catégorie du mal absolu, le schème de l'excès qui invalide toutes les évaluations, y compris celles du pessimisme moral. Par la philosophie pratique originale qu'il met ainsi en ?uvre, gardant prise sur l'expérience de la finitude, il cherche à fonder un nouveau dispositif catégorial permettant de repenser le statut de la conscience religieuse et d'honorer le programme d'une " critériologie du divin ". Par son effort de ressaisie systématique et son exigence de problématisation, cet ouvrage voudrait, à sa manière, s'inscrire dans le mouvement actuel de renouveau des études nabertiennes et lui apporter contribution. Il offrira certes aux étudiants le cadre de référence guidant la lecture d'une pensée parmi les plus exigeantes, mais aussi, il devrait servir le double débat portant sur la question philosophique de Dieu et sa thématisation théologico-religieuse.
| Nombre de pages | 162 |
|---|---|
| Date de parution | 27/11/2003 |
| Poids | 210g |
| Largeur | 135mm |
| EAN | 9782204073455 |
|---|---|
| Titre | Jean Nabert et la question du divin |
| Auteur | Capelle Philippe ; Ricoeur Paul |
| Editeur | CERF |
| Largeur | 135 |
| Poids | 210 |
| Date de parution | 20031127 |
| Nombre de pages | 162,00 € |
| Disponibilité | Epuisé |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

Lettres à Dieu. Les plus belles prières chrétiennes
Capelle PhilippeDans la prose familière ou le vouvoiement du "Ab poème, dans l'odeur de l'encens et la lueur des cierges, voix de la rue, du moine, du pèlerin et de l'enfant, de la nuit comme des jours: voici les mots par lesquels l'humanité a signé ses rendez-vous avec Dieu. Ce sont ces messages adressés au Plus-Haut qui sont ici rassemblés, paroles de saint Augustin, Jean de la Croix, Shakespeare, Hugo, Baudelaire, Thérèse de Lisieux, André Gide, Simone Weil, Soljenitsyne et tant d'autres, célèbres ou anonymes. Certaines de ces prières nous sont proches, d'autres peu connues, mais toutes expriment avec force et beauté la rencontre avec l'Absolu, le tragique des jours, le supplice de la peur, la jubilation de la louange, la paix de l'esprit, l'enivrement du bonheur. Biographie: Philosophe et théologien, doyen honoraire de la faculté de philosophie de l'institut catholique de Paris. Il est également l'auteur de nombreux ouvrages."Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER21,30 € -

Expérience philosophique et expérience mystique
Capelle PhilippeLa relation entre la philosophie et la mystique forme une question "à la limite", que la fatalité a le plus souvent déclinée en une suite d'oppositions frontales: entre le rationnel et l'émotionnel, le logique et le pathologique, le discours et l'indicible... Depuis quelques années cependant, plusieurs motifs portent à reconsidérer cette relation singulière. Une somme d'informations sans précédent sur les diverses traditions mystiques, sur leurs variabilités historiques et géographiques est désormais accessible. En outre, la mystique est devenue un objet ?cuménique et interreligieux de premier plan qui invite à reposer la question de l'essence du religieux dans la traversée herméneutique des différences confessionnelles. Enfin, on enregistre une forte demande de redressement spéculatif face à l'essor actuel des sectes et au développement des syncrétismes religieux. Mais le philosophe est-il qualifié pour comprendre la mystique? A quelles conditions? De son côté, le mystique n'a-t-il point tendance à cacher sa dette à l'égard de l'expérience de la pensée, voire des concepts philosophiques? Plus profondément encore, faut-il lier la mystique au seul "religieux"? La philosophie n'est-elle pas un exercice spirituel, une expérience? C'est justement par cette entrée "expérientielle" dans la question que le présent ouvrage trouve son originalité. Grâce aux contributions de spécialistes qu'il réunit, il répond à trois tâches précises: redéfinir le concept d'expérience dès lors qu'il est assigné à la philosophie et au religieux; évoquer dans une perspective critique les grands figures historiques, témoins et acteurs de l'intersection des deux champs, philosophique et mystique (Plotin, Augustin, Denys le Pseudo-Aréopagite, Bernard de Clairvaux, Maître Eckhart); mettre à l'épreuve, selon une perspective systématique et au voisinage des ?uvres majeures de Simone Weil, Franz Rosenzweig, Emmanuel Lévinas, Éric Weil et Maurice Blondel, les différentes théorisations d'une relation finalement plus présente qu'on ne le dit, dans la structuration du pensable contemporain.EpuiséVOIR PRODUIT44,00 € -

