Armée d'Italie. Des missionnaires armés à la naissance de la guerre napoléonienne
Candela Gilles ; Pomponi Francis
PU RENNES
22,00 €
Impression à la demande
EAN :9782753512849
L'objet de cet ouvrage est l'étude de l'armée d'Italie de 1792 à 1797. Au cours de cette période, cette machine de guerre au service de la Révolution a été un lieu d'expérimentation tactique et stratégique. Dans le cadre d'une longue guerre de positions dans les Alpes, les combattants, au contact de leurs ennemis piémontais et autrichiens, ont développé des méthodes nouvelles de combats. Ces soldats de l'an II ont progressivement formé des groupes primaires qui sont passés maîtres dans l'art de la petite guerre. Surtout, au cours des années 1793-1794, les représentants en mission sont parvenus à relever un défi logistique considérable en organisant le ravitaillement, l'équipement et le financement d'une armée de plusieurs dizaines de milliers d'hommes sur un théâtre d'opérations périphériques. Ces personnages ont aussi orchestré la lutte idéologique contre les puissances monarchiques par l'emploi de divers procédés tels qu'une active propagande et la mobilisation de réseaux de renseignements dont l'influence sur les opérations doit être réévaluée. Après le 9 Thermidor, les choses changent et les points de vue des chefs militaires s'imposent progressivement au pouvoir politique. L'évolution est achetée lorsque Bonaparte prend le commandement de l'année d'Italie en 1796. A la faveur de la campagne de 1796-1797, celui-ci réussit dans un premier temps à mobiliser ces forces nouvelles héritières de la Révolution dans le cadre d'une grande guerre de mouvement à travers la plaine du Pô. L'historiographie a surtout insisté sur le caractère fulgurant de la campagne d'Italie. Cependant, les succès militaires de Bonaparte exaltés par une efficace propagande se heurtèrent peu à peu aux difficultés matérielles en partie dues à l'étirement des lignes de communications. Les Français durent aussi faire face à des insurrections populaires de plus menaçantes. La guerre de mouvement atteignit alors ses limites et l'armée dut se transformer eu une force de maintien de l'ordre. La célèbre formule de Maximilien Robespierre selon laquelle les peuples n'aiment pas les missionnaires armés devait alors prendre tout son sens en Italie.
Nombre de pages
402
Date de parution
20/05/2011
Poids
501g
Largeur
165mm
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EAN
9782753512849
Titre
Armée d'Italie. Des missionnaires armés à la naissance de la guerre napoléonienne
Auteur
Candela Gilles ; Pomponi Francis
Editeur
PU RENNES
Largeur
165
Poids
501
Date de parution
20110520
Nombre de pages
402,00 €
Disponibilité
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Candela Andrés ; Constain Croce Juan Esteban ; Mej
Estefanía a des jambes bien plus longues que celles de n'importe quelle autre femme qui vaut la peine qu'on se souvienne d'elle. Elle a de longs bras aussi. A la voir, on se dit " ces quatre ailes sont bien du même moulin ". Elle est toute en harmonie. Son cou la fait paraître plus grande qu'elle n'est en réalité. Elle a des cheveux drus et, quand elle les coiffe, elle doit les discipliner en fines nattes que quelqu'un, Dieu sait qui, doit patiemment lui tresser. Estefanía est de l'Urabá. Les gens de là-bas sont pleins d'entrain et elle danse sur la piste quand elle n'est pas occupée à courir ou à reprendre son souffle. Elle a des dents longues et blanches, comme celles d'une jument. Elle bavarde avec d'autres qui doivent aussi être de l'Urabá. Ils pourraient être de n'importe quel endroit où les habitants ont la peau foncée, d'une couleur café parfois presque bleue. Mais ces gens-là semblent parler de la mer, de la pluie qui tombe du ciel pendant des journées entières, de plantations de bananiers qui peignent les terres en vert jusqu'au recoin le plus caché. Les gens de là-bas disent des choses comme camawâde, bânane, lé bon le wri, ils parlent de la tite Lu' et de missié Palacio' et, quand ils marchent, leurs fesses se balancent comme si le vent les berçait...
Cet ouvrage dédié à la note de synthèse a été conçu afin d'assurer une préparation optimale pour les candidats à l'examen d'accès au CRFPA ou à l?ENM. Tout en couleur, il a pour objectif d'aider le candidat à réussir cette épreuve, puisqu'il : présente l'épreuve de note de synthèse ; expose et commente les attentes des professionnels du droit et du jury vis-à-vis de cet exercice ; indique les pièges à éviter ; offre une méthodologie détaillée ; et propose les annales corrigées des examens 2023, 2022, 2021 et 2020 du CRFPA et/ou de l'ENM.
Un jour je prendrai tous les trains du monde. C'est ce que je me dis quand l'agoratruc ne me cloue pas sur place. Car il s'agit bien de cela, de cette peur de sortir de chez soi, de quitter son quartier, sa ville, d'aller voir ailleurs. Plus loin. Alors je prends une loupe et je grossis tout, faisant de chaque instant une aventure. Traverser la rue devient une épopée, les rencontres une plongée dans l'inconnu, mon lit un paquebot. Et pourtant des rencontres il y en. Ma maison accueille quotidiennement les nombreux visiteurs qui peuplent mon théâtre carrousel. Ce sont eux et elles mes évasions. Cette autofiction d'une agoratruc, c'est, teinté d'humour, un an de bagarre au quotidien, et cette envie de se débarrasser d'une compagne envahissante, de s'en accommoder, ou peut-être de s'en faire une amie. Qui sait ?
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
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