En raison du mouvement de grève à Bpost, nous vous recommandons de privilégier les envois par Mondial Relay sur notre site.
Une loi pour les retraites. Débats socialistes et syndicalistes autour de la loi de 1910
Candar Gilles ; Dreux Guy
BORD DE L EAU
20,30 €
Épuisé
EAN :9782356870520
Il y a un siècle, la France se dotait de sa première législation sur les retraites, la loi d'avril 1910 sur les retraites ouvrières et paysannes. On connaît assez peu les très riches débats que cette question provoqua au sein du mouvement ouvrier, aussi bien dans la presse, dans les congrès qu'au Palais-Bourbon. Que fallait-il entendre par retraite? Devait-elle signifier l'arrêt de tout travail? À quel âge fallait-il la recevoir? Comment devait-elle être financée? Qui devait la percevoir? Dans ces débats tumultueux, la SFIO comme la CGT sont divisées. Deux positions se confrontent. Guesde et ses amis, notamment Lafargue, et les syndicalistes révolutionnaires (Jouhaux, Monatte, Merrheim) critiquent tout système fondé sur la capitalisation, véritable cheval de Troie au service des intérêts du capitalisme. Ils contestent également le principe même de la cotisation ouvrière, stigmatisée comme une "escroquerie". Et dénoncent ces pensions versées aux travailleurs de plus de 65 ans: Non à la retraite pour les morts! En face, Jaurès mais aussi Vaillant, Thomas, Sembat et les syndicalistes réformistes soulignent l'importance d'inscrire dans la législation le passage de l'assistance au droit, la reconnaissance de la légitime intervention de l'État, le progrès de la socialisation des richesses et le potentiel d'émancipation ouvrière par la gestion des caisses de retraites. Ces débats permettent de mieux comprendre l'extraordinaire transformation à l'oeuvre. Rien de moins que l'avènement de l'État- providence. Or, contrairement aux affirmations des théoriciens de la "société du risque" cette protection sociale est conçue, par les socialistes, comme l'affirmation essentielle de la dette sociale et de la propriété sociale. Alors qu'aujourd'hui toutes les réformes tentent d'individualiser les charges et les bénéfices de notre système de retraite, cette reformulation n'est-elle pas d'une brûlante actualité? Car derrière les systèmes de retraite, c'est bel et bien une certaine façon de faire société, de faire République qui est en jeu.
Nombre de pages
325
Date de parution
05/02/2010
Poids
404g
Largeur
131mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782356870520
Titre
Une loi pour les retraites. Débats socialistes et syndicalistes autour de la loi de 1910
Auteur
Candar Gilles ; Dreux Guy
Editeur
BORD DE L EAU
Largeur
131
Poids
404
Date de parution
20100205
Nombre de pages
325,00 €
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Résumé : Edouard Vaillant (1840-1915), élu de la Commune, est l'un des fondateurs de la SFIO (Section Française de l'Internationale Ouvrière) dont il sera le représentant à la Chambre et le candidat à la présidentielle de 1913. Il incarne, avec Jaurès et Guesde, le socialisme et joue un rôle essentiel dans la construction de la gauche française du XXe siècle. Il a mis au centre de celle-ci des priorités telles que l'éducation, la laïcité, la protection sociale, le patriotisme ou l'internationalisme. Cette biographie dépeint la lente construction du parti socialiste unifié et interroge la portée et les limites d'un "socialisme à la française". Elle examine les problèmes généraux et poursuit le débat sur la critique des principes et pratiques fondatrices du socialisme et de la gauche.
Le livre se veut d'abord un rapide rappel historique donnant les éléments essentiels afin de connaître et de suivre les grandes lignes d'intervention politique de la gauche dans l'histoire du pays depuis la proclamation de la République en 1870 et la Commune de Paris. Il étudie les tensions entre aspirations de rupture révolutionnaire et celles de construction et de coopération républicaine. Il cherche à établir leurs contradictions et leurs complémentarités, afin de procéder à un premier état des lieux et des éventuels "succès" ou "échecs" de la ou des gauches françaises. Il souhaite ainsi saisir au mieux l'originalité de la gauche française, autour du projet vaste et aux définitions multiples longtemps résumé par l'expression de "République sociale" afin de déboucher sur une analyse de ses difficultés comme des possibilités actuelles d'intervention.