Le statut contemporain de la philosophie première. Centenaire de la Faculté de philosophie... [de l'
Capelle PhilippeSur commande en 2-4 joursCOMMANDER35,00 €
Du même éditeur
-

Conversions : le Texte dans la culture numérique. Une aventure pionnière (1968-2018)
Juste Yolande ; Poswick Réginald-FerdinandSur commande en 2-4 joursCOMMANDER120,00 € -

La Bible de Jérusalem. Edition voyage bleue
COLLECTIFLa Bible de Jérusalem est le fruit de la traduction collective des textes hébreux et grecs par l'Ecole biblique et archéologique française de Jérusalem qui lui a donné son nom. La première version est parue en 1956. La version actuellement imprimée date de 2000. La qualité des introductions, des traductions et des notes reflète le meilleur de la recherche exégétique contemporaine. La mise en pages réjouit l'oeil tout en facilitant l'intelligence du texte - l'usage de strophes signalant par exemple les passages poétiques. Cette disposition est devenue un modèle pour toutes les bibles modernes ultérieures. Des références dans les marges renvoient à d'autres passages. La Bible de Jérusalem est actuellement la traduction biblique la plus répandue en France, et fait figure de classique. La fidélité aux textes originaux en fait une bible d'étude. La qualité littéraire de sa traduction, la grande attention portée à son vocabulaire et à son style en font une bible pour la lecture, adaptée à tous les publics. Les livres présentés sont ceux du canon catholique.En stockCOMMANDER39,00 € -

Extrémismes religieux, violence et contexte éducatif
Arènes Jacques ; Viaux Jean-LucDepuis la vague d'attentats de janvier 2015 jusque dans des tragédies plus récentes, une incompréhension mine notre société : comment des jeunes, français ou installés en France de longue date, peuvent-ils adopter des positions haineuses à l'égard de ceux qu'ils décrivent comme leurs ennemis ? Comment des campagnes de harcèlement peuvent-elles se développer sur les réseaux sociaux pour dénoncer les contenus de certains cours ? Les questions sont complexes, et n'appellent pas des réponses simplistes. Cet ouvrage - élaboré dans une perspective interdisciplinaire (droit, philosophie, psychologie, sciences de l'éducation, sociologie, théologie) - aborde concrètement les difficultés et les actions possibles, associant chercheurs et acteurs du terrain éducatif. Le monde éducatif est, en effet, confronté à la problématique du décalage entre discours se voulant scientifiques et dogmes religieux, menant dans certains cas au dysfonctionnement de l'institution scolaire (avec notamment le refus de participer à certains cours). La réflexion et l'action sur ce thème supposent donc de ne pas prendre de position surplombante, mais de pallier la méconnaissance du phénomène religieux chez une partie de ceux qui se confrontent à ses manifestations contemporaines, et de prendre la mesure des failles psychiques, intellectuelles, voire spirituelles de nos dispositifs collectifs d'éducation et de transmission du savoir. Les expressions religieuses contemporaines les plus extrêmes seraient alors à penser dans ce cadre du déficit des valeurs symboliques partagées qui feraient lien...Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER18,00 €
De la même catégorie
-

LA CITE DE DIEU. Volume 1, livres I à X
AUGUSTINQuand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER11,40 € -

La Cité de Dieu. Tome 2, Livre XI à XVII
AUGUSTINQuand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER10,20 € -

LA CITE DE DIEU. Volume 3, livres XVIII à XXII
AUGUSTINQuand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER10,20 € -

Chemin vers le baptême et la vie chrétienne. Parcours catéchuménal pour adultes, Livre de l'accompag
LA DIFFUSION CATECHIUn document pour accompagner les adultes au sacrement du baptême. Une proposition d'itinéraire en plusieurs rencontres, qui peut élargie aux recommençants.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER19,90 €

