Femmes, armée et éducation dans la guerre d'Algérie. L'expérience du service de formation des jeunes
Capdevila Luc
PU RENNES
22,00 €
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EAN :9782753559110
Ce livre sur l’histoire du service de formation des jeunes en Algérie (SFJA) est le fruit d’une recherche collaborative menée avec l’Association nationale-SJFA. Le SFJA a été conçu en 1958 à la suite de la crise du 13 mai. Si à l’origine son objectif était d’encadrer les adolescents non scolarisés dans le cadre de la contreinsurrection, à la suite du discours de Constantine ses missions furent élargies pour en faire un des acteurs de la généralisation de la scolarisation en Algérie, le SFJA intervenant là où l’Éducation nationale n’était pas présente. Organisme hybride, civil et militaire, son rôle était de prendre en charge l’instruction générale et préprofessionnelle des jeunes non alphabétisés. Le SFJA a été une expérience inédite d’une politique menée au titre de la jeunesse dans un contexte de contre-insurrection, la volonté des pouvoirs publics étant de lui faire porter un discours en faveur de « l’Algérie nouvelle » puis de « l’association ». Pour ce faire des équipes mixtes de monitrices (« européennes » et « musulmanes » selon les termes de l’époque) furent organisées pour travailler avec les filles et les femmes afin de les instruire et de faire passer ce message d’intégration. Les monitrices du SFJA sont parmi les premières femmes envoyées par l’armée en zone opérationnelle pour travailler au contact entre civils et militaires, à l’image des « unités de mission féminine » créées en 2009 par les États-Unis pour intervenir en Irak et en Afghanistan. En effet, cette histoire méconnue inspire aujourd’hui les stratèges. Pour réaliser cette recherche, les archives civiles et militaires ont été confrontées à l’expérience des témoins. Le livre propose ainsi une écriture originale articulant l’histoire du SFJA à une biographie collective des ex-monitrices sous la forme d’un récit choral, permettant de connaître au plus près les formes prises par cette politique de la jeunesse, pour les filles et les garçons, dans le contexte de la fin de la guerre d’Algérie. Avec le soutien de l'Association nationale SFJA et de l'ANR.
Nombre de pages
234
Date de parution
09/11/2017
Poids
382g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782753559110
Titre
Femmes, armée et éducation dans la guerre d'Algérie. L'expérience du service de formation des jeunes
Auteur
Capdevila Luc
Editeur
PU RENNES
Largeur
155
Poids
382
Date de parution
20171109
Nombre de pages
234,00 €
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Entre 1864 et 1870 une des premières guerres totales modernes se déroula en Amérique du sud, elle opposa le Paraguay à la Triple Alliance du Brésil, de l'Argentine et de l'Uruguay. En cinq ans, le Paraguay fut anéanti. Il perdit au cours de ce conflit 40 % de son territoire initial et les deux tiers de sa population totale, dont 80 % des hommes en âge de porter les armes, c'est-à-dire âgés de dix ans et plus au cours de l'événement. Comment une crise humaine d'une telle intensité a-t-elle pu se produire dans le XIXe siècle américain? Sur le versant du jeune Paraguay indépendant, quels furent les mécanismes de la mobilisation, puis de ce qui devint une course à l'abîme? A l'issue du conflit, comment la société paraguayenne a-t-elle absorbé un traumatisme de cette ampleur? Ce livre est le premier à présenter en français ce conflit considérable, et pourtant méconnu, de l'histoire contemporaine. Il analyse ce qui fut du côté paraguayen une guerre totale, menée à la fin par une armée d'enfants soldats. Proposant ensuite une étude clinique de la mémoire, il aborde la difficulté voire la réticence des vétérans à transmettre leur expérience, tandis que la société paraguayenne s'est identifiée à cet événement à travers tout le XXe siècle. In fine, l'instrumentalisation de l'histoire participa du dispositif d'enfermement organisé par la plus longue dictature militaire d'Amérique du sud, celle du général Stroessner (1954-1989). Le livre se termine par la publication d'une source inédite remarquable: la correspondance des consuls français qui suivirent la totalité du conflit depuis leur poste de l'Assomption - proposant ainsi une histoire totale d'un événement majeur qui a marqué en profondeur une société tout entière, jusqu'à aujourd'hui. Biographie de l'auteur Luc Capdevila est maître de conférences d'histoire contemporaine à l'université Rennes-2 et chercheur au CERHIO. Ses recherches portent sur les sociétés et la guerre à l'époque contemporaine.
Comment les Bretons sont-ils sortis des violences et des combats qui marquèrent la fin de l'Occupation ? La Libération est souvent représentée comme un grand moment de réconciliation nationale jalonné par les bals, les fêtes, les défilés. Elle est aussi perçue comme le temps des règlements de compte : exécutions sommaires, femmes tondues, agressions contre les " collabos ". Luc Capdevila fait revivre cet épisode complexe à travers le regard du plus grand nombre, celui des " patriotes ", celui des " bons Français ", celui des " collaborateurs notoires " : comment les citoyens et les citoyennes ordinaires ont-ils vécu et perçu la sortie de la guerre ? Quelles étaient leurs aspirations ? Quelles furent les tensions entre la société civile, les minorités agissantes et les pouvoirs publics ? Cette étude sur la Bretagne renouvelle nos approches de cet épisode : à travers l'analyse des interactions entre la réalité, les perceptions et les comportements, sont appréhendés ici les enjeux et les mécanismes de la sortie de guerre. Si la Libération est marquée par le conflit, la société libérée, en quête d'identité, exprime un besoin très profond d'unité nationale. L'inertie des comportements et des imaginaires de guerre s'estompe très vite, au bout de quelques mois, la société apaisée renoue avec des pratiques et des imaginaires compatibles avec l'exercice de la démocratie, dans le cadre d'une nouvelle république.
Les guerres de l'ère industrielle produisent de grandes quantités de tués. Que font de tous ces cadavres les sociétés engagées dans les conflits ? Comment les honorent-elles ? Comment s'en débarrassent-elles ? Quelle est leur attitude vis-à-vis du corps de l'ennemi ... Au me siècle, les morts au champ d'honneur étaient poussés sans identification dans des fosses communes ; aujourd'hui, ils sont devenus si précieux qu'on en recherche les débris pour leur rendre les derniers honneurs... Histoire croisée de la guerre et de la mort, ce livre décrit l'attitude complexe de nos sociétés vis-à-vis de la mort. Attirés par l'éternelle jeunesse, tentés par le déni de la mort et de la déchéance physique, confrontés à l'allongement de l'espérance de vie, nous gardons l'espoir de partir en guerre sans perdre une seule vie. Mais le " zéro mort " pour soi n'implique-t-il pas un " plus de morts " pour l'autre ...
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.