Philosophie et théologie à l'époque moderne. Anthologie tome 3
Capelle-Dumont Philippe ; Bardout Jean-Christophe
CERF
49,50 €
Epuisé
EAN :9782204081788
Nous présentons ici la première Anthologie de textes concernant les rapports entre la philosophie et la théologie. Fidèle à l'esprit de la collection fi Philosophie & Théologie elle se donne pour objectif d'illustrer l'histoire complexe et mouvementée des rapports entre ces deux disciplines qui atteste à quel point le destin de la pensée occidentale est déterminé par les deux sources de la prophétie biblique et de la sagesse grecque. Souvent ignorée, parfois même occultée, cette détermination plurielle et fondatrice de la rationalité n'est pas seulement une clé importante pour déchiffrer l'histoire des idées, mais aussi pour réfléchir sur les présupposés de certaines pratiques. En réunissant et en présentant les grands textes où philosophes et théologiens affrontent la question de leur altérité, des origines jusqu'à la fin du XXe siècle, la présente anthologie veut contribuer à la clarification des thèmes et des concepts qui structurent l'organisation du pensable et éclairent notre agir. Les quatre tomes dont elle se compose correspondent à quatre grandes époques historiques. Ce troisième tome, consacré à la période dite "moderne", débute avec les figures paradigmatiques du XVIe siècle et se clôt avec le dernier grand penseur du XIXe siècle. Formé de vingt-huit contributions nominatives (Luther, Calvin, Érasme, Jansénius, Descartes, Pascal, Spinoza, Malebranche, Leibniz, Lessing, Kant, Fichte, Schelling, Hegel, Schleiermacher, Marx, Nietzsche) et thématiques (la théologie physique, les tensions entre scepticisme et théologie, philosophie et mystique, matérialisme et théologie), en suivant un ordonnancement chronologique rigoureux, il restitue les corpus fondamentaux, témoins des théorisations et des pratiques institutionnelles d'une relation qui, en ses différentes figures, a participé puissamment au développement du moment moderne de la pensée et en a ouvert l'espace contemporain. Philippe Capelle-Dumont.
Nombre de pages
489
Date de parution
16/04/2010
Poids
592g
Largeur
137mm
Plus d'informations
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EAN
9782204081788
Titre
Philosophie et théologie à l'époque moderne. Anthologie tome 3
Auteur
Capelle-Dumont Philippe ; Bardout Jean-Christophe
Editeur
CERF
Largeur
137
Poids
592
Date de parution
20100416
Nombre de pages
489,00 €
Disponibilité
Epuisé
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L'oeuvre de Jean-Luc Marion de l'Académie française, s'est progressivement imposée sur la scène philosophique française et internationale depuis plus de trois décennies. Successeur d'Emmanuel Levinas à la chaire de métaphysique de Paris-IV Sorbonne (1995-2011) et successeur de Paul Ricoeur à l'University of Chicago (2003-2011), il occupe aujourd'hui, succédant à David Tracy, la chaire de théologie fondamentale de cette même université américaine, ainsi que la Chaire Domi- nique Dubarle : "Philosophie et théologie" de l'Institut catholique de Paris. Lorsqu'il récapitule son itinéraire de recherche, J-L Marion distingue trois "moments " : les études cartésiennes, la phénoménologie et la théologie. De nombreux travaux, plusieurs thèses de doctorat lui ont été déjà consacrés dans ces différents champs où elle continue cependant de s'élaborer, suscitant l'admiration, mais aussi, le plus souvent en raison de sa haute technicité conceptuelle, de lourdes incompréhensions. Le présent ouvrage, issu d'une séance publique de débats et intégrant les "réponses" du principal intéressé, n'a pas pour seule ambition de lever celles-ci ; en ouvrant les trois volets de l'oeuvre, il engage un dialogue direct avec l'auteur, interrogeant l'une des pensées philosophiques les plus fécondes de notre temps.
Ces Etudes heideggériennes de Philippe Capelle-Dumont sont consacrées aux divers types de rapports que Heidegger a pratiqués et théorisés entre le geste philosophique et plusieurs moments de de la grande tradition théologique, ce depuis les premiers travaux phénoménologiques jusqu?aux derniers écrits. Prolongeant son essai Philosophie et théologie dans la pensée de Martin Heidegger (1998) traduit en plusieurs langues, elles examinent jusqu?en leur points critiques les analyses forgées par le penseur allemand sur saint Paul, saint Augustin, Maître Eckhart, la mystique médiévale, le judaïsme et les concepts fondamentaux de de la théologie ; elles s?efforcent en même temps de rejoindre les motifs à partir desquels ces analyses furent élaborées pour en interroger les thèses principales.