Petit-fils de Karl Marx, fils de Charles Longuet, communard proudhonien et ami de Clemenceau, neveu de Paul et Laura Lafargue, filleul laïque de Friedrich Engels, Jean Longuet est mêlé dès son plus jeune âge à la vie de la gauche politique et intellectuelle française comme à celle du socialisme international. Il côtoie Guesde, Jaurès, Blum, mais aussi Kautsky et les autres responsables de la social-démocratie, les socialistes russes, les travaillistes britanniques et les militants américains, ainsi que les nationalistes marocains ou syriens, entre autres... Journaliste, avocat, militant, responsable de la politique internationale de la SFIO, il est confronté aux principaux drames du XXe siècle: la guerre, la révolution, les dictatures. Ses références sont celles de Marx, mais vues et comprises comme s'intégrant à la tradition socialiste française, à l'image de l'effort accompli par Jaurès pour définir les principes et la politique d'un socialisme adapté aux conditions de l'époque. A la tête d'un courant qui se veut à la fois pacifiste, patriote et internationaliste pendant la Grande Guerre, fondateur du Populaire, homme de l'unité socialiste et de la reconstruction, il est récusé par Lénine et les bolcheviks et ne peut empêcher la scission de Tours (1920). Député, maire de Châtenay-Malabry et conseiller général, il n'est pas pour autant un notable ordinaire. Il reste hostile à la domination coloniale et favorable à une politique de fermeté face aux puissances fascistes. Le seul internationaliste de la SFIO selon le propos moqueur d'un contradicteur? En tout cas, un militant qui cherche à penser internationalement et à inventer la pratique politique du socialisme en démocratie et en république. . . Gilles Candar, professeur d'histoire en khâgne et hypokhâgne aux lycées Gabriel Guist'hau (Nantes) et Montesquieu (Le Mans), a dirigé avec Jean-Jacques Becker l'histoire des gauches en France (La Découverte, 2004). Sous la direction de Madeleine Rebérioux, il a soutenu une thèse de doctorat sur Jean Longuet dont cet ouvrage est issu. Auteur de plusieurs travaux d'histoire politique et culturelle, il est actuellement chargé de la coordination éditoriale des oeuvres de Jean Jaurès en cours de parution chez Fayard.
Les élections ne se gagnent plus dans les urnes, mais dans les flux d'informations qui façonnent nos opinions. Steve Bannon le conseiller de Trump (lors du 1er mandat) ne disait-il pas : "La véritable opposition, ce sont les médias. Et la façon de gérer ça, c'est d'inonder la zone de merde". Nous en sommes là. Chaque jour, des milliards de données sont analysées, triées, amplifiées ou invisibilisées par des algorithmes qui orientent le débat public sans que nous en ayons conscience. L'intelligence artificielle n'est plus seulement un outil : elle redessine les règles du jeu démocratique. Ce livre retrace l'ascension fulgurante de l'IA politique et montre comment la vérité elle-même devient une variable d'ajustement. Cette dérive qui partout met en exergue les "passions tristes" est-elle une fatalité ? Serions-nous condamnés à jamais aux vigueurs orientées des algorithmes ?
Pourquoi un Nouveau manifeste convivialiste ? Parce que, on le voit bien, les conflits qui embrasent désormais le monde, autant ou plus que des conflits économiques, sont des conflits identitaires. Chaque Etat, chaque culture, chaque religion, chaque genre, chaque individu veut être reconnu comme ayant plus ou au moins autant de valeur que les autres. Ces luttes de reconnaissance, par lesquelles chacun veut affirmer une valeur déniée ou retrouver une grandeur perdue (Make America, or Russia, or China etc. great again), sont en train de détruire tous les équilibres moraux et démocratiques hérités. Ils mènent le monde vers une nouvelle lutte de tous contre tous. Vers la barbarie. Le Nouveau Manifeste convivialiste qui, comme les précédents, va être traduit dans de nombreuses langues, se veut une contribution à la préparation d'un grand symposium qui réunira à l'Unesco une centaine de plus hautes autorités intellectuelles, morales et religieuses de notre temps à qui il sera demandé de dire ce qui est autorisé et ce qui est interdit aux humains alors que la survie même de l'humanité est maintenant en jeu.