C'est en 1922 que l'Argentin Arturo Cancela (1892-1957) publie Le Coccobacille de Herrlin. Dans son pays alors en proie à des questionnements identitaires et à des tensions sociales, le texte de Cancela détonne. C'est une critique acerbe de la vie politique qui montre l'absurdité des décisions politiques comme des institutions administratives de l'époque. Les tribulations d'un scientifique suédois recruté de façon ubuesque par l'état argentin pour lutter contre la supposée prolifération de lapins sur le territoire national est un prétexte à une satire appuyée des peurs et des psychoses collectives engendrées par l'apparition d'un fléau inconnu, terreau idéal d'une peur communicative. Le Coccobacille de Herrlin, publié dans un recueil de textes centré sur le Buenos Aires du début du XXe, connut un franc succès lors de sa parution. Son auteur, célèbre de son vivant, réputé pour son humour et son pessimisme face à une société à la dérive, est reconnu par ses pairs. L'une de ses nouvelles figure dans l'Anthologie de littérature fantastique de Jorge Luis Borges, Silvina Ocampo et Adolfo Bioy Casares. Aucun texte de lui n'avait été traduit en France.
Nombre de pages
151
Date de parution
15/10/2020
Poids
168g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782714312419
Titre
Le coccobacille de Herrlin
Auteur
Cancela Arturo ; Aboueleze Balkis
Editeur
CORTI
Largeur
135
Poids
168
Date de parution
20201015
Nombre de pages
151,00 €
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À la suite d'un chagrin d'amour, Aldo se fait affecter par le gouvernement de la principauté d'Orsenna dans une forteresse sur le front des Syrtes. Il est là pour observer l'ennemi de toujours, replié sur le rivage d'en face, le Farghestan. Aldo rêve de franchir la frontière, y parvient, aidé par une patricienne, Vanessa Aldobrandi dont la famille est liée au pays ennemi. Cette aide inattendue provoquera les hostilités... Dans ce paysage de torpeur, fin d'un monde où des ennemis imaginaires se massacrent, le temps et le lieu de l'histoire restent délibérément incertains dans un récit à la première personne qui semble se situer après la chute d'Orsenna. Julien Gracq entraîne son lecteur dans un univers intemporel qui réinvente l'Histoire et donne lieu à une écriture qui s'impose avec majesté, s'enflamme au contact de l'imagination. Pour Le Rivage des Syrtes Julien Gracq obtint en 1951 le prix Goncourt, qu'il refusa.