L’alliance est la grammaire principale du monde. Phénomène commun, local et universel, le plus pauvre et le plus noble. Elle se trouve cependant aujourd’hui plus que jamais contrariée. Le monde est en dés-alliance sur le plan social, politique, anthropologique, écologique, techno-scientifique, métaphysique. Les demandes répétées de « recréer du lien » en corroborent le fait plus qu’elles n’en dessinent une alternative : affranchies de tout « principe », elles échouent à leur tour sur les rives du nihilisme. C’est que le principe est tombé dans l’oubli. Ses titres ont été, dès la fin du xixe siècle et tout au long du xxe siècle, durement contestés et ses droits confisqués. Nombre de succédanés se sont imposés, avec leurs antinomies et leurs tragédies humaines : Raison suffisante, Progrès, Destin, Cause, État. Le principe ainsi reclassé, déclassé, fut biffé derechef au titre de ce qui lui fut imputé : voracité de l’Un, maîtrise formelle de l’universalité, logique de sécurisation historique. Reconsidérer le principe autrement, i.e. comme alliance, tel est l’enjeu phénoménologique du présent ouvrage : loin de tout Deus ex machina, elle est le jeu de la différence initiatrice, de la pluralité unitaire, de la donation herméneutique. Ainsi, au principe, l’alliance fait être et fait temps. Elle est notre première promesse.
Nous présentons la première Anthologie des relations entre la philosophie et la théologie. Réalisée selon l'intention de la collection qui la recueille, elle s'est donnée pour objet de rassembler la mémoire ample et riche mais oubliée, parfois dissimulée, d'une détermination plurielle et fondatrice de l'histoire des idées et des pratiques occidentales. Réunissant de façon quasi exhaustive et critique les grands textes témoins, de la naissance de la philosophie à nos jours, d'une corrélation ainsi diversifiée mais continuée, elle voudrait contribuer à la tâche de clarification des thèmes et des concepts qui structurent notre épistèmê, inspirent notre travail de connaissance et informent nos logiques d'action. Les quatre tomes qui la constituent ont été élaborés selon les quatre grandes périodes historiques dont nous avons voulu assumer précisément les limites et les seuils. Ce premier tome, consacré à la période antique, débute ainsi avec le moment Platon (IVe siècle avant J.-C.) et s'achève avec "Jean Damascène" (VIIe-VIIIe siècle après J.-C.). Formé de vingt-neuf notices (Aristote, stoïciens, épicuriens, Justin, Irénée de Lyon, Tertullien, Clément d'Alexandrie, Origène, Plotin, Porphyre, Lactance, Grégoire de Nysse, Ambroise, Augustin, Proclus, Denys, Boèce...), il restitue, selon un ordonnancement chronologique et par une présentation critique des corpus fondamentaux, les premières théorisations, mais aussi les premières grandes métamorphoses d'une relation dont les traits paradigmatiques n'ont pas seulement orienté les âges scolastique et moderne, mais aussi nous délivrent une inspiration aujourd'hui encore inouïe.
La Bible de Jérusalem est le fruit de la traduction collective des textes hébreux et grecs par l'Ecole biblique et archéologique française de Jérusalem qui lui a donné son nom. La première version est parue en 1956. La version actuellement imprimée date de 2000. La qualité des introductions, des traductions et des notes reflète le meilleur de la recherche exégétique contemporaine. La mise en pages réjouit l'oeil tout en facilitant l'intelligence du texte - l'usage de strophes signalant par exemple les passages poétiques. Cette disposition est devenue un modèle pour toutes les bibles modernes ultérieures. Des références dans les marges renvoient à d'autres passages. La Bible de Jérusalem est actuellement la traduction biblique la plus répandue en France, et fait figure de classique. La fidélité aux textes originaux en fait une bible d'étude. La qualité littéraire de sa traduction, la grande attention portée à son vocabulaire et à son style en font une bible pour la lecture, adaptée à tous les publics. Les livres présentés sont ceux du canon catholique.
Depuis la vague d'attentats de janvier 2015 jusque dans des tragédies plus récentes, une incompréhension mine notre société : comment des jeunes, français ou installés en France de longue date, peuvent-ils adopter des positions haineuses à l'égard de ceux qu'ils décrivent comme leurs ennemis ? Comment des campagnes de harcèlement peuvent-elles se développer sur les réseaux sociaux pour dénoncer les contenus de certains cours ? Les questions sont complexes, et n'appellent pas des réponses simplistes. Cet ouvrage - élaboré dans une perspective interdisciplinaire (droit, philosophie, psychologie, sciences de l'éducation, sociologie, théologie) - aborde concrètement les difficultés et les actions possibles, associant chercheurs et acteurs du terrain éducatif. Le monde éducatif est, en effet, confronté à la problématique du décalage entre discours se voulant scientifiques et dogmes religieux, menant dans certains cas au dysfonctionnement de l'institution scolaire (avec notamment le refus de participer à certains cours). La réflexion et l'action sur ce thème supposent donc de ne pas prendre de position surplombante, mais de pallier la méconnaissance du phénomène religieux chez une partie de ceux qui se confrontent à ses manifestations contemporaines, et de prendre la mesure des failles psychiques, intellectuelles, voire spirituelles de nos dispositifs collectifs d'éducation et de transmission du savoir. Les expressions religieuses contemporaines les plus extrêmes seraient alors à penser dans ce cadre du déficit des valeurs symboliques partagées qui feraient lien...